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Farces et Attaque

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Farces et attaque

Version réecrite du 3/11/09

Oui j'ai modifiée beaucoup de chose pour ce chapitre =) il est peut etre important de le lire pour la suite ^^'

il fait deux pages word de plus qu'avant ^.^

 

 

http://www.deezer.com/listen-570877 ( à ecouter avec ^^)

 

Je me suis endormi par la suite et à mon réveil le bleu pastel du ciel ne pouvait être que le signe d’une belle matinée.  Je m’étirais difficilement les bras et bailla à m’en décrocher la mâchoire. Après m’être frotté les yeux, je contemplais le paysage, je reconnus aussitôt les montagnes de la Mirandole, une chaine de montagne de petite taille situer à l’autre bout de la grande forêt.  Je n’ai jamais était aussi loin, la forêt offrait des kilomètres et des kilomètres de marche, la traverser prend près de trois jours de marche intensive. Il n’y avait pas de nuage et le soleil était radieux. J’aperçus alors une petite vallée au pied des montagnes, Prisca s’y dirigea en douceur.  Seul le battement léger de ses ailes et le chant des oiseaux perçaient le silence des lieux. Lorsque nous arrivâmes à distance du sol, elle me prit d’un bras et me posa délicatement au sol avant de s’y poser elle-même. Je la regardais replier ses ailes, j’en fus rêveur. J’entendis un ruissellement à l’est, sa ne pouvait être que de l’eau et de toute évidence je mourrai de soif. Je lui fis signe que je partais boire un coup. Elle acquiesça d’un signe de tête.  Je partis donc chercher la source. Je ne pris pas de temps à la trouver car le ruissellement de la cascade, provenant tout droit de la montagne, émettait un bruit assourdissant.  L’eau s’écoulait d’un rocher suspendue, laissant un espace entre la chute d’eau et le fond d’une petite caverne. En dessous il y avait une fosse, suffisamment profond pour plonger.   Le soleil se reflétant sur l’eau, diffusait des jets de lumières sur le plafond de la mini-caverne.  Je m’approchais de cette eau et m’abaissa pour en boire une gorgée. Elle était très fraiche, c’était agréable. J’hésitai à me baigner, j’en avais fichtrement envie et surtout cela était nécessaire. Ma pudeur m’en empêcha lorsque qu’elle me rejoignit peu de temps après.

  • Tu as soif aussi ? oh tu veux peut être prendre un bain.

Elle me dévisagea comme gênée, voir choquée.

  • Et puis quoi encore,  si je suis venue c’est pour te surveiller.
  •  Pour quel motif.
  • On ne sait jamais.
  •  Au fait, tes cheveux sont naturellement blancs ?
  •   Non, je suis vénitienne à l’origine.

Je fus satisfait qu’elle ne s’énerve pas plus que sa, il faut juste savoir y faire avec elle. Elle se retourna et je profitais de l’occasion pour lui faire une petite blague. Je pris un peu d’eau dans mes mains et lui balança en pleine figure. Ma farce se retourna contre moi puisqu’à l’instant même où mes mains s’ouvrirent pour lui lancer l’eau, elle virevolta et tendis son bras en avant, doigts ouvert, pour faire apparaitre une onde de choc. Je me pris alors toute l’eau en pleine face et le vent qu’avait produit l’onde m’ébouriffa l’échine. Par ailleurs je cru voir ses pupilles se dilataient à en devenir une fente, tel un chat, mais se fut très bref.

  • Merci. Lui lançais-je, pleins d’ironie.
  • Hey, c’était toi ou moi.
  • Mais c’est moins grave sur toi !
  •  Ben voyons.
  • Mais c’est un crime !
  • L’arroseur arrosé comme on dit.

