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Révèlations et Don de soi

Révélations et Don de soi.

 

Je n'étais pas fier d'avoir fais ce que j'avais fais ce soir là. Abandonner une fillette en pleurer dans une maison que nous ne connaissons pas ne me réjouissait guère. Quant à Prisca, elle ne semblait pas fière elle non plus. Nous somme retourner à l'auberge sans rien nous dire, il faisait frais ce soir là et j'avais vraiment hâte de retourner me coucher, la journée fut épuisante. Nous nous sommes infiltrés par la porte de derrière, comme des voleurs, ceci dans le but de ne pas être interpellé en entrant dans l'auberge. Nous montâmes donc les marches et arrivâmes à la chambre en un clin d'œil. Prisca sortit la clé et nous pûmes enfin entrer. Je me suis effondrer sur mon lit, quel bonheur cela pouvait être pour mes jambes. La lumière n'était pas allumer, seul le clair de La lune éclairait les lieux, ses rayons traversèrent la fenêtre et vinrent se poser sur le plancher. On pouvait voir la poussière s'élever sans bruit. Je souhaitais ne plus bouger de mon plume, c'était tellement confortable et agréable. Je me suis même surpris à fermer les yeux. Mais ces derniers ne le restèrent pas  bien longtemps puisque mamzelle Prisca libera son énergie pour reprendre sa forme d'eldaryenne. Ceci provoqua un certain bruit et me fit par la même sursauter.  Elle poussa également un petit bruit de soulagement en déployant ses ailes. Mes questions attendront, pour l'heure je souhaitais me reposer. Seulement ce fut elle qui entreprit de me poser des questions pour une fois et naturellement j'y répondis comme elle le faisait avec moi.

  • - Qu'est ce que ça fait de... dormir? me demanda t'elle, hésitante.
  • - Comment sa?
  • - Je veux dire, c'est ... C'est agréable?
  • - C'est l'pied! lui dis-je
  • - Sa ne t'embête pas de passer la moitié de ta vie à dormir?
  • - Non... c'est tellement mieux que d'être éveiller.
  • - Et pourquoi?
  • - Parce que quand on dort, on a ce qu'on veut, on fait ce qu'on veut, on s'idéalise soi même et on idéalise sa vie.
  • - Ah oui, je vois.
  • - Pourquoi tu ne dors pas toi? Qu'est ce que tu fais toute la nuit?
  • - Je n'en ressens pas le besoin et ça fait déjà bien longtemps. Je n'aime pas rester à rien faire, la nuit je me promène.
  • - J'ai une question moi aussi.
  • - Vas-y.
  • - As-tu déjà étais ... Humaine?

Ma question la bouleversa, elle ne savait pas où regarder et ne trouvait pas ses mots. Je ne l'imaginais pas comme sa, il y a des fois où elle est si froide et des fois souriante mais je sais qu'au fond elle souffre de quelque chose. Et ce quelque chose m'échappe, seulement aujourd'hui, après l'épisode de la fillette, je crois avoir compris. Je crois avoir compris que ce qui la ronge c'est l'individu lui-même, elle ne comprend pas ce qu'est la vie. Je ne crois pas qu'elle puisse apporter une réponse à ma question mais je l'attendais avec impatience.

  • - Oui, mais sa remonte à tellement loin que je ne m'en souviens pas, je n'en suis pas sûre du moins. Si je l'ai étais, je ne l'ai pas étais longtemps.
  • - Qu'est ce qui s'est passé alors?
  • - Tu ne comprendrais pas.
  • - Alors explique moi pourquoi ou plutôt comment tu as tout perdu, qu'est ce qui fait que tu ne ressentes plus les choses comme un humain.
  • - Tu le comprendras très prochainement, sois patient.
  • - Qu'est ce que sa veut dire?

Elle me fit signe d'aller dans la salle de bain, ses prunelles dorées me fixèrent intensément. Mon regard se plongea dans le sien, j'eus la sensation d'une connexion entre nos deux esprits. Elle fronça alors les sourcils et sans plus attendre je me suis levé pour aller là où elle me disait d'aller. Je pris quelques secondes à chercher l'interrupteur, une fois ce dernier trouvé, j'exerçai une légère pression dessus et la lumière fut. Je lui dis qu'il n'y avait rien dans la salle de bain, puis elle me répondit qu'il fallait que je me mette devant le miroir. J'avançai donc en direction des vitres et constatai avec stupeur que quelques mèches de ma tignasse noire étaient devenues blanches.  Je m'étais dis qu'il s'agissait sans doute de la fatigue ou de la lumière. Alors je fis couler un peu d'eau et m'en suis étaler sur le visage et sur le crâne. Mais il s'est avérer que le blanc était encore bien présent et rien ne semblait le faire partir. J'ai alors frotté ma tête sous l'eau, mis un tas de shampoing mais sans succès.  Prisca eut un léger sourire en me voyant m'acharner comme je l'ai fais. Je lui ai demandé ce qu'il se passait et cette dernière me dit que ma transformation avait débuté.

