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Prisca

Prisca

J'ai d'abord cru que j'allais m'évanouir. Puis après réflexion et surtout contrôle de moi-même, je me suis forcer à tenir sur mes deux jambes. Derrière moi, le ronronnement se faisait de plus en plus fort, les pattes puissantes du félin se rapprochait à la mesure des battements de mon cœur. J'avais toujours le dos tourné au fauve, désarmé et sans protections qui plus est. Qu'est ce que j'ai fais pensais-je. Puis la respiration de la bête fut la seule chose qui me prouvait sa présence. Il ne marchait plus, ne ronronner plus, il avait instauré un silence pesant autour de moi. Quand je me suis retourné, je ne vis rien. Il n'y avait absolument rien, seulement le bruit continuel de respiration était toujours présent. Mais j'ai eu beau chercher autour de moi, je ne voyais rien. Je me suis remis à marcher, m'enfonçant d'avantage dans les bois. Au loin j'entendais les villageois crier mon nom, mais obstiné, je refusais de revenir. Il fallait que je sache ce qu'étais ce chat et pourquoi il m'avait attaqué.

J'ai marché au milieu des arbres et des feuilles mortes, je sentis une chose molle sous mon pied. Je n'y avais pas prêté attention avant de me rendre compte qu'il s'agissait d'un Felica toxi, un champignon réputé comme étant très toxiques. Ses spores se diffusent dans l'air lorsqu'on écrase le chapeau, et une fois inspiré ils bloquent le système respiratoire et l'on meure en quelques secondes. Je me suis couvert le nez avec ma main et je me suis mis à courir jusqu'à ce qu'une crampe ne me fasse plier. Je me suis retrouvé littéralement le nez dans la boue, je sentis une petite chose froide coulez le long de mon cou. De petite goutte tomber en rythme, celle-ci devinrent de plus en plus grosse et au bout de quelques secondes mes vêtements se retrouvèrent gorger d'eau. C'est en trainant que je me suis réfugier entre deux gros arbres. Malheureusement l'automne était presque là, les feuilles ne recouvraient plus totalement les branches des arbres. Cependant il y en avait suffisamment pour me permettre de ne pas me mouiller d'avantage. Une petite brume s'était alors lever lorsque les gouttes devinrent des gouttelettes. La visibilité n'était pas celle d'un brouillard mais on y voyait assez mal quand même. C'est alors que ses yeux jaunes transpercèrent le voile, je le vis s'approcher. Il n'était qu'à quelques pas de moi désormais, il avançait lentement mais de façon rythmé. Le félin aux allures de tigre était à nouveau devant moi. Mais cette fois c'était différent de la dernière fois. Cette fois ci je savais que je ne fuirai pas. Il fallait que je sache, que je lui demande moi-même ce qu'il était. La chamane ne semblait pas sûr d'elle lorsqu'elle m'a dévoilé sa réponse, je  l'avais sentis à sa voix. D'ailleurs elle avait évité le sujet ensuite, ne souhaitant guère montrer son manque de savoir sur cette bête. Maintenant que je l'ai en face de moi, je ne devrais pas manquer l'occasion. Alors je pris mon courage à deux mains et lui dit d'une voix assez forte.

  • - Qu'est ce que tu es? Je sais que tu comprends ce que je dis!

Il lâcha un grognement mais semblait totalement ignorer ce que je venais de dire. Au lieu de sa, il se pavanait en me tournant autour.  Je le regardais d'un air inquiet, un mot de travers et s'en était termine de Wili.  Je lui reposai donc ma question, mais toujours rien. C'est alors que je me suis mis à lui hurler.

  • - Es-tu un es...

Il m'avait sauté dessus avant que j'eus terminé ma phrase. Ce dernier m'avait plaqué et en posant ses pattes sur mes jambes et au niveau des épaules, je sentis mes muscles se déchirer sous son poids. La douleur me défigurer, je ne sentais plus que sa, j'avais perdu la notion du temps. La douleur était tel que je lâchais des cris d'agonie chaque fois que l'intensité augmentait. Sans doute n'avait il pas réussi à le supporter puisqu'il avait planté ses griffes dans ma chairs douloureuse. C'était comme le coup de grâce, j'avais alors fermé les yeux. Acceptant mon sort, le laissant me déchirer, faire de moi une poupée qu'il finirait par jeter, tôt ou tard.  Je sentis le liquide chaud se déverser des plaies, j'imaginais les feuilles de chêne rougir à côté de moi. Mais avant de sombrer, j'entendis des bruits de pas venir. Je n'en entendais pas quatre comme pour la bête, mais deux. Il ne s'agissait pas d'un autre esprit animal, celui-ci était humain, j'en étais certain.

