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La nuit à Panten

11.  La nuit à Panten

L'étreinte de la fille se relâcha et ses yeux encore emplit de larme se fermèrent à jamais. Prisca la posa par terre silencieusement et avec beaucoup de délicatesse. Des racines sortirent de terre et recouvrirent le corps de la fillette. A peine quelques secondes plus tard, les racines happèrent le corps et l'emmenèrent profondément sous terre. Prisca, dont l'apparence rappelait celle d'un mage noir, prit le soin d'éteindre l'incendie ravageant la maison faite de bois. La charpente résistait face aux flammes mais cela ne durerait que peu de temps. Les fumées noires montant au ciel et l'odeur de bois brulés finirait par attirait l'attention des voisins, sans compter les cris des victimes.  Je dû d'ailleurs presser l'eldaryenne, celle-ci s'occupait de faire disparaitre la totalité des corps après avoir joui du restant de leur karma. Elle n'avait pas répondue à mes appels et j'avais comme l'impression qu'elle souhaitait éviter de croiser mon regard. Peut être ne devais-je pas la voir sous cette apparence. Quoi qu'il en soit, je me suis détourner d'elle et j'ai marché en direction de l'auberge. Elle me rejoindra plus tard et j'étais certain qu'elle ne provoquerait pas d'autres scandales. Cette fois c'était justifier cependant.

Les rues désertes de la ville étaient d'une froideur à se couper les veines. Très peu de choses m'inspiraient dans ces lieux lugubres. Du coin de l'œil, je cru apercevoir de sombres provenant d'une rue à ma droite. Peut être un animal pensais-je, mais inquiet par ce que pouvait être la « chose », je me suis arrêté et j'ai écouté. Seules les feuilles trainant sur les pavés, gigotaient et s'agitaient en rythme avec le souffle de la brise. J'ai attendu encore quelques instants et comme rien ne bougeait, j'ai repris mon chemin. Je ne regardais pas les rues mais mes pieds, une vieille habitude de famille. Sans doute à cause du fait que nous ne savons pas où regarder ou peut être est-ce la peur de regarder une personne de travers. En fait je ne savais pas pourquoi mais c'était comme un automatisme. Je me suis retourné, pas de Prisca en vu sans doute était-elle toujours là-bas. Ou alors a-t-elle choisie de se cacher quelque part cette nuit, le temps de se reprendre.

Cette nuit, je dois avouer qu'elle m'a prouvé ce dont elle était capable. Les légendes courant à son sujet sous le nom de Pr Loamsdown sont largement croyable lorsqu'on la voit à l'œuvre. Je me demandais si je ne ferai pas mieux d'arrêter l'aventure ici. J'étais certain que jamais je n'allais renoncer à la moindre occasion de réaliser mes rêves, mais pas sous la pression d'un tel danger. Il lui suffirait d'un simple mouvement, en une fraction de seconde elle serait capable de le faire. Peut être a-t-elle déjà songé à ma mort. Je ne peux pas croire qu'elle me veuille du mal, il faut dire qu'elle est sympa avec moi et que même si parfois elle a des humeurs, je ne peux pas croire qu'elle puisse me blesser.  Un bruit provenant à nouveau de la rue m'alerta,  fracas de bouteille en verre accompagné de roulement de canette et de carton. Une poubelle déchirer par un chat me suis dis-je puis j'ai entendu ce bruit familier de respiration et ces griffes éraflant le sol. Flehmen, sous une apparence de puma, apparut devant moi. Je l'observais se pavanait au milieu des petits immeubles. Sa ne pouvait être que lui, les pumas ne peuplent pas les forêts du pays, il fait trop froid ici pour ces bêtes là. Je l'appelais puisque ce dernier ne semblait pas m'avoir vu, il tourna brusquement la tête dans ma direction et s'avança vers moi.