  • - Transformation?? Mais en quoi?
  • - Tu dois le deviner par toi-même.
  • - Hein?

Mon poule s'accéléra très rapidement, sa n'étais pas bon pour moi tout sa, non pas que je sois asthmatique mais je peux très bien faire une attaque. Transformer en quoi bordel ? Qu'est ce que j'ai fais, j'ai rien bu ni manger de bizarre, à moins que sa ne soit le p'tit dej' ? Je ne comprenais plus rien, les évènements me dépassait et je n'arrivais pas à les rattrapais. Prisca s'assit alors sur une chaise en face de la salle de bain et me fixer avec intensité.  Je suis alors sortit de la salle avec une serviette sur le cou et me suis mis sur le lit. Il me fallait réfléchir et je ne réfléchis jamais mieux qu'allonger. Mais j'avais beau chercher, cette nouvelle me déboussolé tellement que mes idées ne se stabilisaient pas.  Je ne parvenais pas à réfléchir  convenablement, si bien que toute mes théories me parurent aussi stupides les unes que les autres. Farfadet, lutin, fée enfin les seules créatures fantastiques peuplant ce monde. Prisca me regardait, sourcils froncer, en silence, j'en fus encore plus déstabiliser. Mais cette dernière se leva pour s'assoir sur mon lit et ce fut là que j'ai compris. C'était évident en fin de compte, pourquoi serait elle venue me chercher si je n'avais pas étais comme elle. Ce fut au contact de ses longs cheveux blancs que je compris que j'allais devenir comme elle.

  • - Alors? s'impatiente-t-elle.
  • - Je n'en suis pas sûr.
  • - Eh bien?
  • - Un eldaryen?

Son sourire en coin me fit comprendre sa satisfaction, puis elle se leva et se remit sur la chaise.  Là elle fit tourner entre ses doigts une des pièces d'or elfique. Puis sans reporter son attention sur moi, me dit.

  • - Bon, je crois que tu es prêt à comprendre les derniers évènements qui se sont produit.
  • - Lesquels?
  • - Tout, depuis que je t'ai vu dans cette forêt jusqu'à maintenant.

Je ne comprenais pas réellement ce qu'il y avait à expliquer, cependant je ne l'interrompis pas et la laissa me compter tout ce que je devais savoir selon elle. C'est alors que nous passâmes la nuit à en parler, et en effet il y avait beaucoup de chose que j'avais laissé passer sans les comprendre ni même sans m'en souvenir. A commencer par le vol mystérieux du journal d'Esmère qui était sans doute le seul livre capable de m'indiquer la route à suivre pour Folklore, elle me dit qu'il m'attirait par un lien mystique que seul les eldaryens peuvent ressentir. Je l'ai pris sans savoir pourquoi selon elle et c'était la vérité. Ensuite, le fait que les gens de mon village ne m'ont pas cherché n'a rien à voir avec le fait de m'avoir oublié mais ils savaient qu'un jour ou l'autre je partirai. Quelque part sa me rassurait, mon père n'aura pas cru à une fugue, c'était déjà sa et je pourrai le revoir une fois ma transformation terminer.  Ensuite elle m'a demandé si j'avis le vertige avant, je lui avais répondu que je supportais mal le vide or lorsqu'elle ma transporter sur son dos, je n'ai ressentis aucun mal aise. C'était logique puisqu'un eldaryen qui as le vertige c'est comme une sirène qui a peur de l'eau, c'est assez inconcevable.  

  • - J'imagine aussi que tu m'as soupçonné d'avoir éliminé les enfants de ton village?
  • - C'est vrai. Lui avouais-je honteux.
  • - En même temps j'ai le profil parfait.
  • - Excuses moi.
  • - Non tu n'avais pas totalement tort, c'est bien un eldaryen qui a fait sa.
  • - Mais je croyais que votre manière de tuer n'avait rien de sanglant.
  • - Oui pour vivre mais nous pouvons également tuer pour d'autre motif que se nourrir. Et par ailleurs tu sauras que nous pouvons faire preuve d'une cruauté inimaginable.
  • - Tu veux dire que c'est le type qui tenait Taïga qui a fait sa?
  • - Qui sa pouvait être d'autre?
  • - Pourquoi as t'il fait sa?
  • - Aucune idée. Dit-elle très rapidement.

