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Vision ou hallucination ?

 

Vision ou hallucination ?

 

La fillette s'agrippait à moi, elle sanglotait et tremblait de tout son petit corps.  Les rafales se firent sentir de notre côté, je  fis de mon mieux pour la protéger du vent. Derrière moi, la tornade faisait rage, balayant arbres et rochers.  Les feuilles fraichement tombée de l'automne se mêlaient à cet infernal tourbillon.  Tout se stoppa très rapidement, une gigantesque onde de choc nous frappa de plein fouet. Les arbres se plièrent sous cette puissance, on pouvait en voir se déraciner, se tordre violemment. Je plantai ma main dans la terre, celle-ci s'y enfonça comme dans du beurre, ce qui ne manqua pas de me surprendre. Je parvins après quelques instants à trouver une des racines du petit arbre et à m'y accrocher. Ayant retrouvé mon équilibre, je m'approchai du tronc et plaquai la fillette afin de mieux la protéger. L'Eldaryen apparut à côté de nous, un grand sourire aux lèvres. Décidé à ne pas me laisser impressionner, je lui envoyer un regard pleins d'amertume sans le quitter des yeux. Son regard couleur ambre, me déstabilisait cependant, il ne semblait pas ressentir quoi que ce soit pour nos vies. Ce dernier s'avança lentement vers nous tout en dégainant sa grande épée. Ce fut court, Prisca s'était littéralement jeter sur lui. Instinctivement,  mon regard les suivit dans leur descente. Leur gestes étaient rapide et précis, dès que l'un frappait, il parvenait à toucher l'autre mais jamais comme je le prévoyais. 

Pas un seul des deux ne semblait avoir l'avantage, ils enchainaient coup et offensive avec le même débit pendant tout l'affrontement. C'est alors qu'il l'attaqua en traitre par la puissance de sa foudre. Elle fut alors projeter contre un arbre un peu plus loin mais se ressaisit aussitôt et contre-attaqua en quelques secondes. Ce dernier, surprit pas l'assaut, eut un mouvement de recule et se vit contraint de s'envoler afin d'éviter l'offensive. Prisca l'évita de peu et profita de son envolé pour le prendre dans un de ses vortex. Une fois vaincu et hors d'état de continuer le combat, elle se mit à côté de son corps immobile, le prit par les cheveux et lui dit quelque chose que je ne pouvais comprendre. Pendant ce temps, je me détachai de l'arbre afin de laisser la fillette respirer un peu. Comme il n'y avait plus rien à craindre, je m'essayai à la libérer de ce piège.  Après un moment de réflexion, j'en conclus qu'il fallait juste desserrer la corde et libérer la fille. Un cri parvint de là où se trouver les deux eldaryens, je jetai un œil aux alentours puis revins sur la fille. J'eus à peine le temps de poser ma main sur la corde que Prisca intervint.

  • - Stop! ne touche à rien.
  • - Mais attend tu ne sais même pas ce que j'ai l'intention de faire.
  • - C'est vrai, mais je préfère ne pas prendre de risque. Pousses toi un peu s'il te plait.

Après un long soupir je m'exécutai et la regardai faire sa manœuvre. Elle se mit en face de la fillette,  prit la corde liant le cou de la fille à l'arbre et tira dessus. La grosse lame déboula alors de dans l'arbre, Prisca mit sa main en avant et la stoppa avec violence. Ses bandages y passèrent mais elle, elle n'avait rien. Alors qu'elle s'était levée pour balancer la lame, je m'étais approché de la jeune fille pour la porter. Elle semblait exténuer et avait vraiment besoin de soin.

  • - Tu avais raison. Avouais-je
  • - Pour?
  • - Je me serai fait charcuter si tu m'avais laissé faire.

Elle ne dit rien mais lâcha un très léger ricanement.

  • - La forêt n'a plus exactement la même tête qu'avant. Repris-je.
  • - J'avoue, je devrais peut être remettre tout sa en ordre.
  • - Et lui? lui dis-je en pointant l'eldaryen.
  • - On le laisse la, sa n'est plus notre problème.
  • - Il est mort?
  • - Va savoir. Me dit-elle en me jetant un sourire en coin.
  • - Tu ne vas pas t'attirer trop d'ennuie quand même?
  • - T'occupe.

