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L'esprit

 

Voici le nouveau chapitre 2 =D dites moi ce que vous en penser =)

L'esprit

 

Nell s'assit à côté de moi après avoir ramasser le livre. Elle s'excusa pour la plume et me demandait comment j'allais. Naturellement je lui dis que j'allais bien même si ma tête me piquait encore. Elle posa ses mains douces sur ma tête pour m'enlever le torchon. Elle examina alors la plaie et me dit de venir avec elle, elle pouvait aisément la refermer avec ses dons de guérisseuse.  Je me suis donc lever, jeter un coup d'œil en direction des farfadets et prit le chemin du village. Les gens nous regardèrent comme si nous avions  fait un mauvais coup, enfin ils ME regardèrent. Nell était un peu l'enfant modèle du village. Elle me conduisit chez la chamane où se trouve toute sorte de baume et de sort de soin. Elle me fit assoir sur le divan et partit chercher un bouquin sur une des nombreuses étagères. Elle en sortit un énorme livre sur lequel était inscrit en lettre d'or «  Grimoire de la médecine pour jeunes guérisseurs ». Voyant mon expression, elle me dit.

  • - T'inquiètes pas, je ne l'ai jamais lu entier celui là, grand-mère m'apprend ce qu'il faut savoir.
  • - Comment peut-on écrire des trucs comme sa? Soufflais-je
  • - Par passion. Me dit-elle avec un grand sourire.

Elle le feuilleta quelques instants sur la table et se mit à côté de moi dès qu'elle eut trouvé la page qui l'intéressait. Elle me montra alors la « recette » et m'expliqua comment aller se dérouler le soin. Déjà elle va préparer le baume, puis en me l'appliquant sur le crâne elle récitera une incantation pour accélérer la cicatrisation. Pendant que je feuilletais ce livre qui m'ennuie assez, elle préparait le remède dans la salle adéquate. Celle où étaient réunis tout les ingrédients possible et imaginable pour permettre à la chamane et à sa petite fille de préparer leurs trucs magiques.

Une fois fait, elle revint avec une petite patte gluante et granuleuse dans un pot en terre, elle plongea sa main dedans et me mis ce truc froid sur la tête. Je me retins de ne pas lui enlever ses mains de mon crâne tellement c'était désagréable. Elle  se mit à parler une langue qui m'était incompréhensible et pendant qu'elle parlait, la peau s'étirait et me grattait. Sensation encore moins agréable, heureusement qu'elle ne dura pas bien longtemps. Nell reprit son souffle en se posant à côté de moi une fois le charme terminé. Ses longues boucles blondes retombait sur son visage, elle fermait les yeux et comme sa elle me fit penser aux farfadets de la « forêt de clein » décrite dans mes bouquins. Je ne la regardais pas pour ne pas passer pour un pervers ou pour ne pas avoir à recevoir ses réflexions. Elle se releva enfin et me dit à quel point user de la magie était épuisant. Pour refermer une simple cicatrice, me dit-elle, il y a des gens qui ont bien faillit y passer. Elle eut un rire en me disant que certain ont essayé de redonner la vie, ceux là n'ont pas dû aller bien loin me suis dis-je. 

