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Connaissance

4. Connaissance

 

 

Le clair de lune illuminait les lieux que les arbres ne masquaient pas. Ni les nuages d'ailleurs, le ciel était joliment dégager et les étoiles apparurent massivement après quelques instants d'attention. Elle s'était retournée pour se diriger sur une petite dune de terre, tourner vers le bord de la falaise, un peu plus loin. En bas résidaient les habitants que l'on appelait les horos. Entre mon village et celui-ci les rapports étaient tendus. Il valait mieux ne pas y pénétrer, de toute manière je n'ai rien à y faire. Elle regardait également les étoiles, je la regardais de derrière, encore sous e charme de la magie qu'avait usé l'esprit. Depuis qu'il est partie, elle ne dit plus rien et je me sentis étrangement  gêner de ne rien avoir à dire. Généralement je sais de quoi parler et comment aborder une personne. J'ai d'abord regardé autour de moi, il n'y avait que la nature pour me guider ce soir, le vent frais provenant de la falaise m'invita à avancer vers elle. J'ai donc marché vers le rocher et celle-ci le sentis, elle avait détourné son regard vers moi. J'eus un mouvement de recule puis le sang me monta au visage. Je me suis repris aussitôt et je lui ai parlé.

  • •        Pourquoi vous avez voulu que je vienne ?
  • Tu peux me tutoyer tu sais.
  • Je parlais pour toi et l'es... euh Flehmen.
  • Oh. Lâcha-t-elle surprise, oui je ne peux pas te le dire pour le moment. Je souhaite juste que tu viennes avec moi, je dois t'emmener quelque part.
  • Je connais l'endroit ?
  • Je ne crois pas non.
  •  Je suis désolé mais je ne peux pas. Mon père ne supporterai pas ce départ et je... enfin je n'ai pas le droit de lui faire sa.
  • Ne t'en fais pas, je suis sûr qu'il ne gardera aucun souvenir de toi une fois que nous serons arrivé.
  •    Qu'est ce que sa veut dire ?

Pour la première fois, elle tourna son regard vers le miens au lieu de scruter les horizons. Son visage impassible et dépourvu de toutes expressions me désarçonna. Elle était jolie je dois dire mais son style était pour le moins très particulier. Un haut couper au niveau de son ventre, celui-ci recouvert de bandage. Les mêmes qui couvrent ses bras et le haut de ses jambes. Elle portait une écharpe et une ceinture en tissus autour de sa taille. Son regard était triste, j'ai peur qu'elle ne soit perturbé par quelque chose.

  •  Tu as des problèmes ?
  •  Des tas... Pourquoi ?
  •  Je ne sais pas, tu as l'air triste.
  • Ah bon ? lança-t-elle d'une voix monotone.

Lorsque quelqu'un va mal sa se voit, et le plus souvent elle refuse de discuter de ce qui l'a fait souffrir. En occurrence c'était le cas de cette fille. Le vent cessa de souffler et seule la forêt et son chant couvraient le silence. Assis à côté d'elle, c'était comme si je ressentais ses émotions. Je me suis sentis triste subitement mais peut être était-ce dû au fait que je ressens ce que les autres communique. Elle soupira et me dit d'une voix calme.

  • Excuse nous pour ce que tu as subis dans la forêt. Flehmen n'avait pas l'intention de te blesser, c'était comme si il n'était plus lui-même. Nous ne tuons pas les humains, on s'arrange juste pour qu'ils ne se souviennent de rien.
  • C'est ce que tu veux faire subir à mon père ?
  • Non, le processus est tel qu'il oubliera quand tu aura passé l'andavilwenn, la grande porte.
  • Es-tu réellement certain qu'il oubliera tout sa ?
  • De toute manière quoi que je te dise, tu as une telle soif d'aventure que tu viendrai sous n'importe quel motif.
  • Alors c'est faux ?
  • Je n'ai aucune raison de te mentir.
  • •Mais je veux savoir une chose.  Si tu acceptes de me le dire je ne montrerai aucune résistance à ce que tu m'emmène avec toi.  Son regard sévère s'emplit alors d'interrogations.
  • J'aimerai au moins que tu me dises qui tu es.

