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Appréhension

  

Appréhension

Je vous conseil de le lire ce chapitre =S, je l'ai beaucoup modifier et certaine chose sont importante ;)

version réecrite du 07/11/09

 

Des courbatures étaient apparues pendant la nuit. J’avais un mal de dos épouvantable. Je ne me plains cependant pas même si sa pouvait ralentir la cadence de la marche d’aujourd’hui. Mon ventre se mit à grogner. Prisca n’était pas là, peut être est elle partit voir quelqu’un ou chercher quelque chose. Je m’étirai donc et fit craquer mes articulations douloureuse, en occurrence mes coudes, mes doigts et mon cou. Quant à mon dos je place mes deux mains derrière et força afin de le faire craquer à son tour. Je pris conscience de ma stupidité lorsque la douleur se raviva. Et ne bougea plus pendant quelques instants, le temps que sa passe.  C’était nuageux dehors, le vent soufflait plus ou moins fort, rafraichissant d’avantage l’atmosphère de la caverne.  Allonger, je tournai ma tête vers l’extérieur, regardant la pluie déferler et le vent agiter les branches des arbres.  Elle revint alors, tremper des pieds à la tête. Elle tenait un lapin et quelques fruits. Je la regardais sans vraiment la voir, la faim me faisait tourner la tête.

Je ressentais les effets de l’hypoglycémie, mes mains tremblaient, je n’avais plus de force et j’étais fatigué. Elle me lança une pomme que j’entamai aussitôt.  Je me sentis mieux après l’avoir avaler mais j’avais toujours faim. Je la vit commencer à dépiauter le lapin. Sa façon barbare d’arracher la peau me dégoutait. Mais elle ne semblait pas gêner, elle avait même un air serein. Puis elle lui coupa la tête et le bout des pattes. Après sa, elle l’embrocha. Pendant ce temps moi je préparais de quoi faire un feu. Pendant que je faisais griller le lapin, elle continuait à regarder ses lames.

  • Tu t’es absentée cette nuit ?
  • Je ne dors pas.
  •  Ah… Sa doit pas être marrant tout les jours.
  •  Non, non c’est juste que quitte à tourner en rond ici, j’ai préférée me promener un peu. Puis bon quand je suis revenue, ton  ventre gargouillait pas mal, je suis donc sortie « chasser ».
  • Tu n’as trouvé qu’un lapin ?
  • Je ne suis pas censé tuer des bêtes. Celui-ci était mourant, c’était le repas d’un renard ou le tiens.
  • Génial.

Je tournais la brochette de lapin afin de bien le faire doré. J’aimais l’odeur de la viande en train de cuire. Une fois la cuisson terminé, je me jetai dessus. Il était vraiment délicieux. Après m’être bien repu, elle se leva et me fit signe que nous devions partir.  Nous laissâmes tout dans un coin, je préparai le peu d’affaire que j’avais et elle rangea toute ses armes.  Puis nous sortîmes de la grotte et nous dirigeâmes sur un petit sentier très étroit situé sur la droite. La pluie avait cessée mais la terre humide n’offrait pas une grande stabilité. Je me collai à la montagne pour ne pas trébucher ou glisser. Je fis le chemin en longeant la montagne tout en regardant le vide. Le vertige ne me prit cependant pas et tant mieux. Je ne craignais pas de tomber.

Prisca était derrière moi, elle me rattrapera au cas où je glisserais, je ne risquais donc rien. Une terre un peu plus large et plus rassurante apparut au bout du sentier. Je ne me précipitais pas pour autant, mais continuai lentement ma progression sur ce chemin. Quelques petits éboulements apparurent vers les hauteurs de la montagne. Le bruit se rapprochait, je me pressai un peu plus. Il suffirait d’une pierre pour m’assommer. Prisca dû envoyer une onde de choc au moment de leur arrivée sur nous puisqu’un bruit assourdissant d’éclat de roche se fit entendre derrière moi. J’atteignis enfin le bout du sentier. Nous marchâmes le reste de la route sans rien nous dire.

Cela doit faire maintenant deux heures que nous avons quitté la grotte. Prisca avait prit une apparence humaine, ses cheveux étaient devenus châtain avec des teintes de blond, ses yeux bleu et sa peau pris une teinte plus proche de la mienne, les couleurs lui allaient bien, elle paraissait moins froide qu'avant.  Le paysage ne changea pas beaucoup en deux heures, toujours cet amas de roches sales, ces montagnes titanesques et ces quelques touffes d'herbes qui colore les tristes sentiers de terre.  Nous avons progressé à travers les roches et les sentiers étroits, mes jambes commençaient à s’épuiser, je demandai alors à Prisca si elle n'avait pas la possibilité de voler un cheval ou un animal capable de nous porter.