Je me suis réveiller quelque temps après, maintenant je sais qu'il s'était écouler trois jours entre le moment où je me suis fais attaquer et le moment de mon réveil. Mais en cet instant je n'en savais rien et je me suis demander si je n'étais pas passé dans l'au-delà. La sensation de propre et les draps doux me firent comprendre que j'étais chez moi. En ouvrant les yeux, je découvris l'atmosphère chaleureuse de la chambre dans laquelle j'ai grandis. Je reconnus aussitôt mes étagères remplis de bouquins de toute époque. Ils ont tous étaient lu au moins deux fois et je saurai dire exactement d'où provient tel livre et quand je l'ai eu. Quoi qu'il en soit, je me suis levé et c'est avec stupéfaction que je ne vis personne dehors.  Il est vrai que la maison est un peu à part mais habituellement on y voit toujours du monde. Je me suis lever et comme d'habitude, j'ai fais un tour dans la salle de bain, histoire de me changer pour sortir. Je suis descendu, mon père n'était pas là, sa n'était pas bien inquiétant sa par contre mais sa me parut tout de même étrange.

Je suis alors sortis, il ne faisait pas froid, il n'y avait pas de vent et il n'y avait pas de bruit.  Un cimetière aurait été sans doute plus animé.  Je me suis avancé dans la même brume que celle qu'il y avait eu dans la forêt et j'ai constaté que le village était désert. Je me suis d'ailleurs demander quel heure il pouvait être. J'ai dévalé l'allée de pavé en courant, ceux-ci était mouillé, il était difficile de ne pas tomber. L'horloge du grand clocher indiquait 10h40, c'était l'heure du marché, l'heure où le village s'éveille et où il y a le plus d'activité mais je n'entendis rien. J'ai couru vers la grande place, espérant trouver ne ce serait ce qu'une personne. Sans grand étonnement, je ne vis rien à part des stand vide. Je n'allais pas rester là à attendre qu'une personne vienne, peut être qu'ils dorment tous après tout. Je suis allé frapper aux portes voisines, passant parfois quelques barrières et bravant l'éventuel  chien de garde.  Toute sonnait creux, ils semblaient tous avoir quitté le village, me laissant seul. En me tournant d'une nouvelle déception, j'aperçus un banc se trouvant au centre de la place, devant une petite fontaine. Désespéré et empli de doute, je me suis posé sur le banc afin de réfléchir à ma situation. Il n'y avait aucune raison qu'ils soient tous partis, pour aller où déjà ? Et ensuite pour quelle raison ? Ronger par les questions et par mon envie de savoir je me suis lever et retourner quand j'ai vu ...

Je me suis réellement réveiller cette fois et la sensation de voir à nouveau le tigre me sautait dessus me fit sursauter. Seulement mes blessures étaient réel, ou du moins les griffures étaient encore présente mais je n'avais ni les jambes, ni les épaulés brisés.  Mon sursaut rouvrit les plaies et une vive brulure se propagea le long des bras,  même si ceux- ci étaient bandés. Je remarquai Nell à mon chevet, elle dormait sur le bord du lit. En la voyant là, je me suis surpris à sourire et pendant quelques instant mon regard ne la lâcha pas. Elle prend soin de moi pensais-je, cette pensée me réconfortais, depuis le départ de mon frère je ne m'étais jamais sentis aussi seul. Je n'avais que Nell finalement, les autres n'étaient jamais là.  Des pas retentirent dans les escaliers, je me suis reposé sur l'oreiller et j'ai attendu de voir mon visiteur. Il s'agissait de mon père come je pouvais m'en doutais. Ce dernier s'approcha et lorsqu'il fut à même de voir que j'étais réveillé, il me murmura.

  • - Comment tu t'sens mon grand?
  • - Comment je suis arrivé là? lui demandais-je d'abord.
  • - On t'a retrouvé il y a trois jours à l'entrée de la forêt. Qu'est ce que tu pouvais bien faire là-bas...
  • - Je sais plus, excuses moi, j'ai dû t'inquiété inutilement.
  • - Sa va, sa va.
  • - Non, je suis vraiment désolé.