La nuit fut bien plus courte que je ne l'aurai cru, discuter de tout sa me réjouissait profondément. Je ne suis pas humain, non, je suis quelque chose de bien plus merveilleux ! Je ne pouvais pas rêver mieux pensais-je, ma rencontre avec Prisca est la meilleur chose qui me soit arrivé, cela ne faisait aucun doute.  La discussion avait bien duré près de cinq heures et je ne ressentais pas le besoin de dormir comme s'aurait était le cas habituellement. L'idée de devenir un eldaryen m'excitait tellement que j'en gardais les yeux grands ouverts. Je lui avais aussi posé la question de savoir si je le suis de naissance, elle me dit que oui mais que les signes propre à l'eldaryen n'apparaisse que tard.  Elle, sa lui ai venu à 16 qu'elle me dit mais que sa s'est passé quelque peu différemment.  Par ailleurs la naissance d'un individu magique provoque la mort de la génitrice. En d'autre terme je suis responsable de la mort de ma mère. Elle me dit que c'est ce signe qui a pu faire penser à la chamane que j'étais un eldaryen. Elle a du dire à tout le monde que le jour de mon départ arriverait dans ces âges là.  Je me suis allonger à nouveau sur mon lit mais non pas pour me reprendre mais pour le soudain mal de tête qui me prit. Je me suis tenu la tête instinctivement, elle était bouillante.  Je ne sais pas trop ce qu'il m'arrivait mais j'eus l'impression que sa avait un rapport avec Taïga.  J'entendais des échos de voix, des cris plus particulièrement. Il y avait des traces de sang sur le plancher, à côté de la tache, une araignée se cachant dans un trou. Tout était flouté mais net par endroit. Puis je reconnus alors qu'il s'agissait d'une chambre, un lit au fond était défait et à côté une petite fille dénudé  gisant sur le plancher Je mis du temps avant de comprendre, mais Prisca qui avait écouté la description que j'en avais fait à voix haute avait saisi l'essentiel.  Mon mal de tête se termina enfin mais cette dernière avait disparut laissant la fenêtre grande ouverte.  La nuit encore présente et le vent froid me donna la chair de poule. Mais il me fallait rattraper Prisca, cette dernière devait être partit à la maison d'adoption de la fillette.  Je n'ai pas pris le risque de sauter par la fenêtre, au lieu de sa je suis sortit par l'entrée principale en prenant soin de refermer la porte derrière moi. 

Dans la nuit noire et sans lune, nous avons couru à pleins poumons vers l'endroit où résonner sans cesse, l'écho du malheur de Taïga. Prisca à du y aller en volant pensais-je, il ne fallait pas perdre de temps. Je commençai à m'essouffler, la maison où nous l'avions laissé est à l'autre bout du village et le temps risquait de me manquer.  Lorsque je suis arrivé, la porte était défoncé et Prisca bouillait de rage devant les adultes, elle n'avait même pas prit la peine de masquer sa véritable apparence.  Elle tenait la fillette dans ses bras, celle-ci était inconsciente mais on pouvait voir des larmes sur ses joues. Lors de mon arrivé, un silence pesant envahit l'espace et dans la pénombre, plus personne ne bougeaient. Prisca  s'approcha alors de moi, je fus impressionner par ses yeux,  elle me confia la fillette et repartit au centre de la pièce. Devant moi et devant eux, elle referma ses doigts sur le cou d'un des adultes. L'homme n'osait bouger, il était comme paralyser par ce que lui réservait l'eldaryenne. En une fraction de seconde, elle dégaina un poignard et le planta droit dans l'œil de l'homme. Hurlant et gesticulant de douleur, elle ne montrer aucune sensibilité à l'égard de cet enflure. Alors elle lui planta les doigts dans l'autre œil et avec son autre main lui retourna le bras gauche. Je n'osais regarder ce qu'elle lui a fait d'autre, elle n'avait pas tort quand elle me disait qu'ils peuvent faire preuve d'une cruauté animale. Quelques sanglots presque inaudibles brisèrent le silence, c'était la femme du groupe qui pleurait et je pouvais comprendre pourquoi. Mais je ne  ressentis plus rien non plus à leur égard en découvrant le corps de la fillette. Elle était entaillée au niveau des bras et des hanches. Son œil gauche saignait sévèrement, J'avais alors déchiré un bout de mon débardeur pour penser cette plaie.  Une lumière bleutée apparut autour de Prisca, cette dernière parut extrêmement concentrée.  Les hommes rampèrent sur le sol, tentant de fuir, quelle belle bande de lâche ! Pensais-je. C'était inadmissible, absolument impardonnable. Alors, posant la fillette soigneusement sur l'herbe sèche, je me suis laissé envahir par cette haine qui brûlait au fond de moi.

