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Folklore

 13. Folklore.

Lorsque nous eûmes enfin atteint la terre ferme, je me suis laissé glisser du cheval pour m'allonger sur l'herbe sèche. J'avais un mal de dos abominable et le manque de sommeil rendait mes articulations douloureuses. La tête posé contre un petit tas de feuilles enchevêtrées les unes aux autres, j'ai ressentis la vibration du sommeil. Je me suis alors adonné à ce plaisir, laissant tranquillement mes yeux se fermer. Pendant la nuit Les rafales de vent s'étaient amplifier avant de s'évanouir peu à peu. La pluie avait duré toute la nuit, tombant à flot, donnant la sensation de ne jamais s'arrêter un jour. Mais le jour s'est lever et le visage nous est apparut, à mon grand soulagement. Pendant les quelques secondes qui ont suivit mon assoupissement, j'ai repensé à ce que j'avais fais jusqu'à maintenant. Je cru que mon village ne me manquerait pas, mais avec Nell je supportais mieux de me trouver loin de mes racines. Peut être qu'elle aussi ressentait les même choses que moi, je ne connais pas réellement ses pensées sur ce voyage. Sentant quelque chose me taper doucement le bras, je me suis relevé sans ouvrir les yeux. Sans réel étonnement, je découvris que c'était Gamji qui le fit de son sabot fin et brillant. Il fallait sans doute reprendre la route, bien que l'envie ne fût pas au rendez-vous. Nell était debout elle aussi mais elle parut tout aussi fatiguée que moi, par ailleurs son entrain habituel avait disparut. Nos regards se croisèrent et nous échangeâmes le même sourire complice. Gamji commençait à marcher sur le sentier de terre traversant la petite plaine. Le village était à deux voir trois heures de marche, mais nous prendrons certainement une ou deux heures de plus vu notre état.


  • - Comment Tari t'a trouver Nell ?
    - Elle est venue pendant la nuit, mais grand-mère était au courant alors on l'a invité à entrer et on a parlé un peu.
    - Comment le savait-elle ?
    - Elle a déjà visité le monde de Tari, mais elle a était étonné de voir que j'étais destiner à partir pour Folklore. En tout cas elle l'a très bien prit.
    - Sa alors, je croyais que tout le monde pensait que c'était une légende.
    Soupirais-je, Mais je me demandais ce que pouvait pensé mon père.
    - Grand-mère est venue lui parler avant qu'elle ne vienne te chercher aussi.
    - Elle était au courant pour moi aussi ?
    m'écriais-je.
    - Oui, mais elle semblait inquiète même si elle a essayait de le cacher. Et toi alors ?
    - En fait c'est son familier qui est venu en début de nuit. Sans que je sache d'où il provenait et ce qu'il me voulait je l'ai suivis par contrainte. Il n'avait pas l'air très doux à vrai dire. Puis j'ai traversé le village sur son dos et il m'a conduit à elle.
    - Elle n'a pas l'air très facile comme fille.
    - Ce n'est qu'une apparence, elle a un très bon fond.
    - Tu dois avoir raison.