Elle se détourna alors. Son regard pensif était tourné vers le sol. Elle ferma les yeux et se leva. Je n'avais pas fais attention à la longueur de ses cheveux et à leur couleur. Ils étaient d'un blanc pure avec quelques bleuté, sans doute dû à la lune. Elle s'avança vers la falaise, je l'entendis murmurer quelques choses. Quelque chose qui ne semblait pas être dans ma langue. Un papillon de nuit, nommait esclarvis, symbole de bonne fortune s'était poser à l'endroit où elle était assise, quelques instants plus tôt. Je regardais ces ailes d'un noir d'encre battre en douceur. Il s'envola quelques instants, je le suivis du regard, il tournait, dansait devant mes yeux. Je tendis ma main pour qu'il s'y pose mais il n'en fit rien. Mon attention fut rompue lorsqu'elle me dit.

  • Avant je préfère te demander de ne pas me juger en sachant qui je suis. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas de ceux à qui l'ont attribue l'humanité comme une qualité. Sa ne signifie rien, tout comme les âges que j'ai pu traverser.

Je commençais à douter de ces origines, était elle humaine ? Ne l'était elle pas ? Pourquoi cela avait autant d'importance pour moi. Elle ne me voulait aucune mal, mais savoir qu'elle pouvait m'en faire me gênait finalement. Elle reprit donc mais je me dis que je souhaitais juste savoir son nom.

  • J'imagine que tu demande pourquoi je tarde. J'imagine que même dans ce monde tu as entendue parler de moi.
  • Après s'être tourner vers moi et voyant mon expression exprimant mon ignorance, elle se précipita à dire. 
  • En légende, en mythe qu'importe. Je sais que tu lis beaucoup de conte, de roman, d'histoire. Un véritable rat de bibliothèque.

Elle me dit sa d'une voix si naturel et monotone que sa parut être quelque chose de banal. Mais le fait qu'elle sache ça de moi signifiait qu'elle m'avait surveillé de près. Sans doute est ce pour cela que Flehmen m'a trouver si facilement. Pourtant ma maison n'est pas des plus simples à trouver.

  • Je souhaite cependant que tu n'as pas lu de choses trop désobligeante à mon sujet, ou susceptible d'amener le doute dans ton esprit.
  • Je ne suis pas du genre à croire tout ce que je lis. Notamment au sujet d'une personne.
  • Et si je te dis le nom Loamsdown ?

Bien sûr, je connais bien ce nom. C'était le nom de famille d'un type un brin cinglé. Il apparait souvent dans les récits noir, il a massacré pas mal de gens et sans vraiment de raison. Apparemment il aurait travaillé dans des labos pour des recherches sur les espèces vivantes.  Enfin c'est ce que racontent les légendes.

  • Oui, c'était le nom d'un scientifique et après ?
  • un scientifique ?

J'ai fouillé quelques instants dans ma mémoire. J'étais certain d'avoir entendu ou lu ce nom mais pas à propos d'une fille. Sa n'était pas logique, elle cherchait à me faire deviner qui elle était juste pour être sûr que je ne sache rien sur elle. Mais si je lui dis que je connais ce Pr. Loamsdown et pas elle, elle ne risque pas de mal le prendre ?  Il n'y avait pas de raison cela dit. Si je n'ai pas entendu parler d'elle, je n'ai pas de raison d'avoir peur.

  • Non sérieusement je ne vois pas.
  • Qu'as-tu lu exactement ?
  • Un type un brin cinglé qui a fait pas mal de saloperie à quelques personnes, enfin voila, un sale type.
  • Comment s'appelait-il ?
  • Il n'avait pas de nom, seulement Pr. Loamsdown.
  • Pr ?
  • Oui, professeur. Lâchais-je presque instinctivement.

