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Le réveil

        

Le réveil

voila voila le nouveau chapitre de ma fic ^^ j'espère que vous l'aimerez =) , désolé si sa n'est pas très original pour le moment

Version réecrite du 07/11/09

Le réveil fut difficile. Je relevai difficilement ma tête, sans ouvrir les yeux. Des vertiges me prirent ainsi que quelques maux de tête. Je portai ma main à mon front, ce dernier était brulant, je ne pouvais l’expliquer. Je ne me souviens d’ailleurs pas de ce qu’il s’est passé la veille et mes pensées était trop confuse et ma tête trop douloureuse pour que je me tente à la réminiscence. Je me posai cependant la question de savoir dans quel endroit je pouvais bien me trouver et entrepris la décision de me relever. Je débutai par la pose de mes mains au sol afin de m’en servir comme appuie, sans vraiment anticiper sur la possibilité qu’ils puissent faiblir avant que je ne sois totalement redresser.  A peine eus je commencer à forcer sur ces derniers, qu’une douleur articulaire me parvient au niveau des poignets.

Mes mains dérapèrent sur le sol graveleux, entrainant l’entrée de quelques micro-cailloux dans la peau. Je m’étalai assez abruptement, ce qui n’arrangea guère mon dos déjà douloureux. Je n’ouvris pas les yeux,  je ne pouvais pas sans pouvoir bouger mes mains. Je sentais comme un bandeau autour de ma tête, je ne l’avais pas sentis mais quelque chose avait amortit légèrement la frappe de ma tête lors de cette retombée. Je sentais mon œil droit me démangeait, mais mes mains refusant d’obéir à ce que leur disait mon cerveau, je ne pouvais agir. Je restai alors allonger, sur un sol dur et caillouteux, où régnait un silence à s’en couper les veines.  L’alizé se leva, le chant des oiseaux aussi, le bruit d’un ruisseau et le gravas de quelques pierres dégringolant d’une pente. Il y avait la vie dans ce monde où je me trouvais et je regrettais de ne pouvoir la voir. Je réussie enfin à retirer mon bandeau mais mes mains me picotaient légèrement, je sentis les quelques griffures qui les arpentaient.  Je me cachais les yeux en tournant ma tête sur le côté me semblant le plus ombragé, puis je les ouvris très lentement pour ne pas être éblouis. La lumière avait toujours un effet désagréable sur des yeux trop longtemps restés dans l’ombre.

 Une fois habitué à cette lumière, je voyais très clairement le lambris d’une caverne, un plafond rocheux et sombre. Les rayons d’un soleil de midi l’éclairaient joliment, faisant apparaitre des teintes jaunâtres sur les parois de la grotte.  Quelques scolopendres passèrent au dessus de ma tête, cette vision me dégouta, les insectes ne sont pas mon fort. Je me redressai enfin, non pas sans difficulté, mais j’y parvins. Je me trouvais à quelque pas de l’entrée de la caverne, le jour m’apparut tel que je ne l’ai jamais vu. Tout me parut lumineux, pleins de vie et de beauté. Un vent plus fort me parvint, j’en humai une grande bouffée. Je me sentis comme purifié. Visiblement je me trouvais en pleine montagne, je vis au loin une immense forêt dont les arbres aux vives couleurs de l’automne s'agitaient  sous l'effet du vent.

 A quelques mètres devant moi, il y avait un précipice, Je me mis ardument sur mes deux jambes. Celles-ci tremblées sous la pression de mon poids, je ne tiendrai pas longtemps. Je m’approchai du bord, ce qui me permettait à la fois de découvrir à quelle distance du sol je me trouvais mais aussi de jouir pleinement de mon environnement. Je tendis ma main dans le vide puis me pencha, aussi étonnant que cela puisse paraître, je n'avais pas le vertige, je fus pris d'une soudaine envie de plonger comme si les forces qui m'entouraient me l’ordonner.  Conscient ou hypnotisé je n'aurais su dire ce qui me pris. Une main se posa sur mon épaule et m'attira avec force vers la caverne, je repris immédiatement mes esprits et constata, sans surprise, que Prisca se tenait derrière moi.