Nell commençait à se réveiller. Nos murmures ont dû la sortir de son sommeil, mon père me fit une tape sur l'épaule et sortit en me faisant un clin d'œil. Je le regardais s'éloigner en souriant et Nell se tourna vers moi. Elle se jeta à mon cou, malheureusement elle effleura les griffures et...

  • - Oh excuses moi! j'espère que je ne t'ai pas fais encore plus mal! ohlala je suis vraiment nulle, nulle! ...
  • - Hey!! c'est bon, t'a rien fais. Ce n'est pas ta faute. D'ailleurs je te remercie d'être là.
  • - Je t'en prie, c'est un plaisir!

Nous discutâmes alors de pleins de chose. Elle m'avait demandée pourquoi j'étais retourné dans la forêt, si j'avais eu l'occasion de voir d'autres esprits. Elle me raconta les quelques ragots du coin, et les nouveautés du côté des meurtres d'enfants. Je soupçonnai l'esprit d'y être pour quelque chose mais je n'en parlais pas à Nell. J'ai l'impression qu'elle ne me croyait pas à ce sujet. Ensuite, elle justifia le fait de ne pas avoir préparé de baume de soin. Elle me dit qu'en deux jours j'ai reçu deux préparations de soin et je n'étais pas en état d'en recevoir un troisième. Sa m'affaiblirais plus qu'autre chose en fait. Soudainement, je la vis prendre un air sérieux, un air qu'elle ne prenait que très rarement. Etant la plupart du temps de très bonne humeur, la voir prendre cet air n'était pas spécialement une bonne chose.

  • - Qu'est ce qu'il y a? m'enquis-je.
  • - Où as-tu eu ces bandages?
  • - Je n'en sais rien. lui dis-je en pointant le fait que j'ai fais un genre de coma pendant trois jours.
  • - Pourquoi, ils ne sont pas bien? repris-je.
  • - Ben, sa fait un moment que je me demande d'où ils viennent, on t'a retrouvé avec. Je me suis dis que tu devrais savoir quelque chose.
  • - Pourquoi tu me dis sa maintenant?
  • - Je viens juste d'y repenser.
  • - Je t'assure que je n'ai aucune idée de leur origine. Tu crois que je devrais les enlever?
  • - Non, ils ont un pouvoir de régénération d'après ma grand-mère. Et c'est aussi pour sa qu'on ne t'a pas préparé de baume.
  • - Tu en es sûre?
  • - Oui, mais on pense qu'ils n'ont d'effet que sur les os. Tu t'étais fracturé la clavicule, l'humérus droit et un fémur. Ce qui est incroyable c'est qu'ils ont agi rapidement, grand-mère n'en revenait pas...

Je n'écoutais plus ce que me disais Nell. J'étais concentré sur ses bandages. Ils n'avaient pourtant rien d'extraordinaire d'apparence. Peut-être était-ce l'esprit, ce même esprit qui m'a brisé aurait-il eu pitié de sa victime ? Peut-être était-ce un test, je ne voyais pas l'intérêt cependant mais qu'importe. J'étais certain que ce félin m'avait finalement sauvé en me donnant ces bandages.

Nell partit à la tombée de la nuit, ma tête tournait et me faisait divaguer. Je me suis tourner dans mon lit mais une douleur s'éveilla dans tout mon corps. Je n'arrivais plus à savoir ce qui me faisait le plus mal. Je me tenais la tête d'une main et les draps de l'autre. Je devais serrer les dents et fermer les yeux de toutes mes forces. Des images me passèrent dans la tête, comme un film que je ne pouvais arrêter et qui défilais sans cesse. Mon père était dans la chambre lorsque je revins à moi, son regard inquiet me suivait, il parut impuissant et triste, oui il avait l'air triste.

Je le regardais se torturer sur la chaise en face de mon lit, je me suis sentis affreusement coupable, j'en avais mal au cœur à le voir retenir ses larmes. Depuis la mort de ma mère, il a redoublé d'effort pour nous, il a essayé de combler ce manque, à mon frère et moi, mais on ne peut remplacer ce qui est partit. Et même si je n'ai pas connu ma mère, je sais qu'elle voudrait que je le voie comme ce qu'il à toujours essayer d'être ; un bon père. Je l'ai appelé, il a relevé la tête et m'a dévisager quelques instants comme perdu dans ses pensées. Puis il s'est lever et s'est assis à côté de moi.