  •  Inutile de voler un cheval, j’en ai quelques un à disposition.
  •  Excuses moi mais je ne vois pas où. Lui dis-je, sceptique.

Elle retira à nouveaux ses anneaux d’oreille, prononça une formule que je n'entendis pas faisant aussitôt apparaître une flûte blanche avec des lignes noires l'entortillant. Sur la longueur de la flûte était inscrit: "Ox'Ainulindalë «, qu’est ce que sa pouvait bien signifier ? Elle se mit à jouer une petite mélodie de quelques secondes. Une mélodie entrainante, exprimant une certaine mélancolie. La flûte disparut d’elle-même par la suite, il ne se passa rien. C’était sans doute normal pensais-je, après tout sa ne doit pas être la première fois qu’elle fait sa. J’entendis alors des bruits de pas, des pas rapides tel un galop. Je tournai ma tête dans la direction du bruit et la vision d’un magnifique cheval blanc à la crinière rouge carmin m’accueillit, ses grandes  jambes à la fois fines et musclées ainsi que ses avant-bras lui procuraient une grâce à nul autre pareil. Ses longs crins volaient au rythme du vent. Sans doute le plus beau cheval qu’il m’ait était donner de voir.  Il s’arrêta à côté de nous, il était grand et encore plus beau de près. Elle passa son bras sous les ganaches du cheval et lui tint l’encolure avec l’autre main. Elle se colla à lui et lui murmura quelque chose d’incompréhensible. Elle relâcha son étreinte et se tourna vers moi.

  • Très bien, aller montes.
  •  Tu ne devrais pas monter avant ?
  • Tu peux monter tout seul.
  •  Je ne sais pas monter à cheval, je pensais …
  • Ne t’inquiète pas ! m’interrompit elle, tu n’a pas besoin de savoir monter avec ce genre de monture.
  • J’ai du mal à y croire.

Ses prunelles s’assombrirent, le cheval tourna alors sa belle tête vers moi et la passa par-dessus l’épaule de Prisca. Elle leva son bras pour le caresser. Après quelques instants, il retira sa tête et se mit en position assise. Là Prisca me fit signe du regard de m’y installer. Je m’exécutai aussitôt, ne cherchant nullement à la contrarier.  Le cheval n’était pas sceller et monter à cru n’est pas simple.  Je me plaçai donc sur le dos du cheval et celui-ci se releva presque aussitôt.

  •  Penses-tu vraiment que je vais y arriver ? m’inquiétais-je
  •  Oui,  il suffit de penser.
  • Tu va y aller en volant, tu n’as pas peur de te faire attraper ?
  • Ils ne peuvent rien me faire.
  •  Je resterai assez bas pour que Ox ‘ puisse me suivre, tu n’aura même pas à le guider.
  •  Mais sans rennes j’aurai un peu de mal.
  •  Tu préfères avoir un scelle ?
  •  Oui quand même.
  • Bon aller descend, je te prépare sa.

Je passais donc ma jambe par-dessus l’autre et me laissa glisser de la bête.  Je me sentis plus à l’aise à terre que sur le cheval, il était vraiment haut.

  • Je reviens.

Elle s’abaissa de manière à avoir le dos pencher en avant puis déploya ses ailes et les battit violement vers l’arrière. Elle décolla très rapidement et disparut dans le gris du ciel. Je la suivis du regard jusqu’à ne plus la voir. Le cheval lâcha un hennissement, qu’avait-il ? Je m’approchai de lui très doucement. La position de ses oreilles vers l’arrière ainsi que son regard m’indiquèrent que quelque chose l’effrayer. Je tendis la main vers lui pour le caresser, il ne réagit pas. Quelque chose surgit soudainement et le cheval recula d’un saut.  La chose n’avait pas une forme connue, je n’aurai su dire de quel animal il s’agissait. La chose ne bougeait plus, Ox’ et moi firent de même. Ox’ ne semblait pas effrayer,  il regardait attentivement la chose.  Sans prévenir de tout mouvement, la chose se mit à courir dans ma direction. Le cheval se cabra alors et l’écrasa avant qu’elle ne m’atteigne. Je regardais la chose bouger sous les sabots. Je me saisi rapidement d’une pierre afin d’écraser et de frapper ce qui dépassait. Je la touchai malencontreusement, une marque rouge apparut sur ma peau mais sa ne me fit rien. Je frappai de toutes mes forces en prenant soin d’éviter de frapper les sabots.  La chose ne semblait plus bouger mais je continuai de frapper. Ox’ retira alors ses sabots et je pu observer ce mystérieux inconnu de plus près. Il était brunâtre avec des teintes de vert, plutôt gluant et dépourvu de pattes. Sa tête était minuscule par contre ses yeux était très voyant, d’un blanc jurant avec le brun de sa « peau ». J’aperçus deux petites tentacules sur le côté, c’est sans doute sa que j’ai touché. 