  • - Pourquoi n'es tu pas avec elle?
  • - Elle ne m'écoutait pas et je pensais qu'elle allait me suivre.
  • - Je vais la rejoindre.
  • - Pourquoi? qu'est ce qu'il y a?
  • - T'occupe.

Il m'échappa et disparut dans l'obscurité de la nuit. La faible lumière des lampadaires offrait une visibilité réduite mais suffisante pour ne pas se perdre. L'auberge était encore loin, je n'ai pas voulu me presser, au fond je voulais aussi partir la rejoindre mais jamais je n'arriverai à suivre l'allure du félin. Et aussi, comment savoir où elle se trouvait en ce moment ? J'aurai peut être dû rester auprès d'elle en fin de compte. Finalement l'auberge apparut et c'est en trainant des pieds que je me suis diriger vers elle. La porte était ouverte et il y avait du mouvement à l'intérieur. J'ai passé ma tête discrètement par la porte d'entrée. Les gens discutaient à une table, ils formaient une ronde et c'est la raison pour laquelle ceux situé en face me remarquèrent. Comme ils me virent je me suis pleinement montrer et le patron de l'auberge poussa violement sa chaise pour se jeter sur moi. Là les  autres le retinrent, lui demandant de se calmer. Ils me lançaient tout un tas d'injure, ne comprenant pas la situation, je demandais aux autres ce qu'il se passait.

  • - Nous avons retrouvé le corps sans vie du restaurateur.
  • - Mais qu'est ce que sa a à voir avec moi?
  • - Je sais que c'est toi qui l'as empoisonné! hurla le patron.
  • - Hey, non j'ai rien fais!
  • - Ne me mens pas!!
  • - Calmez-vous!
  • - Je suis sûr que c'est lui, il est le dernier à avoir était en contact avec lui!

Je tentai de me remémorer la scène. Il parlait surement de ce matin lorsqu'il ma prit à part pour me parler de ces pièces. Il m'avait donc montré les pièces d'or et m'avait demandé d'où elle provenait. Je lui dis que je n'en savais rien puis, elle est arrivée.

  • - Tu va me le payer! lançait-il.

Merci Prisca, pensais-je. Elle l'a empoisonné si j'ai bien compris, un peu risquer comme méthode. Efficace cependant mais elle aurait pu attendre qu'on parte pour le faire. D'ailleurs elle aurait dû bien le cogner pour lui faire oublier les événements récents. Il l'aurait dénoncé de toute manière...

  • - Je te préviens que je vais te faire subir le même sort.
  • - Je vous en prie calmez-vous. Avait dit une femme.

Je ne pense pas qu'elle a réellement réfléchit à ses actes. Sans doute une pulsion, ce type m'avait l'air détestable. Elle a bien fait finalement, à Panten ils m'ont tous l'air étrange et si peu humain. Je m'étais également demander comment elle avait pu l'empoisonner sans qu'il ne s'en rende compte. Il n'aurait pas bu quelque chose qui se serait trouvé à proximité d'elle.

  • - Hey oh, tu m'écoutes?