Nous restâmes à la maison de la chamane et toute la journée nous avons feuilleter des grimoires et autres bouquins. L'un attira particulièrement mon intention. Il s'agissait du bestiaire des terres de Sidonia, on pouvait y voir une quantité impressionnante de bêtes à poil et pas toute de petite tailles. Kagallia, leeïon ou minorine. Ces titans sont considérer comme des divinités auprès des sidones. Mais tout sa ne sont que des légendes, personnes n'a jamais prouver leurs existences. Pourtant les détails présent dans le livre sont parfaitement plausible et ne peuvent avoir était trouver aux hasards. Je reposais donc le livre et en pris un nouveau, celui-ci avait pour nom «  conception et apprentissage des armes », intéressant pensais-je. Je ne perdis pas de temps à l'ouvrir, les pages jaunies par le temps étaient recouverte d'illustrations d'épées, haches, masses d'armes, poignards, dagues, flèches, lances et j'en passe. Les illustrations étaient d'un réalisme bluffant et les descriptions rattachées étaient complète mais écrite dans une langue incompréhensible.  En feuilletant un peu je suis tombé sur une épée vraiment magnifique, le dessin la représentais assez massive avec un rouge métallique sur le dessus. Il n'y avait pas de manches à proprement parler mais plutôt une sorte de poigne passant au centre de ce qui ressemblait à un manche justement.  On pouvait également la prendre au centre de la lame, il y avait des sortes de fente joliment « tailler ».   « Skelov angelion » était inscrit au dessus de l'illustration, il y avait un symbole à côté du nom. Discrètement j'arrachai la page et la mis dans ma poche en prenant soin de la plier comme il faut. Nell regardait un bouquin de sortilèges, elle semblait suffisamment concentrer pour ne pas avoir fait attention à moi. Un coup de fatigue me parcourant, je me suis lever et dis à Nell que je devais rentrer. L'après midi avait passé plus rapidement que je ne l'aurai cru et mon père devait m'attendre.  Elle me dit au revoir en amie et je partie dans la pénombre de la nuit arrivant. On y voyait encore assez pour ne pas avoir à sortir les lampes torches, malheureusement nous étions encore trop pauvre pour avoir de quoi installer des lampes électriques dans la rue.

Je suis alors retourné chez moi mais mon père n'était pas là. Je ne m'inquiétais pas, c'était assez normal en fait, il part souvent le soir, je ne sais toujours pas pourquoi cela dit. Je suis monté dans ma chambre et au milieu de tout mes bouquins, je me suis allonger sur mon lit. J'ai longuement scruté le plafond blanc de ma chambre. Je pensais à ma vie, ce que j'allais devenir et ce que les autres deviendront.  Je pense à beaucoup de chose de ce genre d'ailleurs, parfois il m'arrive d'avoir peur de la vie, d'avoir peur de ce qui m'attend au bout de la route. Où irais-je une fois ma vie terminer, que deviendrais-je ? Pourquoi y'a-t-il autant de chose sur terre et pourquoi et surtout comment avons-nous était créer. Tous pleins de questions que je me pose et qui me font de plus en plus d'effet chaque fois. Je me demande aussi ce que deviendront tous mes livres et qui les possédera. La lumière de ma lampe brille faiblement, j'ai peur qu'il n'y ait plus d'ampoule en bas pour la changer. Tant pis après tout, je me coucherai plus tôt ce soir et sa ne serait pas une mauvaise chose me suis dis-je. Mais avant je suis descendu me préparer un truc rapide et en peu de temps me voici de retour dans ma chambre. Je me suis donc placer dans les draps après un bref passage dans la salle de bain.

Je me suis rapidement endormis mais sa ne fut pas une nuit très agréable. Mon père en rentrant pendant la nuit à fait un tel boucan que le mur en avait tremblait. Il avait dû encore boire un coup de trop au bar du coin. Demain il faudrait que j'aille acheter ce qu'il manque à la maison, quelques provisions entre autre. Après avoir fais les taches quotidiennes du matin, je me suis habillé puis je suis sortie faire un tour. Le matin il y avait toujours une ambiance agréable et la rosée matinale diffusait sa fraicheur. Le village était déjà animait, il devait être huit heure et demie à en juger par la position du soleil. La grande horloge du clocher avait confirmé cette hypothèse. Une voix m'interpella de derrière une masure.

  • - TiensWili! tu veux bien venir un instant?
  • - Bien sûr. Lâchais-je
  • - Que puis-je pour vous? lui demandais-je après m'être avancé vers elle.
  • - Veux-tu bien m'aider à rattraper ces poules?
  • - Pardon?
  • - Une fouine est venue cette nuit et cette saleté à saigner quatre de mes poulets. Malheureusement je crains fort qu'un renard soit aussi passé par là vu l'état du grillage.
  • - Mais les renards ne creusent il pas de trou?
  • - Ouais ben peu importe, j'ai les trois quarts de ces volatiles qui se sont littéralement envoler et...
  • - C'est bon, je m'en charge.