Nous discutâmes ainsi tout au long du chemin. Gamji était loin devant désormais, il s'était mit à galoper jugeant sans doute le rythme trop lent pour ces puissantes jambes. Nous le retrouvâmes donc à l'entrée du village abandonné. Il y avait une vieille pancarte en bois sur laquelle était inscrit en lettre noir, le mot « spectre ». Original pensais-je, rien de mieux pour un village fantôme. Et bien évidement, on y retrouvait tout les clichés du village abandonné. Entre autre, on avait maison délabrées avec des racines presque noires recouvrant leur façade. Vitres brisées, carreaux sales, herbes sèches et sans oublier les habituelles ronces. On y voyait également quelques réverbères se dressant sur le sentier graveleux traversant le village. A quelques mètres, se trouvait la côte, on pouvait y voir un phare sur une haute falaise en pique détaché du village. Et au pied de celle-ci, se trouvait une mer grise et terne, tout comme le village. En m'y approchant, j'aperçus des escaliers taillés dans la roche de la falaise. Ils permettaient un accès facile à la plage. En revanche, la falaise était vertigineuse, la distance nous séparant du sol aurait pu me faire tourner de l'œil. J'observais d'un œil rêveur, l'horizon s'étendant sous mes yeux. Nell était arrivé par derrière et en posant sa tête sur mon épaule, me dit qu'elle trouvée ce paysage magnifique. Le soleil était levé mais ne brillait pas de toute son intensité. Nous restâmes un long moment à regarder ce paysage. L'air tiède du large nous caressait le visage et en le respirant je me sentis comme renaitre. Quelque chose se frotta alors à mes pieds, m'arrachant à ma contemplation. De toute évidence il s'agissait d'un stupide chat, je le chassais d'un geste de la main mais ce dernier ne semblait pas vouloir me lâchait. Il allait et venait contre mes jambes, alors je remuais légèrement une jambe quand il se transforma en puma. Nell retint sa respiration devant le félin.


  • - Excuses moi Flehmen.
    - Ce n'est pas grave.
    - C'est un familier ?
    demanda Nell.
    - Celui de Prisca, d'ailleurs où est elle ?
    - Je suis là.
    Envoya-t-elle d'une voix enjouée.
    - Enfin. Soufflais-je.
    - Je t'ai manqué ?
    - On a passé une nuit horrible
    - Racontes moi sa.

Elle fit un geste de la main et les deux étalons s'en allèrent en direction de la forêt. Pendant que je discutais avec elle, Tari et Nell s'était rejointe et riait ensemble. Avec Prisca nos relations étaient un peu moins étroites. Je lui avais donc raconté ce qu'il s'était passé cette nuit et elle m'écoutait avec beaucoup d'attention et de sérieux. Elle m'avait cependant coupé avant que je ne termine mon récit.


  • - As-tu vu de qui il s'agissait ?
    - Non et je n'ai pas non plus vu qui nous as aidé. Il faut dire que tout s'est passé très vite.
    - Es tu sûr que c'était des eldaryens ?
    - Absolument, sur ce point il n'y a aucun doute.
    - Alors il va falloir éclaircir tout sa une fois qu'on sera sur place. Pour l'heure essaie de ne plus y penser.

Elle me gratifia alors d'un sourire en coin et partit en direction de son familier. Fangh n'était pas réapparut et je ne savais pas du tout comment m'y prendre pour l'appeler. Je leur demanderai un peu plus tard, je vais me poser contre un arbre histoire de me reprendre un peu. Je dû bien sûr prévenir le groupe, une fuite ne serait pas très bien vu et de toute manière, où pourrais-je bien aller ? Après les avoir entendu acquiescer, j'ai cherché un coin d'ombre et m'y suis poser. Il n'y avait rien de tel pour se sentir en paix. J'ai donc fermé mes paupières et me suis endormis.
J'aurai souhaité ne jamais me réveiller, les douleurs articulaires provoquer par cette folle chevauchée s'était éveiller en même temps que moi. De plus que ma tête me brulait, presque autant que ma gorge sèche. J'eus du mal à me lever et en appuyant mes mains contre le tronc, je me les suis érafler. Je n'avais cependant pas plié, ne ressentant guère de picotement là où se trouvait la plaie. Je me demandais si les autres étaient toujours au même endroit que là où je les avais abandonnés. C'est d'ailleurs ce qui me fit accélérer le pas. Une petite brume s'était levée depuis, rendant l'atmosphère glaciale. Autour de moi, il y avait toujours ces habitations en ruine mais cette fois-ci c'était plus intense. J'avais l'impression d'entendre des voix, d'entendre quelque chose me parler.
J'ai suivis ces échos dans la brume grandissante, je savais que j'avais peur au fond de moi mais ma curiosité l'emporta. Je fus comme guider vers ce que je ne pouvais percevoir. Mais une main se posant sur mon épaule me fit revenir à la réalité.