  •  Tu veux déjà me quitter ? Me dit-elle ironiquement.
  • Comment dire … euh ben non, je … non… la pente et… caverne, réveil enfin lumière et vide, conscient … non.  
  •  Quoi ?
  •  Quand je suis nerveux, je bafouille. Lui dis-je honteux.
  • Non attend répète j’ai rien compris.
  • C’est dur à expliquer, la lumière du jour, mon réveil et le précipice, j’ai eu comme une envie de sauter mais je ne sais pas si j’étais conscient ou pas, c’était bizarre.

Elle m’examina quelques secondes sans rien dire. Puis tranquillement elle me dit.

  • T’es sûr que sa va ?
  • Oui oui mais en fait non, j’ai mal partout, c’est désagréable ! et mon œil me brûle bizarrement.
  • Ton œil te brule ?
  • Oui et sans parler de la migraine et des griffures que j’ai un peu partout.
  • Je vois, Attend.  Se contenta-t-elle de me dire,

 Que pouvais-je faire d'autre ? Me demandais-je. Elle s’accroupi et posa sa main sur mon front, sa main était froide, sa me fit du bien car mon front devait bien dépasser les 40 °C. Quoi que si tel était le cas, je ne serais sans doute pas debout mais clouer au sol à me tenir le front. Elle commença par enlever ses boucles d'oreilles en forme de lune, geste qui me parut plutôt inutile, et  ferma les yeux. A ce moment mon estomac se tordit bizarrement puis elle dit dans une langue incompréhensible quelque chose du genre :

-Ràna améa Nilda

Lorsqu'elle commença à prononcer sa phrase, d'étrange lumières bleus turquoise mêlait  à du blanc  virevoltaient autour de moi et se concentrèrent à différente partie de mon corps. Au bout de quelques minutes les lumières s'éteignirent je me sentis beaucoup mieux. Ma tête ne me brûlait plus, mes griffures et mes courbatures avaient disparus. Elle sourit vaguement, constatant que son sort à marcher avec succès. Elle ne me dit rien et remis ses "lunes" aux oreilles. Sa n’est qu’une fois remis qu’elle se tourna vers moi et me dit.

  • sa va mieux ?
  • -Oui ! Merci beaucoup !
  •  Ya pas d’quoi.
  • Mais dis-moi, comment me suis retrouvé dans cette situation ? Je ne me souviens pas de grand-chose.
  •  C’est entièrement ta faute, si tu n’avais pas eu la stupidité de vouloir à tout prix voir ce qu’il s’est passé tu n’en serais pas là, tu as eu de la chance que je sois venue.

Des bribes de souvenir me parvinrent alors, mais cela restait très vague. Je voyais des bêtes étranges me regardant, un décor de forêt mais rien d’autre. Tout cela était flou dans mon esprit. Je me tus, ne tentant de justifier mon acte ni de raviver une colère qu’elle nourrissait en silence. Cet événement me reviendra certainement en mémoire mais plus tard.

  •  J’imagine que tu ne te rappelle pas de grand-chose.
  •  Comment le sais-tu ? m’étonnais-je.
  • Rien qu’à voir ta tête et aussi par le fait que c’est normal après cette petite incision.
  • Incision ?
  •  Ils t’ont extrait une partie de ton Karma, quelques souvenirs ont dû y passer, je n’en serai pas étonnée.
  • Qui sa « ils » ?
  • Peu importe ils dorment profondément désormais.

Je me détournai quelques instants, mes blessures avaient toute disparues et je n’eus aucun mal à me mettre sur mes deux jambes sans m’écrouler ou basculer à l’arrière. Je la regardais sans rien dire, elle ne me regardait pas, comme perdu dans ses pensées. Elle sortit soudainement et moi je me rassis afin de lire un peu le journal.  Je l’ouvris à la page parlant de son voyage à « Nécromancie » là où il devait trouver de l’aide pour forcer le portail.

«  Il me fallu bien un bon mois pour me rendre là-bas à pied. C’était très loin et je n’avais que ma force et mes vieux os pour m’y transporter. Cet autre monde se trouvait par delà un autre portail, situé à une extrémité de l’inter-monde galindore. Celui dans lequel je me trouve. J’eus préparé suffisamment de réserves pour tenir une semaine mais je devrais me ressourcer au plus vite. Je ne tiendrai pas longtemps. Le froid était omniprésent dans le pays, l’hiver se faisait sentir. J’aurai dû partir dès l’arrivée du printemps mais je n’aurai pu supporter cette attente, cette soif de vivre dans ce monde merveilleux. Chaque jour fut plus difficile que le précèdent. Je m’épuisai au fur et à mesure que mes pas se succédèrent et le vent glacial m’engourdissait les mains et les jambes, à tel point que je ne pouvais plus les sentir. Je continuai mon périple cependant, refusant de me laisser abattre et d’abandonner.