Je me suis alors avancer vers l'enclos grillagé et ai constaté les dégâts causé par l'animal. Je suis alors entré par la petite entrée et en m'abaissant je constatai qu'il y avait de long poil blanchâtre attaché au grillage. Je ne connais pas de bête possédant ce genre de fourrure. Je me suis alors relever et ai regardé comment les volailles sont morte.

  • - Qu'est ce que tu fiche bon sang?
  • - J'essaie d'identifier la bête, un renard qui défonce un grillage sa me parait bizarre.

J'ai reporté mon attention sur la bête et, comme déçu, je vis également les petits trous dans le cou rappelant la technique de chasse de la fouine. Je ne lui dis cependant pas que j'étais d'accord pour la fouine mais le coup du renard sa n'est pas possible. Sans la faire languir plus longtemps, je suis sortie de l'enclos et me suis diriger derrière les arbres entourant le village. Pas de caquètements ni même de bruit d'ailleurs. Je me suis approché sans faire de bruit dans le petit bois. Les lieux étaient sûrs, s'y aventurer ne relevait pas d'un acte héroïque. Je le cru du moins jusqu'à ce que je me suis sentis comme observé. J'avais la pénible sensation d'être suivi de loin. Un cri se fit entendre du fin fond de la forêt, un cri aigu et court. Tout me portait à penser qu'il s'agissait d'une de ces stupides volailles mais quelque chose me disait que c'était autre chose. Je me suis alors avancé, seul le bruit de mes pas retentissait dans les bois. Même le vent ne soufflait pas et l'habituel froissement des feuilles était absent. Tout était très calme et s'en devenait inquiétant. Jugeant qu'aucun bête à plume ne se trouvait dans le secteur, je me suis retrouver et c'est là que j'ai cru apercevoir une silhouette. Je suis resté sur place quelques instants avec les battements accélérer de mon cœur pour seul preuve d'existence.  Rien ne se produisit alors et c'est après avoir pris mon courage à deux mains que j'ai marché vers la silhouette caché. Ce fut un chat qui en sortit, un chat de gouttière aux apparences de chat de salon me suis dis-je. Je le chassai d'un signe de la main mais ce dernier ne sourcilla guère. Au contraire il s'avança dans ma direction, j'eus un mouvement de recule quand son dos se arqua avant de voir son poil se hérisser.  Je dû bien admettre qu'il était plutôt menaçant. Ce dernier se mit alors à courir dans ma direction et tenta de se jeter sur moi. Je l'esquivai de justesse mais ce dernier reprit de plus belle avant de se transformer en un lynx boréal. Cette fois ci je ne réfléchis plus et courus dans toutes les directions qui s'offraient à moi. Le félin ne me poursuivait pas au sol mais dans les arbres. Ce dernier atterris à côté de moi et me griffa au passage.  Je me suis précipité sur le côté entre deux arbres mais mon asseyant changea à nouveau de forme. Cette fois ci il prit l'apparence d'un puma adulte.  Je n'aurai su expliquer par quel miracle une poule se trouvait près de moi. Heureusement mourante au creux de l'arbre. Je pris soin de l'achever d'un tour de cou et la balança sur le félin. Je suis à nouveau repartie en courant en espérant ne pas être suivi. Un bruit de branche cassante provenant des hauteurs me fit accélérer le pas. Une racine légèrement relever me fit trébucher et je me suis cogner le genoux sur un rocher. Je retins un cri ne souhaitant guère faire venir d'autres personnes ici. Heureusement le village était à deux pas maintenant. Je me suis alors relever difficilement et en rassemblant mes forces je me suis élancer en dehors de la forêt. Je suis  tombé à genoux dans l'herbe mouillé, j'ai arraché un morceau de mon t-shirt pour panser les griffures.  Les gens me regardèrent alerter et se précipitèrent sur moi.

  • - Qu'est ce qui s'est passé?
  • - Oh mon dieu son bras? cria une femme
  • - Emmenez-le vite auprès de la chamane!
  • - Tenez! Enëllya arrive!