  • - Hey ! On est là ! Me dit Tari.
    - Oh oui excuse moi, je croyais que vous aviez... enfin que vous étiez par là.
    - Sa fait au moins 5 minutes qu'on t'appelle.
    Ria t'elle.
    - Désolé.
    - Ne t'inquiète de rien. Puis elle me lança un sourire suivit d'un clin d'œil.
    - Tu as faim ?
    - Et comment !

Elle me fit donc signe de m'avancer et je m'exécutai. Nell était assise par terre et avait, visiblement, déjà commencer le repas. Le lapin était en train de cuir au dessus d'un feu vigoureux. Sans nul doute, avait-il était allumer par les soins de Tari. Je pris donc place au côté de mon amie et me servit de quoi calmer ma faim. Une fois repu, je proposai à Nell de marcher un peu pour mieux digérer. De plus que sa nous permettrait de nous changer un peu les idées. Prisca n'était pas là et Tari ne semblait prêter aucune attention à ce que nous faisions. Nell accepta ma demande et se leva, prête à partir en vadrouille comme on dit si bien. Seulement, elle proposa à l'eldaryenne de se joindre à nous et je devinais qu'elle le fit pour ne pas revivre cette nuit. Comme je l'aurai prédit, cette dernière accepta de tout son entrain.
Finalement sa n'était pas plus mal qu'elle soit venue avec nous. J'ai pu discuter avec elle et apprendre un peu à la connaitre. Elle nous décrivit son monde comme le plus belle endroit qu'elle ait pu visiter. Contrairement à Prisca, elle ne semblait pas voir la chose comme une gêne. Elle en parlait naturellement et s'en vanter presque. Elle connaissait Prisca depuis longtemps nous avait -elle dit et jamais elle ne l'a vu s'amuser réellement. Comme si quelque chose la bloquer au plus profond d'elle-même. Lors de leur rencontre elles se sont assez rapidement attacher même si elle ne s'aimait pas au départ. Tari à su s'y prendre comme il fallait. Elle nous dit également que lors de notre arrivée, il est fort possible que Prisca se fasse insulter, lyncher ou cracher dessus. Elle n'était plus vraiment la bienvenue dans son monde mais Tari ne révéla rien de plus.

  • - Au fait, demandais-je, sa faisait longtemps que vous étiez arrivé ?
    - Ici ?
    - Oui.
    - Oui mais nous avons eus quelques problèmes en chemin. Des folks se sont échapper de par le portail et sa peut avoir de graves conséquences sur cet endroit.
    - C'est à vous de faire ce genre de chose ? int
    ervint Nell.
    - Prisca non mais moi oui, on m'a nommé gardienne du portail, seulement je devais être relayé pour être allé chercher Enëllya mais je vois qu'ils n'ont pas poster une personne très attentive.
    - Pourquoi attendons-nous pour entrer ?
    demandais-je.
    - Parce qu'il vaut mieux y aller à la nuit tombée, c'est dans les règles.
    - Quelles règles ?
    - Attend. Me dit-elle en fouillant dans une petite sacoche que je n'avais pas remarquée. Elle en sortit un livre à peine plus grand que sa main. Elle l'ouvrit et me le tendit.
    - Tiens prend sa, tu va mieux comprendre
    . Elle me tendit une bague avec les fameuses pierres d'akari.

Yl y était inscrit dans une calligraphie superbe, « les devoirs des tuteurs ». Elle mit le doigt sur le passage que je devais lire.
Devoir n°12 : Ne pas rester dans le monde choisit plus de 10 jours.
Devoir n°13 : Ne pas ramener un potentiel ayant une quelconque connaissance de Folklore.
Devoir n°14 : Un potentiel contant quoi que ce soit sur le monde de Folklore à un humain, doit être éliminé.
Devoir n°15 : Ne pas chercher un potentiel en journée.
Devoir n°16 : Ne pas ramener un potentiel en journée.
Devoir n°17 : Ne pas entrer sans l'accord du maitre des songes.
Devoir n°18 : Le tuteur à toute responsabilité sur son potentiel, si le tuteur ne respecte pas ces règles, il sera châtié.                                                       
Je relevais la tête lorsque j'eus terminé. L'anneau toujours en main, je posai ma question à Tari.