Ou alors elle l'a hypnotisé. Je me demandais seulement si ce mot avait le même sens que celui que je lui donnais. J'ai réfléchis quelques instants à une autre alternative mais je ne vois pas ce que pouvait être l'autre définition. Non, il a était suffisamment stupide pour boire le breuvage. Une autre question se posait à moi, où allais-je dormir ce soir. Je pense qu'il essaierait de m'éliminer si jamais j'essayais de rester ici. Pour lui je suis le suspect numéro 1 après tout. Je me suis retourné vers lui, il me lançait toujours ses injures et les autres tentèrent en vint de le retenir. Je l'ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit que je n'avais rien à voir avec la mort de son assistant. Comme contrôler par toute la fureur qu'il possédait, je le vis se libérer de l'étreinte de ses compères.  L'animosité dont peur faire preuve l'homme est impressionnant parfois. Je n'eus d'ailleurs pas vraiment eu le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait. Le souffle couper, je sentais sa poigne puissante me serrait le cou. Les autres se précipitèrent sur lui et tentèrent en vint de le raisonner. Maintenant contre le mur de l'auberge, je vis son regard meurtrier me fixait de toute son intensité. Je me débâtais bien sûr mais que faire face à une telle bête. La respiration bloqué, je faiblissais à chaque seconde. Une voix familière s'éleva des profondeurs de mon âme. Je l'avais déjà ouï, elle m'avait déjà aidé mais je ne saurai dire où. Une voix amicale, une voix masculine et assuré. Elle me disait de sentir les vibrations, de sentir la terre. Je me sentais divaguer, il continuait à serrer et maintenant il frappait. Peut être faiblissait-il, lui aussi. La voix me guidait à travers la douleur, je n'entendais qu'elle, elle était rassurante et chaleureuse.  Puis j'ai ressentis l'espace qui m'entourait, quelque chose de froid monta en moi. Elle se dispersait dans tout mon être et me procurait une sensation de puissance. L'espace d'une seconde je me cru capable de me libérer. Seulement, mon attention se relâcha et cette sensation s'était dissiper en un clin d'œil. L'air me manquait, j'inspirai chaque fois que je le pouvais, mais c'était insupportablement douloureux.

  Il eut un moment de faiblesse et j'en ai profité pour lui coller une bonne droite. La puissance de mon coup le fit voltiger littéralement, je ne m'en étais cependant pas rendu compte, m'attardant plutôt sur mon cou. Je me tenais la gorge tout en suffoquant, quelques personnes sont venues me demander si j'avais besoin d'aide et d'autres relever le patron au nez ensanglanté. Encore conscient de ce qu'il venait de prendre, il m'avait lancé un regard de haine que j'eus du mal à encaisser. Je suis alors ressorti de l'auberge sans rien dire, comme fuyant les regards d'autrui.  Dans la nuit froide et obscure, j'ai marché sans savoir où aller ni ce que j'allais faire. Le chant de l'eau ruisselante m'indiquait qu'une petite fontaine se trouvait dans le coin. Elle se trouvait  en effet au centre d'une petite place, il n'y avait aucun motif, aucune statue l'égayant. Elle était même fissurer et sa se ressentait au niveau du clapotis de l'eau. Je n'aurai jamais cru être aussi admiratif d'une chose aussi commune. Elle à du traverser les âges, subir les violences du temps. Elle était briser et à bout de souffle mais elle était encore là. Elle était juste là, si banale, si simple mais si étonnante.  

  • - On l'appelle la fontaine de bonne espérance. C'était cette voix! c'était la voix! celle qui me guidait quand j'étais en danger.
  • - Pardon?
  • - Du moins c'était comme sa qu'on l'appelait autrefois. Elle fut briser il y a bien longtemps et n'est plus aujourd'hui qu'un objet de décoration d'une ville salit par ses habitants.
  • - Mais, d'où est ce que tu me parles?
  • - Je suis là mais pas assez fort pour me matérialiser à côté de toi.
  • - Tu es quoi au juste?
  • - Ce que tu veux que je sois, je n'ai pour forme celle que tu désire que je possède.
  • - Sa fait un moment que je t'entends, j'aimerai savoir où tu es.
  • - A côté de toi.

Je regardais alors autour de moi,  Je n'avais pas la sensation d'être observer, ni même de sentir une présence. Il me dit alors qu'il était normal que je ne puisse pas le voir, qu'il était en quelque sorte lié à mon esprit. Il était même capable d'entendre mes pensées mais moi je ne pourrai entendre les siennes qu'après qu'il se soit matérialisé. Nous avons donc discuté auprès de la fontaine, il me dit d'où il venait, ce qu'il était et la forme qu'il avait une fois matérialiser. C'était un renard apparemment mais il pouvait changer de forme. Il m'avait demandé de lui trouver un prénom mais ne sachant que lui donner pour le moment, je lui avais dis que j'allais réfléchir. L'horloge fixait sur la grande église indiquait trois heures du matin et Le renard me dit de retourner voir à l'auberge. Le corps de l'homme y était toujours, dans l'arrière cuisine près de la salle où j'avais discuté avec lui la veille. Je n'avais pas envie d'y retourner mais il me dit d'y aller, que c'était important.