En effet, la petite fille de la guérisseuse était à son habituel stand de potion du marché du village. A cette période de l'année, il y a beaucoup de visiteurs des villages voisins qui viennent. Elle tente toujours de vendre ses produits. Le village était pauvre et il fallait bien vivre. Toujours est-il qu'elle avait confié le stand à Eliade, une fille qui attire tout les garçons du coin. Elle jeta un œil à mon bras et me dis que comme sa elle ne pouvait rien faire. Il fallait qu'on rentre chez elle et qu'elle se serve de ces talents de guérisseuse.  Un homme me remit de bout et Nell me prit par l'autre bras pour me soutenir.

  • - Il y avait un chat bizarre dans cette forêt. Je ne sais pas d'où il sort mais il pouvait changer de forme.
  • - Quoi?
  • - Oui oui je te dis, c'était horrible. D'abord un chat de salon puis un lynx et enfin un puma.
  • - Mouais tu devrais peut être te reposer un peu.
  • - Mais je t'assure! la mère Polanski ma demander d'aller chercher ses poules dans la forêt et c'est là que j'ai vu ce truc!
  • - Nous demanderons à ma grand-mère...
  • - Hey! ce n'était pas un renard, c'était un truc bien plus gros! dus-je interrompre Nell en voyant la mère Polanski dans son poulailler

Cette dernière, surprise par mon état, ne soufflait mot. Elle me dévisageait sans cligner des yeux. Je détournai la tête et regarder le village se tournait vers moi. Nell n'aimait pas vraiment être au milieu de tous les regards mais puisque c'était moi qu'ils regardaient, elle n'avait pas à se cacher.  Néanmoins j'essayais d'accélérer le pas pour qu'elle se sente à l'aise. Nous traversâmes donc le centre et nous rendîmes à la périphérie du village. Là où se trouvait la demeure de a chamane avec pour seule végétation, un vieux saule sans feuille près de la fenêtre de la façade Est. Elle poussa la porte et nous entrâmes silencieusement. La chamane était là, un fumé délicieux me parvenait de leur cuisine. Visiblement le repas du midi était déjà dans les fourneaux. Nell l'appela et elle dit arriver dans quelques instants. Nous  nous étions installés dans les sofas et nous ne dîmes rien en l'attendant. Lors de sa Naturellement elle me demanda ce qu'il s'était passé et je lui expliquais en détails l'histoire du chat et pourquoi je suis entré dans la forêt.  Elle m'écouta avec beaucoup d'attention et à aucun moment un sourire ne brisa ses lèvres sèches. Lorsque j'eus terminé, elle poussa un soupir avant de me dire  ce qu'elle pensait de la situation.  Elle me dit qu'il s'agissait sans doute d'un esprit, qu'il n'était pas si rare que sa d'en voir. Cependant elle ne saurait expliquer les changements de forme du félin.  Comme je n'avais plus rien n'à raconter, elle jugeait bon de passer aux soins et malheureusement j'allais à nouveau recevoir cette pâte gluante et froide. Mais avant la chamane regarda mon bras et celle-ci fronça rapidement les sourcils en regardant la plaie. Elle ne fit pourtant  rien de plus et après un bref instant elle repartir avec Nell préparer le soin.  