* * *

Cela fait désormais près d’une semaine que je marche, les montagnes sont loin derrière moi, mais les terres s’étendait à pertes de vus. Je ne m’attendais cependant pas à y parvenir au bout d’une semaine. Ces terres sont vraiment loin. Aujourd’hui, une once de soleil transperça les nuages, facilitant ma marche du jour. Je cueillis quelques baies et quelques fruits pour me nourrir, mais malheureusement sa n’était pas suffisament nourrissant et des manques finirait par apparaitre.  Je bus une gorgée au lac, mais je me méfiais de ne trop en boire. Les gens jetaient nombre de saletés dans l’eau, lui procurant cet aspect grisâtre. Je m’assis un instant pour rédiger ces quelques notes, ce journal serait ce qu’il y a de plus précieux à mes yeux. C’est après quelques instants de calme et de repos que je repris ma route. La nuit je dormirai à nouveau sous un arbre, m’abritant du froid par  la possession de quelques facultés magiques.

* * *

Voila maintenant dix-sept jours et je suis extenué. Les mêmes paysages s’étendaient devant moi depuis la semaine passée. Je fus pris d’un insoutenable sentiment de lassitude. La fatigue, le froid et la faim me conduiront au désespoir, d’ici là j’espère encore pouvoir tenir le coup. Mais ce fus de plus en plus difficile chaque jours, je ne supportais l’idée que tout puisse s’arrêter à cause de mon vieil âge. Abandonner serait bien la dernière chose que je ferai… Je perdis la notion du temps, je ne savais différencier la nuit du jour à cause de ces insupportables nuages noirs. Je me perdis dans mes pensées, la pluie tombait à ce moment là mais je ne réagissais pas, je ne réagissais plus. Je me sentais seul et désemparé. La faim manqua de me faire perdre la raison, hallucination et illusion dans l’air. Quant aux arbres, ils n’avaient plus de feuilles et leurs fruits commencèrent à se faire rares… »

  • Qu’est ce que tu lis ? me questionna-t-elle, m’arrachant ainsi à ma lecture.
  •  Je lis un vieux journal trouvait chez la chamane. Lui dis-je avec un peu de retard, juste le temps d’immerger.
  •  Il parle de quoi ?
  • Du voyage d’un vieillard, c’est très intéressant.
  •  Oh ! Fit-elle sans vraiment exprimer de surprise.

Elle se retourna et partit en face de moi, s’asseyant à son tour. Je voulu me replonger dans le journal lorsque j’entendis le cliquetis des lames s’entrechoquer au moment où elle les poser les unes sur les autres. Ce bruit attira mon attention, je désirais connaitre l’origine de ces armes.

  •  Tu les as eus où au fait ?
  • Tout sa là ? un peu partout, je ne connais pas le propriétaire ni le forgeron de chaque armes.  Je me suis servie dans ce que j’estimais être le plus efficace. Tout ce que je peux te raconter, c’est la forge de ces deux lames ainsi que la manière dont elles sont entrées en ma possession. 
  •  Vas-y, raconte ! m’enthousiasmais-je.

Elle me conta ainsi comment ces deux épées furent forger, m’expliquant ainsi leur particularité, ventant leur efficacité.

  •  Je ne suis pas directement entré en possession de la lame rouge, il m'a fallu pas mal d'effort pour l'acquérir. Elle peut être considérer comme une épée bienfaiteuse.
  • Pourquoi me brulait-elle alors ?
  • Tu ressens cette brulure lorsque tu la touche puisqu’elle aspire ton énergie vitale. Sa signifie que tu es encore bien trop faible pour la portée.
  • Mais pourquoi ne ressens-tu rien ?
  • Je ne peux pas te le dire.