Je me suis donc lever du rebord de la fontaine et me suis diriger sans envie vers l'endroit qui me repoussait le plus au monde en ce moment. Les lumières étaient éteintes, les portes et les volets clos. Je m'y suis approcher discrètement, le chef d'auberge dormait au rez-de-chaussée, sa chambre se trouvait à proximité de l'entrée.  La porte de derrière était ouverte, c'était par là qu'on était entré avec Prisca la nuit d'avant.  Je l'ai ouverte avec délicatesse et ne l'ai pas refermé. Le froid pénétra alors dans les lieux, je m'étais d'ailleurs demander si je n'aurai pas dû aller chercher mes affaires à l'étage. Mais quand j'aperçus la petite salle avec le bar, j'eus un élan de curiosité et l'idée de monter à ma chambre ne m'effleura plus.   La voix me disait d'avancer d'avantage, je suis passé devant le bar,  j'avançai à l'aveugle, les bras tendus vers un horizon si sombre.  En tâtant les murs, je suis arrivé à une clenche et la voix me dit de l'ouvrir. Je suis donc entré et après l'avoir refermer j'ai cherchée l'interrupteur d'une main tremblante. La lumière vint et les lieux se dévoilèrent à moi. A première vu, c'était un lieu normal, une cuisine tout ce qu'il y a de plus banal. J'ai donc marché entre les fourneaux et les tables de travail. Une autre porte se dressait au fond de cette cuisine, je l'ai repéré dès mon entrée, avant même que la voix ne me dise d'y aller.

Je me trouvais devant elle à présent, je n'aurai su dire quoi mais quelque chose m'empêchait de l'ouvrir. La main poser sur la poignée, j'hésitai, qu'allais-je voir et qu'elles révélations vont se jeter à ma figure ? La voix m'invita à calencher et sans réfléchir je le fis. Le corps de l'homme tomba à mes pieds mais celui-ci était loin de ce que j'avais imaginé. Loin d'être empoisonner comme je l'entendais, il avait un trou en pleins milieu du front, la plaie était noir, les veines noircies étaient visible jusqu'au cou.

  • - Mais qu'est ce qui a pu faire sa?
  • - Je ne sais pas mais il n'a pas était empoisonner comme nous l'on dit les gens de l'auberge.
  • - Ils auraient mentis?
  • - Il faut croire.
  • - Qu'est ce que sa m'apporte cette histoire, pourquoi avoir voulu que je vienne ici.
  • - Sa ne t'alertes pas de voir sa.
  • - Evidement mais...
  • - Ceci est la preuve que ta copine n'y ai pour rien.
  • - C'était pour sa?
  • - Son familier m'a demandé de te montrer une preuve et je l'ai fais. Maintenant on peut partir.
  • - Attend, tu aurais dû me le dire directement, je t'aurai cru!
  • - Je ne crois pas.
  • - C'est quoi qui a fait sa alors?

Il ne répondit rien. Me faire venir jusque là pour voir ce corps juste pour être sûr que je crois en son innocence. C'était idiot, j'étais au courant de quelques crimes et sa ne m'a pas empêcher d'accepter de venir avec elle. Si on me voit, c'est clair que je vais passer pour le parfait meurtrier. Même s'il est vrai que je suis déjà le suspect numéro 1, je ne tenais pas à m'attirer d'avantage d'ennuie.  Je me suis précipité vers la sortie sans remettre le corps dans le placard à balai. J'ai bien entendu pris soin d'éteindre toute les lumières et refermer toute les portes avant de m'enfuir pour de bon.  