Pendant qu'elle s'occupait de remettre la forêt d'aplomb, je remontais la pente, la fillette sur le dos. Elle n'était pas bien lourde heureusement, déjà que j'étais bien affaiblis par le voyage, il ne me restait pas énormément de force.  De toute manière je n'allais pas la laisser là, elle avait besoin d'aide, c'est évident. Je jetai un regard derrière moi et vis la forêt se  régénérait, le bois ravagé se reconstituait reformant ainsi une écorce solide. Les feuilles refermèrent leurs trous et lissèrent leurs pointes. La forêt était même bien plus belle qu'avant notre venue.  Mais je n'avais pas remarquer le lynx assit au côté de Prisca, il la regardait bizarrement, comme s'il voulait lui sauter dessus, elle ne semblait pas le voir. Une fois la pente remontait, je m'assis sur une buche et l'attendis. Celle-ci se pointa enfin qu'au bout d'une bonne demi-heure, mais au moins je pu me reprendre et sa n'était pas une mauvaise chose.

  • - Comme quoi tu ne fais pas que des mauvaises choses. Finis-je par lui lancer.
  • - Tu ne sais rien de moi.
  • - Quand même.
  • - Non, je te dis que tu ne sais rien.
  • - Sa viendra.
  • - Peut être... Bon, on repart?
  • - D'ac.

Petit à petit, elle abandonna son apparence actuelle pour opter vers une forme plus humaine. Sa peau se colora légèrement, ses cheveux prirent une teinte plutôt châtain-blond et ses yeux devinrent bleu avec des variantes de vert. Pendant ce temps, je pris mon livre et quelques provisions.  Elle prit alors la fillette dans ses bras, jugeant sans doute que je ne pourrai pas la prendre avec mon bouquin et mon malheureux sac. Il nous fallu une bonne heure de marche avant de voir la pluie tombée. Les nuages noirs, menaçant, étaient présent depuis un moment, il fallait s'y attendre après tout. Nous nous mîmes sur le côté, à l'abri d'un arbre feuillu. Nous ne discutâmes pas durant cette pose, pour une fois je ne ressentis pas le besoin de combler le vide par des questions ou des dialogues sans intérêt. Je fermai les yeux, poser contre le tronc sec de l'arbre.  La pluie ne cessa mais Prisca me dit qu'il valait mieux repartir maintenant, de toute manière cette pluie torrentielle ne s'arrêterait pas avant une bonne heure. Nous courûmes donc, j'avais donné ma cape pour couvrir la fillette, mes cheveux n'avait pas prit longtemps à se mouiller. L'eau froide coulant dans mon dos me fit accélérer le pas. Mais n'étant pas un athlète dans l'âme, je ne mis pas de temps à m'essouffler.  Elle maintenait bien l'allure et c'est ce qui me pousser à avancer d'avantage. Un moment, je faillis glisser dans une flaque de boue mais par chance je pu me rattacher à une branche casser. Cependant, depuis le début de la cabale, Le paysage n'avait guère changé. Toujours les mêmes arbres, toujours les mêmes chemins avec les mêmes rochers et les mêmes plantes.

  • - On en a encore pour longtemps?
  • - Non, nous y sommes presque.
  • - Pourquoi on va là-bas?
  • - Parce qu'il le faut, ou va tu dormir sinon?
  • - D'accord, c'est bon.

Pour arriver à voir le village, il fallait se mettre dans les hauteurs, ce dernier était encadrer de montagnes, ce qui rendait son accès difficile.  Nous avançâmes au même rythme et je fus content de voir que je pouvais courir sur des sentiers pentus aussi longtemps sans broncher. Enfin, nous arrivâmes  sur un haut plateau, suffisamment proche de la cité pour pouvoir l'admirer d'en haut. Les hautes plaines verte dénuées d'arbres l'enfermaient, sur ces plaines se trouvaient de nombreux piliers tous reliés entre eux par une couronne de pierre formant un cercle. La lumière du crépuscule donnerait surement à cet endroit une ambiance bien plus chaleureuse. Pour le moment c'était le gris qui dominait. Je le contemplai avec joie et envie. Finalement s'arrêter aussi était une excellente idée et je n'en serai que plus serein après y avoir passé une bonne nuit. D'ici on pouvait déjà distinguer les quelques rares bâtiments s'élevant au dessus des maisons, un clocher magnifique se trouvait dans l'est et au centre il était également possible de voir un petit château dominant chaque maisons. Tout était construit en brique rouge et orange.  Nous descendîmes alors le petit sentier afin de nous rendre au cœur de cette « cuve », c'est en effet ainsi qu'on nomme Panten puisqu'elle est encercler par les montagnes. La forme rappelle donc celle d'une cuve, du moins c'est ce que j'avais lu dans quelques bouquins de voyage. La fillette semblait se réveiller, ses yeux larmoyant s'ouvrirent doucement, Comme sa, elle semblait avoir huit voir neuf ans, elle est plutôt petite, ses cheveux sont châtain, long et sale. Son petit corps était recouvert d'égratignures et de marques. Je pouvais également remarquer un genre de tatouage bleuté sur la peau de son bras, il remontait  jusqu'à l'épaule et disparaissait sous ses vêtements. Cette dernière se rendormit sans avoir soufflé mots. Pendant le peu de route qu'il nous restait à faire, je me décidais à reparler un peu avec Prisca, d'autres questions me pendaient aux lèvres.

