Retour au pays

Retour au pays

Fangh se déplaça et suivit Prisca, celle-ci accompagnée de ce répugnant Komoro. Leur pas résonnait dans le long couloir. Ce bruit était masqué par les nombreux cris d’agonie étouffée des pauvres gens torturés. Il l’emmena dans une salle à proximité, une sorte de débarras. Ils se retrouvèrent devant une petite porte grise, noir par endroit avec des morceaux en moins aux extrémités. La clenche était également rouillée. Il l’ouvrit et Prisca alla chercher ce qui lui appartenait. Puis ils repartirent dans le sens inverse. Lorsqu’ils furent à nouveau dans la salle, Prisca se retourna et demanda à Komoro.

-« Auriez-vous des bandages ? Des plutôt fin, J’en ai besoin pour les couvrir » lui dit-elle en désignant ses tatouages.

Komoro acquiesça et disparut dans la petite salle à l’arrière. Il revint avec un rouleau d’au moins trois mètres de bandage.

-«  J’espère que sa sera suffisant. »

Elle hocha la tête, et les déroula pour se recouvrir les bras et le ventre. Komoro détourna la tête et se mit à lire des articles de journaux, trainant sur le bord d’une des tables collées au mur. Fangh en profita pour se mettre devant elle. Elle eut un léger sursaut en voyant le renard. Elle s’abaissa vers lui et chuchota.

 Ne faites pas un bruit. »

Fangh se dirigea à nouveau derrière l’armoire en lambeau attendant leur départ pour le toit du bâtiment. Dès qu’ils montèrent il sortit de sa cachette et monta à son tour. Sur le toit, Lisa et son ami les attendaient. Fangh se cacha derrière Prisca. Il devait être minuscule pour que personne ne le voit.

La jeune Nekhò s’avança vers elle, Prisca eut un mouvement de recule. Je remarqua que le bijou que portait Lisa prit une couleur émeraude étincelante.  Elle tendit le bijou vers l’œil de Prisca. Celle-ci lui prit le bras à une vitesse terrible.

-«  Hep hep ! T’embête pas, Sa part pas comme sa. »

-« Mais je veux essayer. » Lui lança Lisa sur un ton de défi. Elles se regardèrent pendant quelques secondes et Prisca lâcha son bras. Sur ce elle posa le bijou sur son œil et les mêmes papillons bleu en sortirent. Son air satisfait m’indiqua qu’il était partit. Un étrange aura noir apparut autour de Prisca, ce qui m’inquiéta c’est que sa ne semblait déranger personne. Elle détourna le regard vers Fangh et j’entendis sa voix dans ma tête.

¤ Rejoins moi au portail, je n’en ai plus pour … ¤

Lisa l’interrompit par une question.

« Tu as pu récupérer tes armes facilement ?

- Oui.

- Tu vas bien ?

- Oui.

- Je te trouve moins bavarde que tout à l’heure.

- Oui. »

Prisca prit un air plus ou moins dégoutée lorsque Lisa remit le pendentif autour de son cou. Je croyais pourtant qu’elle avait eu ce qu’elle désirait.  Je demanda à Fangh de ne pas stopper notre connexion, je voulais savoir comment les choses aller évoluer. Komoro se jeta sur Lisa, cette dernière semblait avoir sentie quelque chose d’alléchant mais la main dégoulinante et écœurante de komoro s’était posée sur sa bouche. J’eus un léger sentiment de dégout mais mon attention se porta sur Prisca qui donna une de ses deux épées à l’ami de Lisa ainsi qu’un fourreau à attacher dans le dos.  .

-«  Prend bien soin d’elle. » Il acquiesça d’un signe de tête et Prisca l’aida à l’attacher.