Je fus vaincu, pourtant c’est un jeu auquel je suis le meilleur,  s’en ai frustrant.  Le vent frais de la montagne se leva et me fis frissonnais. Je me séchai alors comme je le pu avec ma cape. Je claqua de dents, ce qui attira son attention.  Son expression était impassible, je ne pouvais deviner ses émotions par l’apparence. Je me détournai d’elle et reportai toute mon attention sur la nature environnante, peut être ne la verrais-je plus jamais une fois tout cela fait. Un clapot retentit derrière moi, je me retournai et aperçus quelque poissons en train de sauter. Cela me rappela que la soif n’était pas la seule chose dont j’avais besoin. Je cherchai du regard un bâton assez solide et pointu pour m’en servir de harpon. Je fouillais les branchages quand me revint l’image de a demoiselle avec une épée. Je jubilai intérieurement, c’était un moyen de se venger, cette fois ci elle ne prendrait pas l’eau mais le poisson. Je repris mon sérieux pour ne rien laisser paraître. 

  •  On peut savoir ce que tu fais là ?  
  •  Je cherche un truc fin et solide pour pêcher. Je meure de fin. Cette réponse était préméditer, il fallait qu’elle me prête une arme, puisque de toute évidence un bout de bois ne résisterai pas.
  • Très bien, je te laisse chercher.
  •  Non ! attend. J’hésitai. Peux tu me prêter une arme, j’y arriverai jamais avec une branche.

Elle eut un sourire à semi machiavélique. Elle se dirigea du côté de l’eau puis elle me tendit son épée. Naturellement je l’en remerciais et tendis la main pour saisir le manche.  Je perdis l’équilibre lorsqu’elle la lâcha. Je tentai de me rattraper à quelque chose mais l’action fut tellement rapide que j’en tombai à l’eau. Ce fut comme si des milliers d’aiguille me transperçaient toute en même temps, l’eau était gelée. Je remontai aussitôt à la surface, lâchant l’épée qui sombra au fond de la fosse.

  • Elle est bonne ? me dit-elle en retenant un sourire.
  •  Bah tu va bientôt le savoir parce que j’ai lâchée l’épée.
  • Je m’en doutai, bon comme sa je vais te chercher ce qu’il te faut.

Sur ces paroles, elle plongea dans l’eau glacée. Je la vis disparaitre dans le noir de la fosse, visiblement elle était très profonde. J’attendis au soleil, grelotant de froid. Elle remonta après environs dix minutes avec quatre poissons dans une main et l’épée dans l’autre. Elle était trempée mais ne semblait pas ressentir le froid. Elle sortit de l’eau et balança les poissons à mes pieds. Ils gigotaient et remuaient au sol. Elle les acheva d’un coup de lame dans la tête. Quelques instants plus tard, les poissons étaient en train de griller sur une branche. Je me servis et mangea goulument, bien que le poisson ne soit pas le met que je préfère. Elle ne mangea rien et astiqua son épée en silence. Lorsque je lui ai demandai pourquoi, elle me répondit juste qu’elle n’en ressentait pas le besoin. Je m’approcha d’elle et ressaisi à nouveau l’épée, celle-ci était étonnamment lourde. Cette fois-ci, contrairement à tout à l’heure où je ne l’ai saisi que quelques secondes, elle me brula la paume, très peu d’abord puis devint brulante par la suite, je la lâchai par reflexe.

  •  Comment tu fais pour la trimballer partout ?
  • Elle n’a pas le même effet sur moi.
  • Tu veux dire ?
  • Elle choisit son propriétaire, personne d’autre n’à le droit de la porter.
  • Je comprends mieux et c’est pareil pour les autres épées ?

Elle me tendit la deuxième, celle-ci étant beaucoup moins belle que la première. Elle n’était pas lourde mais elle m’avait brulait plus rapidement et intensément que l’autre. Elle ne parut pas surprise cependant.

  • Les épées ne m’aiment pas apparemment. Plaisantais-je
  • C'est pas comme si elles pensaient mais faut croire que tu les repousses.