Elle se prit le visage entre les mains et se rassit à côté de moi. D'une voix toujours paisible et assurée, elle reprit la parole pour me dire que Pr ne signifiait pas professeur comme je le croyais. J'étais visiblement avec une fille loin d'être inoffensive. En même temps  n'importe qui serait caEn fait elle pourrait faire le parfait ennemi public mais elle ne semblait vraiment pas méchante. Du moins c'était l'impression qu'elle m'avait laissé ce soir. Peut être n'a-t-elle pas eu le choix ?

  •  Prisca Loamsdown. Finit-elle par me dire. Et oui, le sale type c'est moi.
  •  Excuses moi.
  • Non, tu as raison, je n'ai pas un passé tout rose.
  •  Pourquoi ne pas avoir marqué directement ton prénom s'ils voulaient te dénoncer ?
  • De manière à se protéger, j'étais parfaitement en droit de les tuer s'ils avaient mit directement mon prénom mais les auteurs se sont montrer plus malin et on masquer mon identité sous ce fameux Pr. Loamsdown mais sa très peu de gens le savent.
  • Tu l'aurais fait ?
  • De quoi ?
  • Tu les aurais tués s'ils avaient écrit en toute lettre ton prénom ?
  • Je n'aurai pas eu le choix.

Je me tus de peur de la vexer, on est jamais trop prudent en présence de ce genre de personne. Elle n'ajouta rien non plus et un temps s'est écouler avant que la discussion ne reprenne. Je ne savais pas de quoi lui parler jusqu'à ce que le nom de Flehmen me revienne en mémoire. C'est alors que, me sentant à peu près en confiance, je lui posai la question de savoir ce qu'étais réellement le félin. Elle me dit qu'il ne réapparaîtra pas avant un bon moment et qu'il m'était inutile de savoir son origine. Réponse satisfaisante pour une information qui ne me regardait pas spécialement. La fatigue s'empara de moi à peine quelques minutes plus tard. Apparemment, ils m'avaient préparé de quoi dormir dans une tante. Elle avait allumé le feu pour nous éclairer sur ma demande. J'y pénétrai donc et elle m'avait demandé si je ne souhaiter pas quel m'apporte un truc pour le voyage, genre u n livre. Je réfléchis un instant, la voyant s'impatienter, je dis la première chose qui me vint à l'esprit.

•-          Tu n'a qu'à prendre le journal d'Esmère. Il se trouve sur ma table de chevet, j'étais en train de le lire.

•-          Tu l'aura à ton réveil.

•-          Merci.

Le lendemain matin, à mon réveil, elle tapota sur la tente pour me réveiller. Alerter, croyant sans doute à une attaque, je me suis lever sans comprendre la situation à une vitesse  record. Le soleil, aussi radieux fut-il, m'agressait de sa lumière à ma sortie au grand jour. Lorsque je repris mes esprits et la totalité de mes capacités oculaires, je la vit à quelques pas de là, très surprise.  Elle était assise sur le même rocher, tenant même un sac d'affaire qui ne m'était pas étranger et le fameux livre que je lui avais demandé la veille.  Baillant à m'en décrocher la mangeoire, je lui figne signe du doigt que j'allais me changer. C'est après m'être rendu compte que le sac était encore entre ses mains que je ressortis ma tête fatigué de la tente. Elle le tenait en l'air, me lançant par la même un sourire moqueur. Elle me le lança et je m'éclipsai à nouveau par l'entrée.

Une fois prêt, je ressortis en pleine forme mais pas rassasié. Je vis d'ailleurs qu'elle avait prit aussi quelques provisions, à croire qu'elle à dévaliser la maison. Elle me dit par ailleurs qu'elle avait écrit un mot d'au revoir, dans le même genre que le mot laisser sur mon lit, lui disant que je rentrerai le plus tôt possible mais que je ne savais pas encore quand. Je mangeais donc les quelques biscuits et bu une bonne gorgée d'eau fraiche. Une fois fait, je pris le sac et partis à la marche avec celle qui m'attendait du côté du ravin.

