Guivre et bottes de cuir

Guivre et bottes de cuir

 

Peu de temps après cette discussion, nous sommes retournés à Eldarya. Sans grand enthousiasme cela va de soit. Mais même si cet endroit est le pire des enfers pour elle, je ne pouvais m’empêcher de m’y sentir bien. Mais je me refusais à lui en parler, elle n’a pas besoin de sa pour le moment. Je regarde ce royaume baigné de tant de lumière mais si obscure en son cœur. Voir ce royaume réduit à néant ne me plaisait guerre, mais je peux comprendre la volonté de Prisca. Elle n’a pas à se justifier après tout. Cet endroit est sa création, elle en fait ce qu’elle désire. Ils regretteront ce qu’ils lui ont fait et rien que pour sa je l’accompagnerai. J’ai rompu avec Nell à mon arrivée, je n’éprouvais rien de plus que de l’amitié pour elle.  Je descendis à la grande place centrale, contempla le palais de toute son immensité. Je le regardais assez fixement et sans cligner. Les gens m’évitaient autant qu’ils l’évitaient elle. Même s’ils ne m’insultaient pas ou ne me donnaient pas un surnom très enviable. Je m’éloignais alors du palais et de la place, là où la plus grande densité d’eldaryen était présente. Puis je me dirigeais sur le bord le plus proche, afin de descendre faire un tour sur Folklore.  C’était le soir, et la lumière violâtre de la lune folk immergeait le royaume et le monde lui-même de toute son étendue. Les étoiles étaient claires dans ce ciel, me laissant rêveur. J’ai croisé Tàri sur mon chemin, depuis le temps que je n’ai pas eu de discussion avec elle. Je reporta donc ma ballade à plus tard et me consacra à cette rencontre. 

-          Alors ? petit Wili devient grand garçon ! je suis contente que tu en aies enfin terminé.

-          Moi aussi ! Mais je ne pense pas que sa soit réellement le cas.

-          Pourquoi tu dis sa ? s’étonna-t-elle.

-          Ils ont essayé de m’éliminer en m’envoyant chercher un soi-disant potentiel. Si Prisca n’était pas intervenue, je ne serai pas là pour en parler.

-          Sa ne m’étonne pas. Tu as eu tort, laisse la faire son chemin, je ne pense pas qu’elle veuille te mettre dans la même galère !

-          Elle n’a pourtant pas refusé mon aide. Et j’ai conscience de ce que je fais et j’en ai vraiment envie.

-          Connais-tu ses desseins ?

-          Elle m’en a fait part, oui.

-          Alors au lieu de la laisser détruire cet endroit, résonne la, je sais que tu n’en a pas réellement envie.

-          Après ce qu’ils lui ont fait, tu peux comprendre ses envies, d’autant que c’est elle qui a créé ces lieux, elle peut parfaitement le détruire ! Je parlais fort à présent, m’embrouiller avec Tàri était loin de me plaire mais  il le fallait.

-          Oui, oui bien sur que je peux comprendre sa ! Mais réfléchis toi aussi ! Elle n’a qu’à éliminer celle qui manipule tout le monde ! celle qui l’a éliminé d’un simple claquement de doigt !

-          Eliminer ?

-          Oui ! Altäriel l’a balayée littéralement après sa trahison, tout le monde ignore comment, mais elle n’a pas héritée du « trône » uniquement par fourberie mais aussi par la force !

C’était une information qu’elle avait omis de me faire part, je ne me sentais pas frustré pour autant. Elle à une hantise de la défaite et je peux comprendre qu’elle ne me l’a pas dit.  La louve accompagnant Tàri, celle-ci nommer Silka, virevolta et partie en direction du sud. Tàri la regarda d’un air que je ne pouvais décrypter.  Je me sentais gêné à coté de Tàri, d’ailleurs je pris conscience que je n’avais dit mot depuis bien trois minutes, dans une conversation c’est un temps plutôt long.  Elle mit sa tête en face de la mienne et me regarda d’un air désarçonné. Je lui fis signe que sa allait et repris le fil de la discussion.

-          Elle ne me l’avait pas dit. Je ne pense pas que sa ait une grande importance.

-          Je pense que sa en a, au contraire.

-          Un désir de vengeance ?

-          Sa, je crois qu’on l’a compris.

-          Alors viens avec moi.