  • - Sa ne me dit pas pourquoi.
    - J'imagine que tu sais qu'il ne faut surtout pas parler de cet univers mais il y a une seconde raison qui nous pousse à y aller de nuit.
    - Laquelle ?
    - Le maitre des songes, Sir Harrington ne reçoit qu'à la tombée de la nuit.
    - Pourquoi à t'on besoin de lui ?
    - Il est le gardien du portail de ce côté-ci. Lui il s'assure à ce que rien ne rentre.
    - Et toi ?
    - Que rien ne sorte.

A ce moment, je me rendis compte que nous venions d'avoir une discussion dans le langage originel de Tari et que Nell n'avait absolument rien suivis de ce qu'il s'était dit. Elle ne dit cependant rien et semblait amusé plus que vexé. Je rendis donc l'anneau à Tari et nous finîmes par revenir au village abandonné. Nous retrouvâmes Prisca et Flehmen au bord de la falaise, ils semblaient ne pas nous avoir remarqués. Tari s'approcha alors très doucement d'eux, tentant un coup en traitre. Flehmen l'avait remarqué mais fit mine de n'avoir rien vu. Prisca continuée à regarder le paysage, elle ne soupçonnait absolument rien. Tari continua d'avancer très doucement et dès qu'elle fut à sa hauteur elle leva légèrement le bras. Nous attendîmes, j‘étais persuader que Prisca l'avait déjà repérer et qu'elle contre-attaquerait en temps voulu. Tari finitar s'abaisser et envoya une grosse pierre sur celle qui m'avait amené jusque là. Déçue par cette dernière, elle tomba pitoyablement de la falaise. Fière de son coup, Tari retint un rire. Prisca réapparut à peine quelques secondes plus tard, accroché au bord.


  • - Ce n'était pas très gentil sa.
    - Vengeance !
    hurla-t-elle.
    -  C'est ce qu'on va voir! Ricana-t-elle.
    - Je t'attends !
    - Au fait, changea t'elle de sujet, tu leurs à parler de cette nuit ?
    - Légèrement.
    - Bon.

La journée passa lentement après sa. Entre promenade, manger, discuter et somnoler, nous n'avions rien à faire. Les teintes orange du soleil couchant nous indiquèrent le peu de temps qu'il restait avant la tombée de la nuit. Cette journée fut ma dernière dans ce monde-ci. J'avais hâte de découvrir cet endroit inaccessible. Cet endroit décrit avec tant de beauté et d'envie par tant de personnes. Depuis que je savais que j'allais y vivre, je me suis mainte fois surpris à l'imaginer. Je voyais le genre de monde que l'on pouvait lire dans les livres ou voir en représentation. Mais j'étais cependant certain qu'il ne se rapprochait d'aucune de mes idées.
Nos deux tutrices nous rapportâmes de quoi manger avant le « grand départ ». Encore un lapin, plus petit que l'autre mais tout aussi délicieux. Elles discutèrent entre elle, enfin Tari discutait, Prisca se contenter d'écouter. Nell ne dit rien non plus et je ne fus, pour une fois, pas tenter par la parlotte. La nuit fit place au jour et recouvrait tout l'espace de son épais voile sombre. Quelques étoiles timides firent leur apparition dans l'obscure clarté du ciel et de fins nuages masquèrent la belle dame *1.

L'atmosphère se rafraichit peu à peu, une brise s'éleva en douceur. Les lampadaires s'allumèrent soudainement d'une lumière blanche. Il ne s'agissait pas d'une simple ampoule, d'ailleurs il n'y en avait pas, mais d'une flamme venue d'ailleurs. Tout le village s'éclaira ainsi, comme s'il s'éveillait. Je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais lever. Mes yeux étaient restés bloquer sur le feu du réverbère enchanté. Spectre était envoûtant la nuit, là où il ne semblait y avoir aucune vie, nous vîmes d'étrange créature se promenaient dans la ville. Ils semblaient virtuels, comme si seul leur esprit était présent. Ils avaient tous de quoi surprendre, chacun était différent, certain difforme, gros, terrifiant d'autres grands, beaux, accueillants. Prisca s'était approchée de moi.