Je me suis emparer d'un poignard se trouvant sur une table, il était taché de sang, c'était sans doute le même qui avait servit à entailler le corps de Taïga. Je couru vers eux, ils n'osaient bouger ce qui était bien mieux pour moi.  Mon poignard se planta d'abord dans le bras d'un des hommes puis dans son torse. Je m'étonnai de mon agilité, la haine me consumait petit à petit. Je ne pouvais plus penser à autre chose qu'à tuer. Je sautai en arrière et me lança à nouveau sur lui, mon poignard pointer sur sa tête, à ce moment là je fus rattraper par le bras et projeter violemment en arrière, encastrer dans une armoire en bois. La poussière s'éleva et je toussotais en la respirant. Je pris au moins cinq longues minutes à me remettre et lorsque je levai la tête l'aura qui entourait Prisca avait viré au noir. j'entendis le bois craquer sous ses pas comme s'il se désintégrait.  La faible lumière que nous procuraient les lampes me permit d'observer la scène avec effrois. Les cheveux de Prisca était d'un noir de jais, les veines noires était très distincte sous sa peau. Elle s'approcha lentement, le bois s'effritait au dessous d'elle, les mobiliers alentours se désintégrait également.  La famille s'était regroupée dans un coin de la pièce, priant pour leur salut.  Lorsqu'elle fut à proximité d'eux, je me retins un cri d'effrois, la peau des victimes commença à se désagréger, le sang coula abondement de leurs corps. Bien que je m'étais  boucher les oreilles je parvins tout de même à entendre les hurlements de douleurs et de terreur des victimes.

Au bout de deux minutes, leurs carcasses sans peau gisaient sur le sol et le sang ne perdit pas de temps à se répandre dans la pièce. Prisca se retourna, elle me lança un rapide coup d'œil et se dirigea vers Taïga. De là je pu apercevoir le changement radical de son visage, la pupille de ses yeux ne formait plus qu'une fente et la magnifique couleur dorée fit place à un noir ténébreux, ses sourcils, habituellement blanc, furent également noir, des veines sombres parcouraient son visage. Elle s'accroupit à côté de Taïga, puis sans rien dire elle lui prit la main. L'aura noir prit alors le pas sur la fillette et celle-ci ouvrit le seul œil qu'il lui restait.

- La première fois que je t'ai vu, tu avais l'air très triste, tu souffrais, tu avais très mal.

C'était la première fois que j'entendais le son de sa voix. Peut être est ce dû au pouvoir noir de Prisca. Taïga s'emporta et utilisa le peu de force qu'il lui restait pour enlacer Prisca.  Pendant qu'elle continuer son étreinte, je suis allé chercher des pierres afin de faire bruler la maison. J'en ai trouvé deux convenable te les ai frotté l'une contre l'autre avec fougue.  C'est alors que j'entendis.

- j'ai vu que tu avais les mêmes yeux que moi.

A ce moment Prisca baissa la tête, tout en fermant les yeux elle s'abaissa et rendit son étreinte à Taïga, discrètement je vis une larme couler le long de la joue de Prisca. Je pus ressentir le bonheur que Taïga éprouvait en cet instant. Depuis ce temps je n arrivai pas à comprendre pourquoi elle donnait sa préférence à Prisca, maintenant je le sais. On a arracher son humanité à Prisca, On lui a retiré ce qu'elle avait de plus précieux, à la voir elle à oublier ce qu'étais l'amitié, elle à du vivre seule si longtemps... Taïga, elle, n'a plus personne sur qui comptais, elle à due vivre seule elle aussi. Battue par les arachniens et traitée comme moins que rien par les hommes, elle n'attendait plus rien de la vie. L'autre jour elle essayait d'enlacer celle qui souffrait comme elle, avec son petit corps transi de peur. Cette petite fille par le don de sa personne et de son corps m'a appris que des yeux d'or peuvent aussi verser des larmes.

 

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Commentaires (1)

1. Asaka Rolf 11/08/2009

TU DÉCHIRES!!! J'ADORE TON HSITOIRE, J'AI HATE DE LIRE LA SUITE!!

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