    Une brise glacée se leva à nouveau, soulevant sa chevelure blanche comme neige. Elle ne dit rien, observant ce qui l’entourait, offrant tout ses sens à la nature. Elle se tourna alors vers moi. Comme devinant mes pensées, elle se raidit, fronça les sourcils et me regarda sans sourciller.

  • Que vas-tu faire de moi ? lui demandais-je alors, sans réfléchir ni me rendre compte de ce que je disais. Les mots sont sortis d’eux même, impuissant je n’ai pu les retenir.

Elle me toisa de ses prunelles dorée, passa une main dans ses cheveux et me répondit brièvement.

  •  Je ne sais pas encore.

Voyant mon rythme cardiaque s’accélérer, ma respiration suffocante et mon soudain blocage musculaire elle reprit aussitôt.

  •  Réfléchis, si j’avais voulu te tuer sa serait déjà fait depuis longtemps.

Elle me fit une tape dans le dos, ma respiration se coupa quelques secondes. Je me tins la gorge exagérément pour lui montrer de ne jamais recommencer ce geste, mais comme elle ne semblait pas y prêter attention je le lui dis de vive voix.

  •  Ne refais jamais sa, j’ai cru que mon cœur aller s’arrêter pour de bon. Excuses moi d’être sceptique mais, qu’est ce qui me prouve que tu n’a pas l’intention de le faire ? Après tout tu as dit qu’il fallait que tu sois discrète, tu as donc toute tes raisons de ne pas me tuer maintenant.

Je la vit trembler légèrement, tout aussi rapidement que lors de l’envol de cette nuit, elle dégaina son épée,  s’élança sur moi, me plaqua au sol et l’enfonça à coté de ma tête.

  • Quand apprendras-tu à me faire confiance ? Si tu ne daigne cesser de m’énerver c’est sûr que tu y passeras, bien que sa m’embêterai plus qu’autre chose.  Tu veux que je t’explique mes raisons ? J’acquiesçais. Très bien alors, poursuivit-elle, commençons, je ne suis pas du genre à me déplacer aussi loin pour aller chercher un être humain, comme tu peux le remarquer, il y en as beaucoup sur cette planète. Deuxièmement je ne prendrai pas le risque de me montrer à la population si sa n’était pas important…

Tout en m'exposant sa réponse, elle retira son épée de dans la terre et l'essuya devant moi :

  • Alors tu crois que si je t'amène jusqu'ici c'est pour t'éliminer ? Détrompes toi,  j'ai une mission et je la remplis, et si tu veux savoir, je ne peux pas extirper ton karma. Là elle se leva et recula discrètement, jetant un œil ça et là par moment.
  •  tu va me demander pourquoi ? bien ! C’est justement parce qu'il est dénué d'odeur qu'il fait de toi une personne spéciale, tu crois que je peux l'aspirer ? Ma réponse est non de plus que l'absorption d'une âme nous permet de tenir plus de 3 ans sans en absorber une autre, hors je n'ai pas l'air d'une personne en manque ou affaiblie.  Elle se positionna à ma diagonale et fixa, de profil,  le bosquet qui se trouvait derrière moi, elle poursuivit.
  •  Si tu veux vraiment savoir où nous allons, je peux te dire le nom mais sa ne t'avancera à rien, il s'agit de Eldarya, la cité des éléments située dans le monde de Folklore lui-même ...