  • - Dis-moi ce que c'est alors! je veux savoir!
  • - Je n'en sais rien. J'en sais autant que toi, Il ne m'a rien dit d'autre.
  • - Qui sa «il»?
  • - Flehmen.
  • - Ah...

Après avoir lâchait un long soupir, je m'en suis retourné à ma fontaine. J'avais comme l'impression d'y être en sécurité et je dois l'avouer c'était stupide. L'horloge indiquait quatre heures moins le quart à présent et il faisait de plus en plus froid. Le journal était resté dans la chambre, je n'ai rien à faire que de regarder l'aiguille faire le tour du cadran. Où était-elle à présent, je ne saurai le dire et la voix ne semblait plus décider à discuter. Je commençais à ressentir les effets de la solitude au milieu de cette ville endormi. La fatigue ne venait pas, le froid l'empêchait de s'installer. J'ai donc marchait à travers les rues, regardant chaque échoppes, chaque panneau et chaque maisons. Au bout d'une heure j'avais fais le tour du côté sud et je me dirigeai à présent vers l'est, là où se trouvait la maison qui, quelques heures plus tôt, était en flammes.  Quelques cendres volèrent et l'odeur du bois brulés se faisait toujours aussi forte. Prisca n'était pas là et je n'en fus pas surpris. Elle avait sans doute besoin de se reprendre. Je me suis assis sur un banc à proximité, ce dernier étant suffisamment éloigner de la maison, n'avait subit aucuns dégâts.  Je me suis assis et j'ai sentis la fatigue me prendre. J'ai fermé les yeux quelques instants et j'ai dormis près d'une heure et demi. Quelque chose m'avait  réveillé ou plutôt quelqu'un.

  • - C'est donc toi.

La personne avait une voix sereine, je ne vis pas son visage mais il s'agissait d'un homme. Je l'entendais à ses intonations. Il était derrière moi et me tenait la tête, qu'allait il me faire ?  Il posa alors une main sur mon front et me dit de me tenir tranquille, que sa n'allait durer que quelques secondes. Je ne me souvins pas de ce qu'il m'avait fait ce jour là et son visage m'était resté voiler. Peut être qu'un jour je saurai de qui il s'agit. Quoi qu'il en soit, j'ai retrouvé mes esprits quelques temps après, il faisait presque jour, il devait être six heures et demi. Une petite surprise m'attendait lorsque j'ouvris les yeux. Un beau renard de taille adulte était couché au pied du banc. Je posai ma main sur son pelage roux, il était si doux et si léger. L'animal s'éveilla à son tour, il me fixait de ses yeux noirs, j'y lisais une certaine incompréhension. 

  • - Je suis ton familier! me dit-il.
  • - Tu es la voix?
  • - Oui, c'est moi!
  • - Comment sa se fait que je puisse te voir?
  • - Il s'est passé quelque chose cette nuit, apparemment tu auras eu un p'tit coup de booste spirituel. Ricana-t-il.
  • - Qu'est ce que sa veut dire?
  • - Quelqu'un aurait stimulé ton potentiel, étant un eldaryen tu possède une réserve de magie que tu n'as pas pu exploiter jusque là.
  • - Et donc?
  • - Je me sers de ton pouvoir pour me matérialiser, en échange de quoi je t'offre mon pouvoir.
  • - Intéressant. Lançais-je, et quel est ton pouvoir?
  • - Il te procure l'immortalité. M'envoya Prisca.
  • - Tiens, te voila toi.
  • - Excuses moi de t'avoir laissé cette nuit mais je vois que tu t'en as bien sortis quand même.

Je lui fis signe de la tête que tout s'était plutôt bien dérouler, je ne lui contai cependant pas mon entrée à l'auberge et l'étrange visite de cette nuit. Elle avait retrouvé son apparence normale, cheveux blanc et yeux d'or ainsi que teint pâle. La Prisca de cette nuit s'en est allé et j'espère ne pas avoir affaire à elle. Le renard m'interpella à nouveau.