  • - Tu sais ce que c'est que ces tatouages sur ses bras?

A mes mots, elle posa la fillette sur ses deux jambes tout en la maintenant et regarda les marques. Elle les touchait sans rien dire, son regard se posait régulièrement sur le visage de la fillette.

  • - Désolé mais je ne vois pas ce que c'est. M'avoua-t-elle.

Tant pis, pensais-je, peut être finirions nous par le savoir. Elle la reprit donc avec douceur et nous repartîmes en marchant. La pluie avait cessé depuis déjà quelques minutes mais elle avait fait place à une brume blanchâtres, heureusement peu épaisse. La cité de Panten n'était plus très loin désormais et le fait de l'avoir remarqué, me donnait le courage d'avancer d'avantage. Plus que quelques mètres me dis je à chaque pas, et  ainsi de suite jusqu'à arriver au porte de la ville. Prisca me dit alors d'attendre à la porte avec la fillette, juste le temps qu'elle aille négocier quelques choses. Naturellement je l'écoutais et m'assis sur un banc à proximité de la porte. Le ciel rosé m'indiquait une belle journée pour le lendemain.  Je regardais les oiseaux s'envolaient au loin, leurs cris déchirant le ciel, leur battement d'ailes ravivant le souvenir que j'avais eu de ma première virée dans le ciel. Un souvenir exceptionnel pour une expérience exceptionnelle.  D'autres mots n'avaient pas leur place, je ressentais les choses tel qu'elle et ces pensées font de moi quelqu'un d'hors norme. Aucun être humain ne souhaiterait plus rêver sa vie que vivre ses rêves. Seulement les miens étaient si improbables que je n'avais guère le choix. Je ne pourrai jamais devenir autre chose que ce que je suis, jamais je n'aurai l'opportunité de voler de mes propres ailes ou de faire des trucs de dingues avec mes mains. C'est ce genre de chose qui me fait envier Prisca et me donne envie de me rapprocher d'elle, mais je l'ennuie plus qu'autre chose j'ai l'impression.

La nuit commençait à tombée et elle n'était toujours pas revenue et la fillette s'était réveiller. Elle ne pouvait pas parler mais je crois que je lui faisais peur, je n'aurai pas su dire pourquoi. C'est en la voyant se dérober que je l'ai compris, elle ne souhaitait pas que je m'approche d'elle. Pourtant je n'ai pas l'air dangereux, enfin je ne pense pas.  Mais le fait est là, je lui fais peur. Je me décidais à marcher un peu, je ne supportais pas de rester inactif, rester là à regarder l'herbe pousser, non merci. Seulement voila, une fois partit, elle se mit à pleurer et à geindre dans tout les sens. Alerter je revins vers elle et elle se calma. Finalement je ne  l'effraie pas tant que sa, mais sa ne l'empêchait pas de garder ses distances. Elle se rendormit peu de temps après et pas l'ombre d'une Prisca à l'horizon, que pouvait elle bien mijoter ?

N'empêche cette histoire est pas très nette, à commencer par le fait qu'elle arrive de nulle part sachant tout un tas de truc sur moi et ma famille, ensuite elle prétend que le village m'a oublier et enfin elle m'emmène je ne sais où pour je ne sais quelles raisons. Et là elle s'éclipse sans dire où elle va et je me retrouve là, la nuit venue, à surveiller une gamine à qui je fais peur, à la merci de n'importe quelles bêtes.  Génial comme situation, je ne pouvais pas mieux rêver.  Mais elle nous revint peu de temps après mes interrogations. Elle ne dit cependant rien, et tandis que la pluie tombait, nous avançâmes en direction de la cité. Les réverbères étaient nombreux et leurs lumières nous guidèrent à travers la cité. Je ne savais pas où j'allais, je me forçais à ne pas me poser la question.  Le sol pavé était glissant à cause de la pluie, si bien que chaque fois que mon pied se prenait entre deux pavés, je manquais de tomber. Ce petit manège finit par énerver Prisca qui me mit devant elle de manière à pouvoir me surveiller au cas où je ferai une chute. La fillette était sur ses épaules, j'avais donné ma cape pour la couvrir du froid. Mais je ne pouvais pas dire que c'était une très bonne chose pour moi, il ne faisait pas chaud du tout dans les environs. Le silence me parut pesant et la cité de nuit n'était pas rassurante, aussi je m'étais décider, tout en pesant le pour et le contre, à lui demander ce qui perturber mon esprit.