 J’entendis la discussion qui suivit, il se disait qu’il y avait une odeur très attirante de souris, utiliser comme appât pour amener des Nekhò jusqu’au centre de torture.  Ces derniers devaient répondre aux questions posées sans quoi ils mouraient dans d’atroces souffrances. Je ne douta pas de cette dernière parole, ce qu’il font est abominable ! L’ami de Lisa s’approcha du groupe tandis que Prisca s’en éloigna.

 

« Pourquoi vous voulez nous tirez des informations sur Folklore ? On ne sait même pas ce que c’est et à quoi ça ressemble ! »

Prisca hoqueta de surprise, les yeux ronds elle se tourna vers eux. Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce qu’ils essaient d’en connaitre plus sur Folklore. La réponse de Komoro me surprit d’avantage.

« Tout simplement parce qu’on pense qu’un jour une Eldaryenne, habitante de folklore, viendra chez vous pour vous donnez le secret de leur puissance. On voudrait nous aussi, profiter de se savoir. »

Prisca se mit à rire à cette affirmation, Elle marcha en direction du bord du bâtiment puis elle leur lança.

-« Bande d’imbécile ! »

A ces mots, elle fit apparaitre ses ailes et décolla à une vitesse hallucinante, voyant Komoro donner l’ordre de la poursuivre, j’ordonna à Fangh de rompre notre contact. La seconde qui suivit je me réveilla en sursaut, je tomba même de l’arbre. Heureusement ce dernier n’était pas très grand, je m’écorcha les bras  et me cogna à quelques branches avant d’atterrir par terre. J’avais mal partout mais le temps pressait. Je m’envola à mon tour après avoir repris mes esprits. J’eus du mal à la trouver dans toute cette agitation, de grande créature filaient de part et d’autre du bâtiment. Ne la voyant pas, j’alla chercher Fangh qui était resté sur le toit. Lorsqu’il me vit arriver il me sauta dans les bras et je partis aussitôt en direction du portail. Il me fallu bien dix minutes de vol intensif pour y parvenir dans l’espoir qu’elle ne m’attende pas :. Lors de l’atterrissage, je m’écrasa à terre comme une pomme tombe d’un arbre. Je ne savais pas encore très bien me réceptionner, d’autant plus que  j’étais assez fatigué de l’effort que je venais de prodiguer. Je me retrouva face au portail, celui-ci était fermer. Autour de moi il n’y avait pas un bruit. Seulement le vent jouant sa douce mélodie. Le silence fut percer par un rugissement. Je me releva et vit Allen, la panthère que j’avais rencontrer quelques temps plus tôt, se jeter sur Prisca. Aussitôt j’intervins, refusant de le voir se faire blesser. Ils arrêtèrent leur affrontement et Allen s’approcha de moi tout en se retransformant en garçon.

-«  T’est toujours vivant à ce que je vois ! 

-  Je ne le serai sans doute pas sans lui » je désignai Fangh du doigt. Puis j’ajoutai.

-« C’est Prisca qui a subit ces tortures.»

Elle se mit à côté de moi et me demanda mon poignard, je refusa, pensant que c’était pour le planter sur Allen. Mais elle insista, m’assurant qu’elle n’avait aucunement l’intention de faire du mal à la panthère. Alors je lui céda et le lui donna. Je l’observa du coin de l’œil, pour voir à quel dessein cette emprunt était voué. Elle ferma les yeux un instant et planta le poignard dans son rein droit. Elle agrandit la plaie en tournant le poignard. Allen parut dégouter, moi je commençais à m’y faire. Le sang noir coulait abondamment, là elle laissa tomber le couteau et glissa sa main gauche dans ses chairs. Elle s’immobilisa au bout de cinq secondes puis elle la retira brutalement. Le gros insecte que l’homme lui avait implanté dans la salle de torture, se débattait dans sa main noircit par le sang. Allen faillit tourner de l’œil en le voyant. En vrai il me paraissait bien plus gros qu’à travers la vision de Fangh. Je  m’approcha d’elle afin de mieux le voir.