  • - Tu as trouvé mon prénom?
  • - Non attend, je n'ai pas tellement pu y réfléchir.
  • - Tu as eu toute la nuit. Grogna-t-il.
  • - Quoi que, j'ai un prénom qui m'était venu mais je ne sais pas si tu va aimer.
  • - Dis toujours.
  • - Fangh? c'est le prénom du héros de mon premier roman.

Il acquiesça d'un signe de tête, je cru même apercevoir ce qui pourrait être interpréter comme un sourire. Je lui tapotai la tête amicalement et c'est là que Prisca s'éloigna. Elle avait était chercher mon sac d'affaire et le livre d'Esmère, peut être a-t-elle remarqué le bruit qu'avait fait la mort de l'homme. Elle me fit signe de la main, il était temps de partir à présent me dit-elle. Je rangeai le livre dans le sac, m'étirai brièvement et j'allais vers elle accompagner de Fangh.

  • - Où étais-tu au juste? lui demandais-je après un moment d'hésitation.
  • - Je suis allé aider une vieille connaissance.
  • - Je la connais? ironisais-je.
  • - Non, mais celle qui l'accompagne, oui.

Je n'avais pas dit sa dans l'espoir d'entendre une réponse positive, bien que celle-ci ne le fut qu'à moitié. A cet instant Fangh me parla par la pensée comme il m'avait dit être capable de le faire. Il ne me dit rien d'intéressant mais souhaiter que je m'exerce à lui parler de cette manière. Mais je n'eus pas le temps de m'exercer qu'une petite voix féminine plutôt familière m'appelait de loin. Je la cherchais des yeux mais je ne vis personnes devant moi. L'attaque vint de derrière, une blondinette de petite taille s'était jeter sur moi.

  • - Nell?
  • - Je suis trop contente de te revoir!
  • - Mais qu'est ce que tu fais ici?
  • - Et toi alors?
  • - Je n'en sais rien du tout! riais-je en regardant Prisca.

Nell la salua, elle en fit de même et nous dit qu'elle revenait. Nous la regardâmes tout deux s'avancer en direction d'une fille allongé au coin d'un arbre, un chapeau de paille lui masquant le visage. Prisca lui lança une décharge d'énergie sous forme de boule. Nell la regardait d'un air paniqué, je la retins dans mes bras lorsque celle-ci s'était essayer à frapper sur elle.

  • - Calme toi, elle te réduirait en cendre si jamais tu l'énervais.
  • - Mais Tari n'a rien fait de mal!
  • - C'est celle qui t'accompagne?
  • - Oui!
  • - C'est une eldaryenne?
  • - Oui! bien sûr!

Les deux filles revinrent vers nous en riant. Voir son visage fendu par ce sourire dévoilant une rangée de dent parfaitement blanche me fit oublier celle qui parfois est de glace. Tari lui fit une tape dans le dos, je relâchai alors Nell qui se détendit dans mes bras. Cette dernière se précipita sur Tari, elles avaient l'air d'avoir de bonnes relations. C'était un peu plus délicat avec Prisca mais les choses allaient dans le bon sens avec elle. Elle m'avait d'ailleurs lancé un regard suivit d'un sourire en coin en voyant les deux filles s'étreindre. Elle reporta son attention sur son amie et la discussion qui s'en suivit avait attiré mon attention plus qu'il ne le fallait. Elle semblait comploter quelque chose, mais je n'ai pu saisir qu'une infime partie de la discussion, Nell me parlait en même temps.

  • - C'est donc lui.
  • - Oui, il a le profil parfait.
  • - Est tu sûre de ton coup cette fois-ci?
  • - Absolument.
  • - Bon.