  • Au fait je ne me suis pas présenter. Lui dis-je pendant le trajet.
  • Oh, ne t'en fais pas, je sais déjà ce qu'il faut savoir sur toi.
  • Qu'est ce que tu veux dire ?
  • J'ai mes sources, on a de quoi connaitre toute ta vie de là d'où je viens.
  • Et que sais-tu ?
  • - Tu t'appel Wilibald Travis Frogmorton, mais tout le monde t'appel Wili, tu as 17 ans, un frère nommer Garfen, un père protecteur nommé Teôn et une mère, décédée, nommé Misha. Tu souhaite devenir écrivain parce que tu adore ce qui est conte, légende, mythe et j'en passe. Tu déteste ta nature d'homme parce que trop ennuyeuse, tu aime l'aventure et vivre des expériences exceptionnelles...
  • - Hey oh!
  • - Quoi?
  • - Arrêtes, c'est flippant.

Elle eut un léger rire. Je la regardais sa vraiment comprendre comment elle avait eu ces infos. D'ailleurs à la lumière du jour, je pouvais voir qu'elle avait les yeux d'une couleur dorée envoutante. Cela m'intriguait profondément, c'était tellement peu commun aussi. Comme sentant mon regard poser sur elle, elle  dirigea ses prunelles d'or vers moi et surpris, je détournai la tête.  Je ne savais pas vraiment de quoi lui parler, je ne la connais pas suffisamment pour me permettre de l'aborder en amie. Elle non plus je pense et c'est sans doute ça qui bloquait nos discussions. Je n'osais pas lui demander des détails sur son apparence, pourquoi avait-elle les yeux dorés et pourquoi les cheveux blancs ? La teinte pâle de sa peau, les bandages, que cachaient-ils ? Toutes ces questions occupèrent mon esprit une certain partie du voyage. Peut être une dépigmentation après être tomber dans un baril d'eau oxygénée ? C'est un produit cher dans le village, seul les femmes les plus riches des autres villages peuvent s'en procurer. Elle, elle l'a peut être dérobé ?  Mais peut être n'était-ce pas volontaire ? Et les bandages alors, cachaient ils d'immondes plaies béantes ou des griffures de son félin pour ne pas montrer qu'elle n'a aucun contrôle sur lui.

  • - Tu va bien? Interrompit-elle mes pensées.
  • - Oui bien sûr Pourquoi? lui dis-je d'un ton assuré.
  • - Tu m'a l'air perturbé.
  • - Non, je t'assure que sa va.
  • - Ne me mens pas.

J'hésitai à lui demander. Comment le prendrait-elle ? Je me tus et réfléchis aux éventuelles possibilités, soit elle me cognait, soit elle ne dit rien et m'envoie Petre ou soit elle me répondait gentiment. Je pense plutôt à la solution deux, jusqu'à maintenant elle n'a pas fait acte de violence. Bref, elle s'impatientait et je le lui dis d'une traite.

  • - Rien, je me posais juste la question, enfin ne te vexe pas mais je me demandais pourquoi tu, tu avais les cheveux comme sa, les yeux et les bandages ils sortent d'où et ils servent à quoi?
  • - Les cheveux sa vient de mon âge, c'est devenu un signe distinctif de l'espèce, maintenant tout le monde à adopter pour ce contraste. Les yeux c'est juste un pouvoir que je possède mais je ne peux pas t'en dire plus et les bandages c'est... juste comme sa.
  • - Tu as quel âge alors?
  • - 7800 ans à peu près, je ne connais pas exactement mon âge.
  • - Ah quand même, t'es ... enfin, t'es bien conserver.
  • - C'est un peu normal quand on est immortel. Sourit-elle.

Plus je discutais avec elle et plus je l'enviais. Déjà par le fait de venir de loin, de venir d'un pays fantastique où tout le monde possède un don. Ensuite par son immortalité, vivre des centaines et des centaines d'années sans avoir peur de la mort. Mais aussi pour les nombreux pouvoirs dont elle est dotée et enfin pour le fait de ne pas être humaine.  Combien de fois ai-je fais ces rêves que tout le monde repousse de peur de souffrir ? Je ne saurai les compter  et aujourd'hui je refuse de reculer. Je ne connais pas Prisca, je ne sais pas ce qu'elle attend de moi mais je la suivrais jusqu'où elle m'emmènera, rien que pour avoir eu l'espoir de devenir quelque chose de bien plus merveilleux. Rien que pour avoir eu le bonheur de croire qu'ils pouvaient se réaliser.