 

  • - Je sais ce que tu te dis mais, ce n'est pas à cause de toi ce qui arrive. Je ne sais pas ce que c'était mais j'ai l'impression qu'il fallait que j'aille voir ce que j'avais vu dans cette forêt.
  • - Excuses moi de ne pas avoir était à la hauteur dans ton éducation.
  • - Tu sais, Garfen et moi, on ne s'est jamais plaint de la vie à la maison contrairement à certains. Je trouve qu'on a eu ce qu'il fallait, la meilleure preuve c'est qu'on n'est pas des mauvais gars, non?
  • - Ta mère serait fière de vous.
  • - Je l'espère. Lui dis-je en riant.
  • - Tu sais Will, il faudra que tu partes aussi un jour. On m'avait prévenu de son départ, à ton frère. Peut être que le tiens viendra aussi.
  • - Qu'est ce que tu veux dire?
  • - Eh bien que...

Un bruit de vaisselle casser retentit et raisonna au travers des murs. Mon père s'était levé comme embêter par cette interruption. Il se leva,  je le suivis du regard et le vis disparaitre dans les marches. De ma chambre j'essayais d'entendre ce qu'il faisait en bas. Je fus surpris de constater qu'il discutait avec quelqu'un. Il me semble qu'il s'agissait de la chamane, c'était une voix de vieille femme en tout cas. Je n'entendais pas la discussion, alors sans faire l'effort d'écouter ce qu'il se disait, je pris un de mes bouquins et attendis le retour de mon père. En lisant, le temps passe plus vite, mais j'étais tellement préoccupé par ce qu'il allait me dire que je n'arrivai pas à finir la phrase que je lisais. Je ne comprenais même plus l'histoire d'ailleurs. Je l'avais reposé, jugeant inutile de continuer. C'est là que Je découvris un petit papier enroulant une fiole de verre bleu sur ma table de nuit. Je le saisi et lu les deux lignes inscrites.

 ~~ Je t'ai déposée ce que grand-mère à fait pour toi. Je pense que tu en auras besoin.

Ps : attend un peu avant d'en boire.

Nell. ~~

 Je ne me souviens pas l'avoir vu écrire et déposer le flacon, peut être l'a-t-elle fait pendant que je dormais.  J'ai regardée attentivement le mot inscrit, cette écriture semblait belle et bien être la sienne, alors pourquoi ai-je des doutes sur l'origine de ce message ? Je deviens peut être parano, seulement je trouve que ces temps-ci il se passe des choses vraiment bizarres. Il se faisait tard, mon père discutait toujours, je m'étais forcer à tenir éveillé mais le sommeil fut plus fort que moi. La nuit fut courte, plus courte que je ne l'aurai cru. Quelque chose bougeait dans la chambre, je voyais deux petites billes lumineuses dans le noir. Une respiration haletante provenait de derrière la porte de ma chambre, je n'avais pas fait attention à mon réveil. Mais désormais, dans les ténèbres de la nuit, ce fut la seule chose que j'entendais. Je ne pouvais pas allumer la petite lampe de chevet, celle-ci ne fonctionnait plus. J'avais omis de changer l'ampoule, pensant qu'il n'en restait plus. Je me suis tourné dans le lit cherchant à trouver le sommeil. La chose entra,  je retins ma respiration pensant sans doute que sa changerait quelque chose. La chose se posa sur mon lit, c'était un animal. Je cru alors reconnaitre un chat. Sans doute le même que dans la forêt. Il se posa à côté de moi, je sentis son poil doux sur ma peau. Il ronronnait et ne parut pas sur ses gardes. Je me suis tourner et inconsciemment j'ai posé ma main sur son dos. Il ne se débattit pas et au contraire s'allongea sur les draps. Je me suis redresser, et grâce au clair de lune, je parvins à voir comment était le chat. Il s'agissait bien du même félin que celui des bois. Je l'ai poussé légèrement et j'ai allumé la grande lumière, celle du plafond. Le chat se transforma devant mes yeux aveuglés par la lumière. Sa forme devint celle du smilodon, la vu de ses canines surdéveloppées me refroidis à l'idée de poser à nouveau ma main sur son dos. Il ne montrait cependant aucune agressivité à mon égard et tandis qu'il progressait dans ma chambre je me suis précipité dans le couloir pour regarder l'heure. 3h30 du matin, visiblement ce visiteur était bien matinal. Je revins et vis l'esprit devant la fenêtre prêt à bondir. Ce dernier semblait vouloir me montrer quelque chose.