  • - Tu m'attendais depuis longtemps?
  • - Quand?
  • - Quant tu m'as trouvé.
  • - Sa devait bien faire deux semaines que j'étais dans ce monde, je ne pensais pas te trouver dans ce village à vrai dire.

Deux semaines... Mince sa ne colle pas, les meurtres ont commencé bien avant, l'hypothèse que sa soit elle qui les ai tuées tombe à l'eau. Bien entendu je dois également prendre en compte le fait qu'elle puisse également me mentir. Mais me mentir à moi n'aurait aucun intérêt pour elle, que puis je bien faire après tout ? La dénoncer, me mettre à hurler à l'aide ou encore lui hurler dessus, crachant toute mon indignation à son visage ? C'est ridicule, improbable, inconcevable à vrai dire. Mais je ne la connais pas et j'ai le droit de douter après tout, il faudrait que j'essaie d'en savoir un peu plus.

  • - Tu m'as dit que tu avais besoin de Karma pour vivre mais tu m'as aussi dit que le corps disparaissait quelques temps après mais plus rapidement. Comment sa se passe concrètement?
  • - l'absorption ou la désintégration du corps?
  • - Les deux.
  • - Pour l'absorption, c'est relativement simple, tu poses ta main sur le corps, généralement sur le crâne ou le torse, et tu «absorbe» l'énergie qui se dégage du corps.
  • - Mais comment savoir s'il y a encore de l'énergie? l'interrompis-je.
  • - Eh bien, on le voit, l'eldaryen est «équiper» pour, mais c'est vrai qu'on préfère se servir sur un individu encore vivant.
  • - Mais comment tu absorbe? Il faut faire une entaille, sa fonctionne par le sang, je ne sais pas.
  • - C'est entièrement physique, rien de sanglant en fait. On détruit la structure moléculaire en envoyant une puissance dans le corps ce qui à pour but de provoquer une rupture totale des liaisons entre les molécules. L'énergie libérer, appeler Karma est alors aspirer mais elle ne l'est jamais totalement.
  • - Pourquoi sa?
  • - Parce qu'il faudrait parvenir à briser les liaisons et aspirer l'énergie en même temps. Il y a intervalle de temps relativement court entre ces deux phases de l'absorption qui provoque une perte d'énergie.
  • - Tu as étudié sa de près.
  • - J'ai étais l'objet de quelques... enfin j'ai suffisamment d'expérience pour savoir comment tout sa fonctionne.
  • - Peut être qu'un jour, tu me raconteras. Et pour la phase de désintégration?
  • - Déjà, comment pense tu que se passe la dégradation d'un corps?
  • - Naturellement?
  • - Oui.
  • - Je pense déjà que sa dépend des corps, si l'individu est sain ou malade ou sa corpulence, sa joue beaucoup mais en règle général sa se passe en une dizaine de jour je crois.
  • - Oui c'est vrai mais pour un individu sain et de corpulence normal, sa se déroule en 15 jours, le corps se déshydrate, se ramollit et pourrit, le tout, en plus ou moins, quinze jours.
  • - Génial. Et donc, pourquoi sa va plus vite avec vous?
  • - Parce que je t'ai mentis sur ce point, sa ne va pas plus vite, c'est nous qui accélérons ce phénomène, nous procédons par des moyens... enfin tu comprends.
  • - Par des moyens?
  • - On les brule, acidifie, donne en pâture ou on s'en sert pour la médecine de mon monde.
  • - Ah d'accord je vois.