A midi, nous nous arrêtâmes, je me suis repris et j'ai mangé un morceau. Elle ne but qu'un peu d'eau mais ne mangea rien. Les discussions furent moins difficiles à partir de cette journée. La forêt ne semblait pas s'arrêter. Je n'étais jamais allé aussi loin, je ne quittais pas le village et surtout ces dernières semaines, à cause des assassinats.  Le bord de la falaise était toujours là lui aussi. Elle s'arrêtait à une bonne vingtaine de kilomètre plus loin. Ici on était encore assez haut, s'en était presque vertigineux. Cependant, même si j'avais le vertige, j'étais attirer par le vide et mon regard n'avait pas quitté ce précipice.

  • - Tu as le vertige?
  • - Oui enfin je crois, je n'ai pas souvent étais confronter au vide.
  • - Tu veux essayer? me dit-elle sérieusement.
  • - Pardon?
  • - Tu aimerais survoler les horizons?
  • - Oui mais c'est impossible.
  • - Pour quelqu'un comme toi, peut être.

Sa réponse ne m'interpella pas aussitôt mais quand je m'en rendis compte, ce fut comme un choc. D'abord je cru à une bonne blague puis je me suis dit qu'après tout elle n'était pas comme moi et que peut être elle en était capable. Mais je ne voyais pas comment, je la regardai bien mais je ne voyais pas avec quoi elle pouvait voler. Je lâchai un sourire et cette dernière réitéra sa question. Je lui répondis la même chose et contemplai le vide avec envie.  Derrière moi, j'entendis un bruit  sourd, comme un bruit d'éclair étouffé.  Je me suis retourné par curiosité et c'est à ce moment que j'ai su que j'avais fais sans doute la plus belle rencontre de mon existence. Je ne l'aurai jamais cru si on me l'avait dit mais c'était bel et bien ce que j'avais devant les yeux. Debout, au milieu de ces arbres avec son teint et ses cheveux blanc elle ressemblait plus que jamais à un ange.

  • J'ai oubliée de te dire que je suis une Eldaryenne.
  • Ce n'est pas grave. Lui dis-je impressionné.
  •  En même temps, si tu as lu des choses sur ce soi-disant « Professeur», tu as forcement lu un passage sur les eldaryens.
  • Je n'avais pas fais le lien.

Elle s'approcha alors du bord, déploya ses belles ailes blanches et me dit de m'approcher d'elle. Je m'exécutai avec précipitation puis j'écoutais attentivement ce qu'elle avait à me dire. Je me suis donc agripper à son cou et je l'ai tenu de toutes mes forces lorsqu'elle se laissa tomber dans le vide. Elle les avait repliés de manière à gagner de la vitesse lors de la descente. La vitesse était tel que je dû fermer les yeux à cause du mal que m'insufflait le vent.  Je la sentis se redresser après quelques secondes en chute libre et battre des ailes avec fougue. Elle me demandait si sa allait et si je voulais revenir à la terre ferme. Naturellement non mais je n'étais pas totalement à mon aise non plus. Les yeux toujours fermé j'avais peur d'affronter mon vertige. Mais après tout ca serait une occasion de perdu si je ne me décidais pas tout de suite. Ma respiration légèrement haletante, J'ouvris enfin les yeux.  