Je m’approchais du cheval pour le caresser quand elle se posa à côté de nous. J’aime beaucoup sa manière d’atterrir par ailleurs. Elle avait déniché une selle dans une ferme à quelques lieux de là, ainsi que des rennes ma t’elle dit. Elle harnacha sa monture qui se laissa faire tranquillement. Je taisais ce qu’il venait de se produire. Je ne vois pas l’intérêt de lui raconter si c’est pour l’alerter. C’est alors qu’elle se tourna vers moi et me dit.

  •  Tu as eu un problème ?
  •  Non. Lui répondis-je presque aussitôt qu’elle eut terminé sa question.
  •  Ne me dis pas non, je le sais.
  • Je ne vois pas de quoi tu parles.
  • Ox’ vient de me dire qu’une bête bizarre vous a attaqué.
  • Tu peux parler avec un cheval ?
  • Sa n’est pas réellement un cheval. C’est une punition qu’il a subit après avoir enfreint quelques règles. Dans l’âme Ox’ est aussi humain que toi. Alors ?
  •  Oui bon c’est vrai.
  • Pourquoi m’avoir dit non alors ?
  •  Je ne souhaitais pas d’affoler d’avantage.
  •  Je sais parfaitement que tu n’es en sécurité nulle part. J’ai finis de le sceller, tu peux monter dessus à présent.

A ses mots, le cheval s’abaissa pour me faciliter la tâche. Une fois installer je constatais que la scelle était très confortable, c’était agréable. Le pelage du cheval était d’une douceur, je sentis ses muscles frémirent sous mon poids. Prisca me regarda et se recula, là Je lui adressais un sourire puis un clin d’œil avant de m'apprêter à donner, sans trop de force, un coup sur les flans de l'animal. Mais ce dernier partit au galop avant même que j'eus le temps de lever la jambe. La démarche était désagréable cependant, chaque remous se faisait sentir, pour un débutant comme moi, le galop était une épreuve. C'est alors qu'il se mit à galoper avec plus de légèreté tout en gardant une vitesse digne d'un cheval de course. Mais ses pattes donnaient l'impression qui glissait sur la terre, comme s'il était sur un nuage. Sa démarche était incroyablement gracieuse et bien plus confortable. Ce cheval me plaisait beaucoup. J'aimais sentir le vent sur mon visage, c'était une sensation de vie, de liberté incroyable, j'aurai pu le chevaucher des heures et des heures.

Au bout d'une heure nous avions traversé la moitié du chemin. La montagne était toujours présente cependant.  Prisca se mit à ma hauteur,  sa posture, la beauté de ses ailes. Moi qui n’ai jamais eu le rêve de voler me surpris à l’envier. Elle avait retrouvée ses caractéristiques d’Eldaryenne par ailleurs ; peau claire, cheveux blanc, prunelle dorée. Elle me fit signe de nous arrêter, mais le cheval se stoppa avant même que je ne tire sur les rennes.

  • Que se passe-t-il ? lui demandai-je
  • Nous arrivons à Panten, Nous devons jouer dans la discretion comme tu le sais. Si tu veux, il y a un cours d'eau par là-bas.   

La perspective de quitter le cheval ne me plaisait guère mais pas le choix. Je descendis donc, retira la scelle et la bride ainsi que le tapis. Je déposais le tout par terre, caressa une dernière fois ses crins flamboyant et partis à la petite rivière dans la direction qu’elle m’indiquait. Elle avait raison remarquer, j'avais vraiment soif..

  • D'accord j'y vais.

Quelques sapins se dressaient sur mon passage, je levai les yeux au ciel pour voir leur sommet, ce dernier  était d’un gris déprimant. Je revins à ce qu’il se passait devant moi avant de trébucher sur je ne sais quoi vu ma maladresse. D’autant plus qu’une petite brume blanche s’élevait en silence m’empêchant de voir clairement ou mettre les pieds. J’aperçus un petit flot d’eau s’échevelait à travers les rochers.  Je me penchai pour boire quand je vis mon reflet dans l’eau claire. Je me contemplai avec stupéfaction, qu'est ce que c'est que cette marque que j'ai sur l'œil. Sa ressemble un peu à ce qu'a Prisca mais comment est-elle apparut ?  Ceci pouvait expliquer les quelques douleurs que j’eus à l’œil lors de mon réveil. Peut-être est-ce dû à l’erreur que Prisca avait évoqué et dont je n’ai aucun souvenir. Je bus une gorgée d’eau fraiche quant une voix familière résonnait en moi.