  • - Non attend, je ne peux pas partir maintenant, on verra au lever du jour, je te rejoins dans la forêt et ...

Il lâcha un rugissement, j'eus peur que mon père ne l'entende mais miracle, personne ne vint.

  • - Bon c'est bon, je viens. Je vais juste m'habiller un peu, j'arrive.

 

Le smilodon me dévisagea si humainement que j'en fus déstabiliser.  Il s'assit et j'en conclu qu'il adhérait à ma requête. Je partis donc dans la salle de bain, j'ai pris un bout de papier au passage et quelques affaires. Je pris donc ma douche, m'habilla et écris un mot adresser à mon père, je ne sais pas pourquoi mais je préférais le faire au cas où il se réveillerait, viendrai me voir dans ma chambre et découvre que je suis partis. Je ne supporterai pas d'imaginer sa réaction, je lui écris donc que je suis partie quelques temps et que je reviendrai tôt ou tard. Avec les habituelles gentillesses que l'on met à la fin d'une phrase.  Une fois fais, je fis mon lit et déposai le mot dessus. Le tigre m'attendait devant la fenêtre, il s'était lever en me voyant arriver.

  • - Monte. me dit-il.

D'abord je ne fis pas attention puis je me rendis compte que ce fut la première fois que je l'entendis parler. Il s'accroupit et je me positionnai sur son dos comme je l'aurai fais sur un cheval. Il se redressa et je sentis tous ses muscles frémir sous mon poids. Il sauta par la fenêtre, l'atterrissage fut douloureux mais tous ces mouvements étaient si fluides et bien mener que finalement c'était bien plus agréable que sur un cheval. Il traversa le village à grande vitesse, la grande place, le clocher, la fontaine. Il se dirigeait vers la forêt et sans décélérer. Il m'emmenait loin, très loin du village. Je commençais à m'inquiéter, où m'emmener t'il au juste ?

  • - Où est ce qu'on va?
  • - Tu verras bien. Me répondit-il simplement.

Je crains l'avoir gêné dans sa course puisque l'instant d'après il dérapa sur un rocher et perdit l'équilibre. Je voltigeai sur l'herbe humide et finit ma course dans une personne. L'esprit, lui se releva de sa chute et marcha dans ma direction. Je me suis relevé difficilement afin de voir qui avait amortis ma chute.

  • - Tu me déçois Prisca, je pensais que tu l'aurai vu.
  • - Ouais ben excuses moi si j'étais un peu distraite.
  • - Au moins tu lui as évité de se casser encore quelque chose.
  • - Attendez, attendez. Vous êtes qui au juste. Demandais-je.
  • - Tu ne lui a rien dit?
  • - Non, j'ai pensé que c'était à toi de le faire.
  • - Flehmen!
  • - Quoi?
  • - Rahh tu fais tout de travers décidément!

Je l'ai voyais se chamailler comme deux enfants. Elle avait l'air sympas et lui visiblement sa n'était pas un esprit. Je n'intervins pas, les regardant faire, c'était bizarre mais je pensais que je n'avais rien à craindre à leur côté. La lune était toujours bien présente, et ce coin de la forêt était assez dépourvu d'arbres. Il y avait une petite caverne et un cours d'eau passant derrière. La fille s'adressa à moi.

  • - Alors! Tu es bien Wilibald?
  • - Oui c'est moi. Lui répondis-je calmement.
  • - Excuses le pour ce qu'il t'a fais l'autre jour mais on ne doit pas prendre de risque.
  • - Pourquoi m'avoir épargné?
  • - Tu es celui que je cherche, il n'y a pas d'autres raisons. A ce propos, quand tu iras mieux, pense à me rendre les bandages, Flehmen en a besoin lui aussi.

 En le regardant, je vis qu'elle possédait le même type de bandage sur ses bras, son ventre et bizarrement repartis sur ses jambes.  Dans la nuit j'avais du mal à la décrire. Je reportai mon attention sur le smilodon et demanda à la fille ce qu'il était. Elle ne me dit rien mais ils se regardèrent. Je ne pense que sa me concernait. Elle me dit qu'elle allait m'emmener quelque part parce que c'est ce qu'elle devait faire. Flehmen disparut étrangement, je n'aurai su dire comment mais c'était digne d'être nommer «  magie ».

 

 

 

 

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