Je ne les revis qu'au bout d'une bonne demi-heure et mon bras ne me lançait plus autant. Mais le soin n'avait rien à voir avec la pâte verte et froide de Nell. Celui-ci était liquide, opaque et fumant, je vis Nell sortir un bandage derrière la chamane. Elle mit une bassine en dessous et fit signe de tête à sa grand-mère qu'elle pouvait y aller. La vieille femme me prit alors le bras et versa le liquide chaud au niveau des entailles. Aussitôt je sentis une vive déflagration dans les chairs et c'était comme si le félin m'avait griffé une seconde fois. Fort heureusement la brulure ne dura guère et la plaie s'était presque aussitôt refermer. Un remède bien plus efficace que l'autre pensais-je mais peut être moins conseillé pour les âmes sensibles. Il valait mieux une pâte froide et visqueuse qu'un liquide bouillant et ça n'importe qui vous le direz.  Soulager que sa soit terminer, je me suis lever pour partir mais la chamane tenait à ce que je reste pour le déjeuner. Après tout pourquoi pas pensais-je, vu la nuit qu'il à passer, mon père devrait dormir au moins jusqu'à midi. Je lui demanderai comment s'est passé sa soirée. Il était à peine 10h00 et je n'avais pas vraiment faim, Nell me demanda de l'accompagner dans la forêt privée de la chamane, à quelques pas du village. Il leur fallait de nombreuses choses, je me suis dit que sa pourrait faire passer le temps et m'apprendre deux trois choses sur leur métiers et c'est ce pourquoi j'ai accepté. Elle s'était munie d'une faucille, d'un sac, et d'un couteau. Elle me donna également de quoi couper les plantes mais elle me fit une fiche avec illustrations de ce que je devais chercher, histoire d'être sûr que je ne me trompe pas. Nous descendîmes le long du chemin et traversâmes la petite allée qui séparait le village de la forêt. Nous nous enfonçâmes dans les bois, ceux-ci était sécurisé, je ne risquais pas de me faire attaqué comme dans l'autre. Là nous cessâmes nos bavardages et commençâmes la cueillette.  Nell avait déjà repérer quelques plans près d'un arbre, il s'agissait de girontules apparemment. Ces fleurs sont facilement reconnaissable grâce à leur bulbe entourait de fines lianes.  Je regardais alors ma liste et les dessins qui y étaient rattachés. Je cru alors trouver un des ingrédients de la liste. Le champignon se trouvant au pied de la buche y ressemblait drôlement. Un fera cyan visiblement. C'est assez drôle, il suffit que la marque noire du chapeau soit dirigée vers l'est pour qu'il s'agisse d'un champignon toxique. Manque de chance, ceux là le sont tous. Je partis donc encore un peu plus loin dans les bois. Le chant des oiseaux était bien présent, ils acclamaient la nature par leur cri et leurs danses aériennes. Au pied d'un grand chêne, le plus grand des bois, se trouvait une petite fosse. Et dans cette fosse se cachait une incroyable petite fleur. On l'appelle la « belle-des-fosses », elle ne s'ouvre qu'en été, là ou l'humidité est le moins présent, ses fleurs ont un pouvoir de régénération très puissant.  Nell l'a décrite comme la fleur la plus rare de la région. C'est pour cette raison que je l'ai appelé, histoire d'être sûr que je ne me trompais pas.

  • - Ouii s'en est une! Bravo Wili!
  • - Merci.
  • - Alors je vais la cueillir, essaie d'en trouver d'autre. M'a-t-elle dit d'un air enjoué.
  • - D'ac.

Je suis alors reparti vers d'autres plants et d'autres champignons. Je suis tombé sur un arbre très spécial, ses fruits ressemblait à des gousses et était de couleur rouge. Au touché, ils paraissaient remplis de jus et leur textures étaient poisseuse. Il n'était pas mentionner sur ma liste, mais j'avais envie d'en prendre un, juste par curiosité. Nell qui était à côté, me vis en cueillir une et se précipita aussitôt sur moi. Je n'eus même pas le temps de l'arracher de la branche, que nous nous retrouvâmes tout deux à terre dans l'herbe mouillée.

  • - C'est toxique... souffla t'elle
  • - Je n'avais pas l'intention d'en manger.
  • - Alors pourquoi tu l'as cueilli? s'énerva-t-elle.
  • - Juste pour voir.
  • - Mais mais mais ... pour voir quoi?
  • - Comme sa, juste un élan de curiosité. Sa ne t'ai jamais arrivé?
  • - Non. Dit-elle sur un ton catégorique.