Le monde qui m'entourait était si beau que je cru être encore dans l'un de mes rêves. Même si mes yeux étaient douloureux, même si ma gorge était sèche et même si je n'avais pas une respiration régulière, je ne souhaitais pour rien au monde, retournait sur la terre ferme. Elle refit alors une chute légèrement plus courte et les sensations furent à nouveau au rendez-vous. Je ne retins pas mes cris de joie lorsqu'elle virer à droite ou à gauche sans prévenir ou même lors d'une ou deux pirouettes.  Pendant un instant, elle battit plus violement des ailes et prit de l'altitude. La pression était tel que je n'entendais quasiment rien et j'avais de plus de difficulté à respirer. Je ne pouvais pas lui dire alors je fis un coup de tête dans le cou mais elle ne semblait avoir rien sentis. Seulement les choses commençaient à devenir grave, l'air me manquait serieusement. Alors je dus réfléchir à une solution et ne voyant rien d'autre j'usai de ce que je ne cessai de penser. J'ai donc attrapé une plume avec mes dents et lui ai arraché d'une traite. Un mouvement de replis instinctif des ailes la déséquilibra. Nous perdîmes de l'altitude et heureusement elle ne perdit pas de temps à reprendre le vol. Elle se dirigea donc vers la falaise, se posa en douceur et je pu me laisser tomber.

  •  Excuses moi, j'avais oubliée que vous supportiez mal les hauteurs.
  • J'ai cru que j'allais y passer. Lui dis-je essoufflé.

Je jetai un œil dans sa direction, elle s'était assise par terre et regardait une de ses ailes. Elle ne semblait pas vouloir qu'on retourne en vol, peut être regrettait elle.

  • Tu cherches la plume?
  • Non, je regarde quelque chose.
  • Je peux t'aider?
  •  Non, j'ai sentis quelque chose en vol, peut être un symbiote.

Je me suis relever rapidement et j'ai marché vers elle, bien que ce fut avec peine. Je connaissais bien ces bestioles, de vraies saletés. A vrai dire ce sont des organismes sans forme distincte qui se placent sur une plaie et arbore la forme du substrat. Elles peuvent ainsi se nourrir de la vie ou du Karma de la personne sans que celle-ci ne s'en rendre compte.

  • - Oui, s'en est un
  • - Attend, je sais comment les neutraliser.
  • - Tu en es sûr?
  • - Bien évidement, c'est très fréquent au village.
  • - Bon, vas -y.
  • - Mais, je pense que tu peux m'aider, sa ira plus vite.

Elle acquiesça et je débutais le processus. Elle déploya son aile gauche et la posa au sol en s'abaissant, elle me montra l'endroit où se situer le symbiote. J'écartais donc les plumes et le découvris. Il n'était pas difficile à voir en fait, une fine part de son corps dépassait sur la tige d'une plume. Je partis à la recherche de feuilles de Mileau, il y en avait partout dans les forêts autour du village. On s'en sert pour panser les brulures de Nèfles. Il ne fallu pas moins de quelques minutes pour en trouver, les couper, et les mélanger avec de l'eau (de mon sac). Une fois fait, je l'ai appliqué sur le symbiote et j'ai attendu qu'il bouge, même un peu.

Prisca, toujours à terre commençait à s'impatienter. Je voyais bien qu'elle ne supportait pas cette position aussi inconfortable fut-elle. Je lui dis qu'il n'y en avait plus pour longtemps, il suffisait juste de voir le symbiote bougeait. Cela signifierait qu'il se nourrit de la pâte de feuille et donc qu'il n'aspire plus le karma. Ainsi il me suiferait de le saisir et de l'arracher de la plaie, lorsqu'il sera sortis il suffirait à Prisca de le détruire avec ses pouvoirs.  Tout s'était parfaitement dérouler, le symbiote avait était détruit et proprement. La plaie se refermerait plus rapidement grâce à ses facultés de régénération,  elle ne sentirait plus rien.  Nous ne continuâmes pas la route, Prisca m'avait proposée de me reprendre un peu et de prendre la route  en vol cette nuit pour ne pas être vu. Sa m'allait comme alternative, j'allais moins me fatiguer de cette manière. J'avais donc passé ma journée à dormir et à lire le journal ou plus précisément à le feuilleter, histoire de trouver une carte. La nuit venue, elle déploya à nouveau ses ailes et nous voila repartis par la voie des airs.

  • - Tu va bien?
  • - Pour le moment sa va! criais-je, avec le vent on entendait beaucoup moins bien.
  • - Tu n'a pas besoin de hurler, je t'entends très bien.
  • - Dis moi, on va où comme sa.
  • - Tu verra bien!

 

 

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