Je me tus, elle astiquait ses épées, du sang séchait était visible sur la lame blanche. Comme cette vue me mit mal à l’aise je détournais le regard. Je ne reportais pas mon attention sur le journal. Celui  ci étant ouvert à la même page sur mes genoux. Je le refermais donc et posais mon regard sur la roche constituant la caverne. Il s’agissait visiblement de basalte, une roche bel et solide. Quelques petites lézardes étaient visibles ainsi que quelques crevasses ça et là.  Je remarquai également que la roche était bien plus noire par endroit, probablement un groupe de personne ayant fait un feu de camps ou simplement un effet d’ombre de la roche sur elle-même. Je mis ma tête au dehors afin de contempler le pays vu de haut. Je suis assez étonné de ne pas avoir peur du vide comme c’était le cas autrefois. Mon village n’était cependant pas visible de ce côté ci, il devait se trouver  plus à l’ouest.  Elle se leva alors et me rejoignit.

  • Où est ce qu’on va maintenant ? lui demandais-je
  • On va devoir s’arrêter au prochain village. C’est assez loin mais je sais qu’on peut y parvenir en deux jours.
  • Quel est son nom ?
  • Panten.

Ce nom me rappelait vaguement quelque chose, je suis certain de l’avoir déjà lu quelque part.  J’acquiesçai donc sans ne rien ajouter. Elle poursuivit cependant.

  •  Nous partirons demain, rien ne presse et je préfère que tu te repose encore un peu.
  •  Merci.

Comme j’avais la journée devant moi, je pris une certaine partie de l’après midi à lire le journal. Quelques passages un peu au hasard. Il était visiblement évident que cet Esmère était accro à Folklore et que rien ne semblait le détourner de son but.  Je cherchai le passage de son voyage à nécromancie et poursuivit.

«  - Sa y est, j’y suis arrivé. Ce fut au bout de 26 jours de marche que je parvins au portail menant à Nécromancie, le célèbre domaine des mages noirs.  Leur savoir m’apportera toute l’aide nécessaire. Il ne fallait cependant pas me faire repérer, consulter les archives étaient extrêmement risquer pouvant aller jusqu’à la peine capitale. Ce portail était bien entendu plus accessible que l’autre, je pourrai y entrer sans grande difficulté... »

Une question me vint soudain.  Si c’est un archimage, il aurait tout aussi bien pu y aller en usant de sa magie au lieu de s’acharner à vouloir y aller à pied. Je ne sais pas si, elle, elle connait son histoire ou même cet archimage mais il valait mieux que j’éclaircisse ce détail. Cela risquera de perturber ma lecture.

  •  Prisca ?
  •  Humm ?
  • Connais-tu l’archimage Esmère ?
  • J’en ai entendue parler.
  • Qu’est ce que c’est un archimage concrètement ?
  •  Pourquoi cette question ?
  • Ce type s’acharne à vouloir aller à un endroit à pied alors que si il a des pouvoirs, il peut s’en servir pour se transporter où je n’sais quoi.
  • Un archimage n’est pas comme un mage, c’est assez différent. L’archimage possède un savoir sur la nature et les sciences. Il mène diverse expérience et quête afin de trouver une réponse à quelque chose. Il ne possède pas un vrai pouvoir, il sait juste lancer quelques sorts.
  • C’est un genre de mini-mage scientifique en fait.
  • Oui c’est un peu sa.
  • Après un temps d’hésitation elle me dit.
  • Mais même s’il avait des pouvoirs il n’aurait probablement pas pu y aller à pied, j’imagine qu’il se trouve dans le monde où nous sommes actuellement. Regarde, moi je pourrai très bien y aller en vol et te porter et pourtant on y va à pied.
  • Pourquoi pas dans ce monde ?
  • Galindore est l’inter-monde des différents portails, il est le seul endroit « dépourvu » de magie même s’il y en a un peu. Il est protégé si tu veux. On ne doit pas faire basculer cet équilibre.
  • D’accord j’ai compris.

Je remarquais au passage que la nuit était tombée et que je commençais à avoir sommeil. Elle le remarqua et ne me dit plus rien. Je mis ma « cape » par terre, celle-ci étant un peu déchirer. Afin de ne pas avoir à dormir sur un sol trop dur. Puis je l’entendis s’envoler dans la nuit avant de m’endormir.

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Commentaires (1)

1. sabrina 07/11/2009

C'est beaucoup mieux ! j'adore j'adore !

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