Nous nous relevâmes alors, elle me dit qu'il ne lui rester que deux plantes, pour ma part il m'en rester quatre. Nous échangeâmes nos listes et partîmes à la recherche des ingrédients. Une heure passa et nous en avions enfin terminé. Il devait à présent être 11h30 et la chamane nous attendait pour diner. Nous quittâmes le bois privés, reprîmes les sentiers et remontâmes jusqu'à la maison de la chamane.

Nous lui avons déposés les plantes et autres ingrédients sur sa table de travail, dans la pièce voisine de la cuisine. C'était la première fois que je rentrer ici. Il y avait un petit couloir descendant et au bout de quelques mètres nous entrâmes dans la salle protégée de la chamane. La pièce était circulaire et les étagères qui recouvraient les murs l'étaient elle aussi. Il y avait une échelle à roulette permettant sans doute de voyager entre les différentes voliges sans avoir à déplacer l'échelle manuellement ou à marcher. Partout, il y en avait partout et sur chaque étagère il n'y avait pas que des plantes. Des bocaux d'insectes vivant, des rongeurs totalement inconnus en cage de verre.  Des morceaux de roches empilés dans de grands tubes. Des liquides de toutes les couleurs, certains fluorescent, d'autre opaques, on y trouvait également des morceaux de parchemins enroulés prenant toute une façade d'étagères.  Mais ce qui rendait cette salle encore plus mystique c'était les cristaux ressortant de dans les murs. Nell me dit que cette salle souterraine à était creusé dans une mine de cristal, juste au dessous de la maison. Les roches qui forment le mur sont d'origine et le cristal est vrai. Naturellement personne n'est au courant et gare à moi si je vais raconter sa à quelqu'un. Mais Nell me faisait confiance et me dit que la chamane aussi.

Nell mit les plantes là où elles devaient être rangées, puis une fois fait nous retournâmes dans la salle à manger. La chamane s'assit et ce fut Nell qui servit le repas. Un truc qui sentait bon mais hélas avait une apparence déplorable. Par politesse je ne montrai pas mon dégout et mangeai sans rien dire. Une fois fini, Nell se leva et commença à débarrasser,  je voulu l'aider mais il était plus de midi et mon père devait m'attendre. La chamane le comprit bien et m'autorisa alors à quitter la table. Je les remerciai de s'être occuper de moi et les salua avant de m'éclipser par la grande entrée. En passant à côté du grand saule, j'eus une sensation étrange, une aura bizarre me parvint mais je ne saurai expliquer de quoi il s'agissait réellement. Je n'avais pas la prétention d'être courageux mais j'étais assez intuitif et lorsque quelque chose se passait autour de moi, généralement je le sentais. Je repris donc mon chemin et partit en direction du village.

Lorsque je passai à côté de la petite forêt, là où quelques heures plus tôt je m'étais fait attaqué par un esprit de félin, j'eus la sensation qu'il fallait que j'y retourne. Le temps était gris ce jour là, du moins il s'était couvert depuis mon agression. Je repensais à mon père et le fait que je devais aller le voir, mais quelque chose me disait qu'il fallait que je retourne dans ces bois. Je me rendis comte au bout de quelques secondes que j'étais resté piquer sur place à regarder la forêt en face du poulailler de la mère Polanski. Celle-ci était toujours là à chercher ses poules et son regard tournait vers moi m'avait quelques peu déstabiliser. D'ailleurs elle n'était pas la seule à me regarder, tout les villageois avaient les yeux rivés sur moi. J'hésitai, que devais-je faire ? Suivre mes intuitions ou retourner voir mon père à la maison ? Sans réfléchir, je fis un  tour sur le côté et partis en direction de la forêt. Les villageois me regardèrent et c'est lorsque je fus à l'orée de la forêt qu'ils se précipitèrent pour m'empêcher de partir. Pour leur échapper je me mis à courir, courir vite pour aller plus loin et retourner dans ces bois, là où dorment les esprits. J'ai courus, puis marcher et enfin me suis arrêter. Mais derrière moi, un bruit de pas se fit entendre, un ronronnement animal brisa le silence et manqua de faire arrêter mon cœur de battre. Il était là, l'esprit du chat m'attendait pour prendre sa revanche.

  

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