Je fis mine de n'avoir rien entendu, elles ne semblaient pas l'avoir remarqué en plus. Pendant ce temps, Nell me parlait comme une vraie pie. Entre les questions sur mon départ, Fangh, la nouvelle couleur de certaines mèches de mes cheveux ou Prisca,  sa n'en finissait plus. Les retrouvailles furent aussi mouvementé que le petit voyage que je venais de faire mais sans doute moins que ce qui m'attendait. J'étais néanmoins très content de revoir Nell, je n'avais pas pensé que je pouvais ne plus la revoir. Nos relations n'ont pas toujours était très bonne, elles se sont affinés plutôt récemment.  Malgré sa elle est sans doute mon amie la plus proche.  Tari interrompit Nell en pleins milieu d'une question que je n'avais pas écouté.

  • - C'est donc toi le nouveau potentiel!
  • - Oui c'est moi. Lui répondis-je, étonné qu'elle ne se soit pas à adresser pas à Nell comme je l'aurai cru.
  • - J'ai hâte de voir de quoi tu es capable! me répondit-elle, enthousiaste.
  • - Je ne sais rien faire, pas encore.
  • - Allez! Ne fais pas cette tête! sa viendra!
  • - Tari contrôle le feu! Intervint Nell, comme fière de sa nouvelle connaissance.
  • - Hey! Fallait pas le dire! sa devait l'impressionner! Quoi que, si tu as vu la folle qui est derrière moi à l'œuvre, je vais paraitre minable.
  • - J'ai assisté à une scène qui m'a profondément terrifié en effet. Ricanais-je en jetant un œil complice à Prisca.
  • - J'ai quelque chose pour toi. Enfin on a quelque chose pour toi.

Pendant qu'elle s'absentait, je remarquai qu'il faisait plus ou moins gris. J'ai levé les yeux au ciel, les nuages était en effet si dense qu'il était impossible de déterminer où était le soleil. Pourtant il devait faire beau, du moins c'était l'impression que m'avait laissé le ciel d'hier soir avant qu'elle ne nous quitte. Un faucon fit son entré dans le ciel gris et terne. L'oiseau plongeait vers un lac d'une hauteur vertigineuse, puis il redressa sa trajectoire au tout dernier moment et seules ses griffes brisèrent la surface de l'eau, l'espace d'un court instant. Puis il s'envola en battant fort des ailes pour soulever le gros poisson qu'il venait de pécher. Je le regardais attentivement s'éloigner de nous, libre comme l'air et avantager par la nature. Tari revint enfin briser le silence qui s'était imposer depuis son départ. Elle me présenta deux objets fin enrobés dans du tissus jaunis par le temps. Elle me les tendit, je les saisi en la remerciant d'un signe de tête, puis les déballa avec délicatesse. Je découvris deux magnifiques poignards, l'un rouge, l'autre bleu. Leurs lames étaient d'une beauté, il se dégageait une aura qu'aucune autre arme ne possédait.

  • - Prisca m'a dit que tu savais t'en servir.
  • - Tu m'a vu m'en servir? m'étonnais-je.
  • - Sa n'est pas parce que j'avais les yeux noirs que je ne voyais rien.
  • - Oui mais tu semblais si concentrer.
  • - Je ne l'étais pas tant que sa, je me forçais juste à stabiliser mes pouvoirs au maximum.
  • - En tout cas merci.

Elle me gratifia d'un clin d'œil que personne ne remarqua. Tari me souriait  également et Nell voulu regarder les deux armes de plus près. Elle n'avait encore reçu aucun signe de sa transformation, mais sa devrait venir bientôt, j'ai entendu Tari le dire tout à l'heure. La connaissant, elle regardait surtout les détails de la lame. Des symboles y était inscrit et je vis bien qu'elle tentait de les traduire. Nous sommes repartis peu après, Tari et Nell venait tout juste d'arriver et s'était reposer pendant une bonne petite heure. Je pu discuter avec Prisca pendant ce temps, elle répondit à mes question avec beaucoup de patience. Notre prochaine destination était le village de Spectre, c'était à quelques jours de marche d'ici. Je réutiliserai surement Ox' pour aller plus vite, j'étais certain que Nell aimerait beaucoup.

 

 

 

 

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