  •  Cache-toi ! disait-elle, c’était une voix de garçon mais plus fluette que grave.

Des bruits se firent entendre au loin. Des oiseaux s’envolèrent, les corbeaux hurlèrent et les nuages noirs menaçaient de cracher leur grêle à chaque instant. J’écoutai la voix et me mis derrière un amas de roche. Les insectes semblaient effrayer et se précipitaient eux aussi vers un abri. Je mis ma main devant ma bouche afin de bloquer ma respiration. Le bruit se rapprochait de moi, rapide et inquiétant. Je ne respirai plus derrière ma planque, j’en fermai les yeux. La chose semblait être derrière moi,  la peur me prit. Je n’entendais plus grand-chose désormais. Je mis ma tête par-dessus l’amas de roche et de terre et je vis un individu de la même espèce que Prisca. Il s’agissait d’un garçon cette fois-ci. Ils étaient reconnaissables avec leurs cheveux blanc et leur peau blanche. Il devait me chercher, je vis qu’il tenait une petite fille par les cheveux. La pauvre, je devais l’aider, Je me remis derrière mon rocher, cherchant une solution et attendant son départ.   

Je lâchai un cri au moment où quelque chose me toucha l’épaule, il s’agissait de terre. Je m’en suis voulu de ma stupidité, cela attirera l’attention de l’eldaryen.  Je l’entendis marcher dans ma direction, puisqu’il m’a repérer autant tenter de m’enfuir tout de suite. Je courus droit devant, sans regarder derrière moi. Je dévalais la grande pente en évitant tout les sapins. Les feuilles humides me firent glisser et je me suis retrouvé à terre sans avoir eu le temps de comprendre ma situation.  Il atterrit devant moi et me prit par le cou.  Il me regardait d’un œil mauvais, resserra l’étreinte de sa main et tendis sa main libre vers l’arrière, préparant sans doute de quoi m’envoyer dans l’au-delà.  Une main l’en empêcha, empoignant le bras de mon agresseur. En un clin d’œil, elle lui tordit le poignet, lui fit faire un tour sur lui-même et le plaqua au sol. Ses yeux avaient perdus leur éclat doré, ils étaient noirs désormais et la pupille ne formait plus qu’une fente.  Je suffoquais dû à l’étreinte de ce type autour de mon cou. Elle se retournait, sortit sa lame rouge et la planta à côté de sa tête. Il ne bougeait plus, mimant l’évanouis.  Le fourbe dégaina également son épée et se releva en un éclair.  Un chat apparut au côté de Prisca. Il prit la forme d’une belle panthère noire.  Les deux eldaryens s’affrontaient avec rapidité et  violence. Les coups d’épées s’enchainèrent, je ne distinguais plus le quel dominait l’autre. J’entendis alors les sanglots de la petite fille, elle était attachée à un arbre un peu plus haut. Je courus alors vers elle, m’assurant que l’eldaryen ne tentera pas de me lancer je-ne-sais-quoi. J’arrivais à hauteur de la fillette, le nœud était pitoyable, pourquoi ne s’enfuit donc t’elle pas ? Elle me regardait en sanglotant, je vis alors les nombreuses cicatrices et blessures qu’il a infligées à ce petit être. Je commençais à défaire le nœud mais la petite réagit et me fit « non » de la tête, elle s’essaya à parler mais il ne sortit que des petits cris de sa bouche.  Alors je prêtai attention au mécanisme de corde avec un peu plus d’attention et en effet la corde liant la fillette à l’arbre, rejoignait une lame un peu plus haut, cacher dans le feuillage. Si jamais elle essayait de retirer le lien, elle se condamne à la mort.

Un vent violent se leva alors, je regardais derrière moi et vis une immense tornade faire rage. Les feuilles volèrent de toute part, les arbres se déracinèrent, la brume se mélangeait à ce vortex.  Je me mis sur la fillette pour la protéger, elle tremblait de peur, elle sanglotait. La tornade continuait sa progression en bas. Elle montait si haut que les nuages se mélangèrent également avec.  Ce fus la première fois qu’une tornade se forma si près de moi. Sa n’est pas un phénomène rare dans la région, mais une aussi grosse n’est pas courante.

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