  • - -Ce sont des folks.
    - Tari m'avait dit qu'ils ne devaient pas être là.
    - Nous ne sommes déjà plus dans Galindore.
    - Où sommes-nous alors ?
    demandais-je sans me retourner.
    - Dans un des nombreux inter-mondes reliés à Folklore.

Tari nous rejoint alors, elle souhaitait nous faire visiter le village une fois animé. Les folks ne remarquèrent pas notre présence, d'ailleurs ils nous ignorèrent lorsque nous progressâmes sur le chemin au centre des masures. Ces dernières semblaient s'être reconstruite en une nuit, elles n'avaient plus l'apparence d'épaves au moins mais conservaient tout de même un aspect répulsif.
Tàri s'arrêta devant un bas, sans doute le même que celui décrit par Esmère. Tari dû forcer la porte en bois pourrit. Elle pénétra sans trop de difficulté et s'adressa en premier lieux à un folk du comptoir. Ce dernier, d'apparence massive à la peau légèrement bleuté, la retint à peine quelques secondes. Elle s'était alors retourner vers un Folk à l'apparence féminine, dont le visage invisible ne permettait une réelle distinction. Le folk à ses côtés était d'apparence élégante, costume blanc, verre de cocktail et masque de bal. Il aurait aisément pu se confondre avec un quelconque gentleman. Tari nous revint plus ou moins rapidement et apportait ce que Prisca désirait sans doute entendre.


  • - Il est a l'entrée du cimetière. Lâcha-t-elle.
    - Comme c'est original. Ironisa-t-elle.
    - Qu'attendons-nous ?
    - Rien du tout.

C'était fou comme ils nous ignoraient. J'avais l'impression d'être aussi transparent qu'eux. Je me demandais d'ailleurs s'ils percevaient ceux qui ne proviennent pas de Folklore. Je regardais Nell, émerveillait par ce qu'elle voyait. Sans doute était -elle tout aussi exciter que moi à l'idée de la vie qui nous attendait. Je ne me lassais pas de les admirais, leurs couleurs et leur apparence si singulière. Je suivais nos tutrices sur le petit chemin traversant le village. Il me semblait que le cimetière se trouvait à la périphérie du village. Déjà, les réverbères avaient disparus, et la lumière par la même.
L'obscurité de cette nuit où la lune s'était dérobée, me fit perdre l'équilibre. Je ne voyais pas où je marchais tellement il faisait sombre. Il n'y avait pas suffisamment de visibilité pour prétendre apercevoir quelque chose. Je cru même m'être retrouver dans un manoir car pendant quelques secondes, mes pas résonnèrent comme ils l'auraient fait sur du plancher. D'ailleurs l'écho disparut lorsque je sentis à nouveau mes pieds s'enfoncer dans la terre.

  • - Nous y sommes presque ? demandais-je.
    - Oui. Répondit une des deux filles.
    - J'espère.
    Murmurais-je.

Et en effet, il m'aurait fallu attendre dix petites minutes avant de percevoir à nouveau les rayons blancs de la belle dame. Je jetai un regard en arrière, les lumières du village de spectre ne transpercèrent pas l'obscurité que nous venions de traverser. Il n'était plus visible à présent et en face de nous se trouvait ce qui devait être le cimetière. Il n'y avait pas de grille et les tombes étaient disposer en ranger parfaitement aligner. Je me demandais qui pouvait bien être enterré ici, ou même qui voudrait. Une belle pancarte blanche au cadre noir était plantée à l'entrée. Le mot « pelï el gyrth » y était inscrit dans une belle calligraphie. Tari s'était mise en évidence à la lumière de la lune.