-« Prend mon épée ! Dépêche-toi ! »

Dans la panique, mes gestes devinrent maladroits  et brutaux. Je me mis derrière elle en manquant de tomber, lorsque j’extirpa la lame du fourreau, Prisca perdit équilibre par ma brutalité à l’extirper du fourreau puis je  manqua de la lâcher tellement elle était lourde et pour finir je la tenais tellement mal que lui en mettre un coup n’aurait pas était une surprise. Je lui donna l’épée qu’elle saisit aussitôt. Elle s’abaissa et posa sa main, empoignant l’insecte, à terre puis  elle planta la belle lame rouge dans le répugnant être rampant. Il poussa un petit cri grinçant, s’affaiblissant au fil du temps. Jusqu'à ne plus crier du tout.

-« C’était quoi ce truc ? » lui demandai-je

Elle se releva et balança sa tignasse blanche vers l’arrière.

-« C’est un Scalacte, une saleté qui se repait de la chair de ses victimes. Plus il mange, plus il grossit, celui-ci à du bien se régaler avant de tomber sur moi

-Tu as dû le sentir quand il est entré, non ?

- Ne pose pas ce genre de question. Tu as bien vu que je ne ressens pas la douleur. 

- Comment sa se fait ?

-C’est comme sa que je suis « née ».  Comme je ne dis rien, elle ajouta.

- Il est temps pour nous de quitter cet endroit. J’ai eu ce que je désirais même si je ne l’ai pas eu de la manière dont j’aurai voulue. 

-Dans ce cas tout va bien ! Mais comment sors-t-on d’ici ? 

Demande à ton ami. »

Allen entendit la conversation et se dirigea en marchant vers le portail. Il examina l’arc joliment taillé et posa sa main derrière. Des papillons bleus apparurent et se posèrent sur le dessus de l’intérieur de l’arc. Ils se positionnèrent tous de manière rectiligne jusqu'à recouvrir totalement l’espace intérieur du portail. Puis ils se mirent à briller et commencèrent à se confondre les uns des autres. Le chemin vers Eldarya nous apparut très clairement. Prisca s’avança et salua Allen avant de disparaitre dans le portail. Moi je lui serra la main libre et nous nous dîment tout deux au même moment.

On se reverra l’ami. »

 

Confession de Prisca Loamsdown :

.. ma nouvelle mère. Elle s’occupait de moi comme sa fille, m’apportant des loisirs et de l’amour. Elle m'apprit à jouer du piano et de la guitarre. Je fis de l'art également. Chaque jours nous peignons une toile et crayonner sur quelques feuilles. Je commencais même à ecrire une histoire. Elle finit par me consacrer tout son temps. Mais un jour, les hommes sont entrés, ils voulaient voir tout les "specimens". Ils nous ont fait sortir du centre. Nous avons traversé de long couloir. Lorsque noys sortîmes, nous nous sommes retrouvâmes dans un monde merveilleux. Tout était fait de violet et d’orange. Un monde très coloré en somme et remplit d’une aura magique. Un homme en cape, planant a 10 cm du sol arriva lentement. Son immense bâton de bois torsadé comportait une pierre blanche à son bout. Mes semblables, les dix-sept autres, s’inclinèrent à sa venu. J’en fis de même avec un leger retard, bien que je n’en voyais pas l’utilité. L’homme le remarqua, bien sur, et me laça un regard noir accompagné d’un violent coup dans le dos qui me fit tomber. Les larmes me montèrent aux yeux, non pas pour la douleur mais pour cette injustice. Je n’ai rien à faire ici moi, Je ne pensais qu’à rentrer et écouter Hinarya me raconter tous pleins d’histoires. Les autres se relevèrent alors et j’en fis de même. L’homme nous regarda tour à tour et c’est d’une voix grave et décidé qu’il ordonna à tout les « spécimens » de détruire l’occupant….

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Dernière mise à jour de cette page le 02/09/2009

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