Donc sa ne peut pas être elle, déjà parce qu'on a retrouvé les corps mais aussi parce qu'elle n'aurait pas pu les cacher. A moins, bien sur d'utiliser quelques tours de passe-passe. Je me tus après avoir eu une conversation badine qui ma plutôt terrifié dans le fond. Je ne pense pas vouloir reparler de sa avant d'avoir la certitude qu'elle ne soit pas dangereuse pour moi. Je vis une Auberge Au fond de la rue, sans doute était-ce l'endroit où elle nous conduisait. « Au chat enchanté » était inscrit sur un panneau à côté du portail. Nous n'eûmes pas besoin de frapper pour entrer, le portail était ouvert et Prisca me fit signe d'entrer. Elle sortit une bourse pleine dans laquelle s'entrechoquait des pièces d'argent, puis elle passa la petite porte derrière laquelle régnait une ambiance festive. Le Barman nous accueillit et elle lui tendit le sac qu'il saisi aussitôt. Puis nous eûmes était prit en charge par un homme nous attendant au pied des escaliers. Prisca me dit qu'elle allait rester en bas et que si je le voulais, je pouvais aller dormir. Je pris alors la fillette et la salua d'un signe de la main avant de disparaitre à l'étage. L'homme me conduisit au second étage, à la troisième pièce au mur de gauche. La pleine lune avait déposée sa lumière sur le plancher, lorsque l'homme alluma la lumière, je découvris une sympathique chambre, comportant deux lits, une commode et une table en bois avec deux chaises. Sur la gauche, au fond il y avait une autre pièce, sans doute la salle de bain.  Il s'inclina alors et disparut avant de me souhaiter une agréable nuit, naturellement je l'avais remercié.

Je n'avais pas de vêtement de rechange, seulement mon t-shirt noir habituel, un jean et ma « cape ».    Mais j'avais pu remercier qu'ils avaient déposé des vêtements de nuits, sans doute Prisca qui les as payé pour. Je Pris alors le soin d'ôter ma « cape », de mettre la fille dans un des deux plumes et de descendre la rejoindre. La fillette ne s'était pas réveiller depuis un moment déjà, mais c'était sans doute à cause de la journée épuisante qu'elle venait d'avoir. J'avais fais un bref passage dans la salle de bain pour vérifier l'état de mes cheveux. Ces derniers étaient en piteux état, mais étant d'un noir de jais, j'avais moins de mal à dissimuler la crasse. Je ne manquerai pas de prendre une douche avant de dormir cela dit. Une fois fais, je pris soin de refermer la porte et de descendre discrètement les marches. Les effets de ma fatigue ne m'avait pas vraiment gêné jusqu'à maintenant, mais il se produisit quelque chose de très étrange ce soir là. En descendant, j'eus croisé quelques personnes remontant à leur chambre, mais ils me parurent comme »vide ». La sensation de voir des coquilles vides marcher à côté de moi était loin de me plaire. Mais ce fut pire une fois en bas. Des rayures étranges étaient apparues sur le corps, comme des fissures mais fines. Leurs yeux étaient blancs et il flottait au dessus d'eux des « flammes » blanchâtre mêlée par moment à une touche de fumée noire.  Je m'avançais entre eux, leur regard se tournèrent vers moi  lorsque je passais à côté d'eux.  Prisca était debout au bar, tournant son regard vers le mien. Elle était la seule que je voyais comme à son habitude. Puis soudain, ce fut comme si le temps lui-même s'était arrête. Leur silhouette s'était effacer et je m'étais retrouvé dans un autre monde, un monde noir avec pour seule lumière celle de ces flammes blanchâtres. Celles-ci prirent la forme d'ectoplasme et se dirigèrent lentement vers moi. Les visages de ces gens apparurent clairement dans ma tête, je les entendais m'appeler, me demander à l'aide. J'eus un mouvement de recule et je ne pu éviter ma chute, me retrouvant ainsi à terre, dans ce néant infernal et confronter à ces esprits. Mais ceux-ci disparurent lorsque la lumière et les bruits de la fête me revinrent. Le visage inquiet de Prisca se tenant au dessus de la tête m'apparut en premier. Puis autour s'était dessiner les visages de parfaits inconnus chuchotant mon mal être et ma chute entre eux. Elle me prit par le bras et je me suis retrouvé debout en quelques secondes. Bien sûr, les autres la rabrouèrent mais elle n'en fit rien et ce fut moi qui entrepris de monter les escaliers.

  • - Qu'est ce qu'il s'est passé? s'était elle empresser de me demander.
  • - Je...
  • - Laisse tomber. On verra sa demain, va te reposer, il vaut mieux pour toi.
  • - Merci en tout cas.

Elle m'aida à me mettre dans le lit, la douche attendra le matin, sa n'était pas bien pressant après tout. Les draps étaient confortables, j'en oubliais presque mes douleurs plantaires. Quant à Prisca, elle s'était occuper d'éteindre la lumière avant de reprendre sa forme d'eldaryenne, c'est étrange mais je la préférais comme sa. Elle ouvrit la fenêtre, un vent tiède d'été entra alors dans la chambre, déploya ses grandes ailes et disparut. Moi je me tournais sur le côté et attendis que me prenne le sommeil.

 

 

 

 

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Commentaires (1)

1. sabrina 12/08/2009

C'est intrigant !
comment tu fais pour nous donner envie d'en savoir plus ? o.o

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