  • - Harrington ? lança-t-elle.

Quelque chose se détacha d'une des roches de la montagne. L'individu tournait la tête dans notre direction, je me suis senti comme une proie face à cet étrange inconnu. Après un temps de réflexion, il s'avança vers nous de son intrigante démarche. Je me souvins alors de la description qu'en avait faite Esmère dans son journal :   « je vis passer à quelques mètres de moi , Lucie en compagnie d'un individu bien spécial .Il se promenait sur un pied , ses mains étaient plutôt longue , ses ongles long et noir .Quant à son corps, il était très fin et se tortillait avec élégance. Sa tête était ronde et grise (A moins que ce ne soit les reflets de la lune) il n'avait qu'un œil noir visible, l'autre était masquer par un vêtement sombre. S Il maintenait un grand sourire où l'on pouvait voire apparaitre une rangée de dent en désordre et de forme pointue. Son grand chapeau lui donnait une allure civilisé. » Le folk, gardien du portail de Folklore était à présent à quelques pas de nous. La lune conformait alors la description du journal. Aussi beau que rassurant, je me suis aussitôt méfier de lui. Il ne semblait pas du genre à se laisser approcher. Il soupira et nous dit de sa voix grave.


  • - Lui-même.
    - Nous devons faire entrer de nouveaux eldaryens.
    - Je ne peux pas faire passer les humains.
    Dit -il très lentement.
    - Mais ils n'en sont pas. Intervint Prisca.
    - Pardonnez-moi major. Il s'agit d'une troisième fois de trop.

Je ne comprenais pas bien où était le problème, mais sa semblait être suffisamment important pour qu'il nous refuse le passage. Ils s'éloignèrent, sans doute pour discuter sans que nous puissions les entendre. Ils restèrent longtemps à négocier, si bien que Nell et moi dûmes nous assoir dans un coin en attendant qu'elles reviennent.


  • - De quoi il s'agit à ton avis ?
    - Je n'en sais rien.
    Avouais-je.
    - Peut être qu'il faut être plus avancé dans la transformation.
    - Oui tu as peut être raison.

Je n'avais pas grand-chose à dire dans ces moments là. Mes pensées occupaient tout mon esprit et c'était surement la même chose pour Nell. Elle manqua de s'assoupir à de nombreuses reprises et la faim commençait à me cisailler. Les yeux river sur le ciel si noir avec pour seule source de lumière, cette lune fade et terne. J'en avais réellement marre d'être ici à attendre que le temps passe. Mais malgré mon manque de patience, je fini par m'endormir au côté de Nell. A notre réveil, les deux eldaryenne se tenaient devant nous à nous demander de nous lever. Encore sous l'effet de la fatigue, nous nous exécutâmes et suivîmes nos tutrices. Il faisait encore nuit, le temps ne semblait avoir aucune emprise sur ces lieux. Malheureusement, il en avait sur notre moral. Sir Harrington nous attendait au tournant de la montagne, là où devait se trouvait le portail. Lorsque nous fûmes arrivé, il posa ce qui pourrait être considérer comme une griffe, sur la pierre. Puis il traça quelque chose dont seul lui avait le secret. Lorsqu'il eut terminé, un halo de lumière bleu apparut et nous révéla le motif dessiné par le gardien. Un vortex apparut en quelques secondes et Harrington tendit la main, nous invitant à y entrer. Nell, entrainer par Tari, y pénétra en première, puis Prisca qui me regardait sereinement. Il ne restait plus que moi, je repris mon souffle et essayer de me mettre en tête que tout cela était bien réel. Je mis alors un pas devant l'autre et lorsque je passai ma main de l'autre côté, le gardien me retint par le bras.


  • - Ne fais pas les mêmes erreurs que tes deux successeurs. Ne cesses jamais de réfléchir.
    _ _ _ _ _ _ _ _
    *1 Dans les « contes de Galindore », la lune est nommée « la belle dame ».

 

 

 

 

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