là elle lança deux poignards en direction du bosquet, à une vitesse Ahurissante elle s'approcha de sa victime, on y découvrit une créature ignoble ressemblant vaguement aux vampires (chauve-souris) de nos régions mais sans poil et sans ailes, ils possèdent 6 bras dont deux seulement sont munis de "mains" j'en conclus que c'est le type de créature qui nous poursuivaient la nuit passée. A u d’œil, elle ne  paraissait pas très menaçante, du moins pas au point de pouvoir blesser un eldaryen. Mais sa n’est qu’une apparence après tout. Dans un élan, la créature se redressa et sauta à une hauteur vertigineuse, elle tentait de s'enfuir à travers les bois.  Je fus tellement occuper à regarder la créature que je ne vis pas où Prisca était, les deux partirent à travers les bois.  Mon désir de voir l’affrontement prit le dessus sur ma raison et je courus  à pleins poumons, essayant d'éviter les arbres, les lianes, les racines tout en suivant les bruits de coups et d'épée.  Je m’arrêtai net quand j'entendis la créature pousser des cris d'agonies,  là je compris qu'elle l'avait achevé. Il fallait que je retourne d'où je suis partis, sinon je ne donne pas cher de ma peau si Prisca ne me retrouve pas. Je rebroussai chemin mais en me retournant tout me semblait différent, comme si les arbres avaient bougé. Je passais quand même, forçant les branches les plus solides. Je trébuchai plusieurs fois sur les racines dépassant du sol. Dans la panique, mes gestes étaient brusques et irréfléchies déjà que maladroit d’habitude.  Mais la chance ne me souriait toujours pas et malheureusement une deuxième de ces créatures me barra la route, elle me fixa de ses yeux blanc dénués de pupille. A la différence de l’autre, celle-ci me parut petite et souriante. Même si je savais que je ne lui échapperais pas, je courus dans l'autre sens. Elle sauta et me rattrapa de l'autre côté. Une autre créature arriva, me laissant cette même impression de sourire. Les deux êtres communiquèrent mais c'était une langue inconnue  peut-être que Elle, elle connaît cette langue. Lorsque les deux créatures s'immobilisèrent et tournèrent lentement la tête vers moi, mon cœur se serra. Alors sans hésiter une seule seconde je hurlais son nom de toutes mes forces. A ces mots les deux créatures se jetèrent sur moi, je tentais d'esquiver l'attaque, je m'abaissais et glissais sur le coté, les deux imbéciles s'écrasèrent au sol, là je profitai de l'occasion pour m’enfuir, tout en continuant d'hurler à l'aide auprès de ma protectrice. Seulement voila, pourquoi n'est elle pas encore là ... je trébuchai sur une racine et tomba tête la première dans la boue, c'est alors qu’ils me rattrapèrent.  Ici je me repliai sur moi-même et protégea ma tête avec mes bras, je les sentais me griffer, me mordre mais je ne bougeai pas. La douleur me paraissait plus intense à chaque instant, c’était insupportable. C’est là que je commençai à divaguer, je perdais du sans à chaque secondes. Une vague de fatigue me parvint,  mes maux grandissant ne pouvait empêcher ce sommeil qui me bercerai, c’était inéluctable.  Soudain, j'eus comme une décharge, je me sentis léger et mes maux  s’envolèrent. Lorsque je relevai la tête je vis une de ces deux bestioles, de près elle était encore plus hideuse.  Un genre de trompe sortait de sa « bouche » et venait se poser contre ma peau.  La créature s'enivrait, comme si cela lui procurait le plus grand plaisir du monde. Ce qui se produisait à l’instant m’échappa, allongé dans ses bois, le regard tourner vers le ciel. Je me moquais de ce que cette créature me faisait. Seulement je me rendis compte que jamais je ne m’étais senti aussi apaiser qu’en cet instant. Je me sentais vide et étrangement bien.  Elle retira sa « trompe » muni de petites dents, sans doute pour accrocher les chairs, et l’autre créature prit le relai. Celle-ci était plus brutale, elle enfonçait ses crocs plus violement dans mon épaule, ce qui me fis sursauter. Lorsque je fermai les yeux, j'entendis la bête murmurer: un nouvel arachnien va naître.

 

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Commentaires (2)

1. Asaka Rolf 11/08/2009

comment dire ça sans trop en mettre....j'adore ton histoire!!!

2. joe canagan 13/11/2009

Très bonne réecriture !

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