Je lui tourna dos et marcha en direction  de la côte, au sud, il nous fallait traverser la vallée pour y parvenir, ainsi que les quelques grandes places de marbre. Je ne me retournais pas pour voir si Tàri me suivait, mais peu importe. C’est en traversant la grande place que j’aperçus un lézard d’une taille imposante. L’eldaryenne qui se tenait à ses côtés était d’une beauté envoutante, elle portait une tenue plus ou moins légère composait d’un haut décolté laissant apparaitre son ventre et une jupe plutôt courte aussi. Sur ses jambes elle avait de drôle de sangle entortillaient autour et ses bottes montaient jusqu’à ses genoux. Le tout d’un noir de cuir. Elle était également tatouée sur le ventre mais rien à voir avec ceux de Prisca. Le sien était délavé et représentait un genre de dragon. Mais ce qui me frappa le plus c’était la couleur dorée de ses cheveux, ils étaient d’un blond de blé. Elle me regardait de ses yeux bleus azur.  Un grondement se fit entendre, provenant de la gorge de la bête. Je m’en approchais, comme si j’étais attiré par un champ mystique. Une douce voix résonnait dans ma tête, elle chantait. Je ne comprenais pas ses mots, c’était étrange, puis tout disparut autour de moi.  Je divaguais dans un nouveau monde, il était emplit de bleu, il y avait de a lumière ça et là et la plus belle des mélodies se dévoilait en moi. Je sentis quelque chose sur mon épaule et une voix, très lointaine. Une voix qui m’était désormais familière. Le monde se déroba et le réel réapparut aussi vite qu’il avait disparut. La respiration haletante je tombais à terre, complètement déboussolé.

-          Est-ce que sa va ? me questionna Tàri.

-          Je crois. lui dis-je, la voix hésitante

Je scrutais les environs et la belle et sa bête me dévisagèrent. Je me leva sans me préoccuper de Tàri et m’approcha d’elle.  Un homme plutôt grand et baraquer se mit à ses cotés, il était brun, les yeux couleur ambre et la peau plus ou moins mate. Il était vêtu d’un marcel brunâtre serré au corps avec des sangles sur le bras. Son pantalon de la même couleur que le haut, était prit dans deux imposante, de par leur forme, bottes en cuir. J’en conclus qu’ils formaient un couple lorsque celui-ci la prit par la hanche en se collant à elle. Ils ne me parurent pas agressifs ni irritant, mais leur regard me déstabilisaient. Elle se présenta aussitôt que je fusse arrivé devant eux.

-          Je suis Idrial et voici  Galdric . Nous savons que tu accompagne l’ange noir et cela nous intéresses particulièrement.

-          Enchanté. Lui dis-je poliment, elle était magnifique et j’en fus perturbé.

-          Nous voulons nous associer à vous.

-          Pardon ? lui dis-je plus sur un ton exprimant plus d’enchantement que de reproche.

Elle me fixa de son envoutante pupille bleue,  je me laissa bercer par son charme, j’étais totalement sous son emprise. Je sentis quelque chose me mordre la main, je me libera et aperçus le gros lézard, sa puissante gueule ouverte.

-          Ne t’inquiète pas,  s’il mord c’est qu’il n’a pas faim mais qu’il veut jouer.

-          J’aurai cru l’inverse. Mais qu’est ce que c’est ?

-          C’est une guivre.

La guivre me regarda d’un œil joueur, il remuait la queue et ouvrit la gueule. Je posa ma main sur sa tête, il ferma les yeux et se tortillait comme le ferait un chien dont l’allégresse serait trop intense. Il n’était pas aussi effrayant que son apparence ne le laisse croire. C’est là qu’on se dit qu’il ne faut pas juger un être sur ce qu’il semble être. La guivre mesurait bien 5 mètres de long [Du bout de la queue jusqu’à son museau] et devait peser près d’une tonne. Sa gueule paraissait lourde, elle trainait par terre pour ainsi dire et ses crocs avaient une taille démesurée, elles ressortaient de la gueule de la guivre, même une fois fermer. Ses écailles était dur et brillante, elles étaient d’un vert pâle sur le ventre et d’un vert émeraude mêlait à du rouge sur le dos. Je me désintéressais un instant de la guivre et reporta mon attention sur Idrial et Galdric.

-          Vous disiez ?

-          Nous souhaiterions discuter avec vous.

-          J’aller justement la chercher.

-          Dans ce cas nous te suivons.

Je jeta un œil du côté de Tàri qui ne semblait pas acquiescer mon action. Je lui adressa donc un clin d’œil, emplit d’assurance. Elle lâcha un petit rire, ce qui me fit sourire.  En attendant que mes deux nouveaux alliés soit prêt, je me suis amuser avec la guivre. Lui jetant de vieux morceaux de viandes séchés, trouvés dans un grand sac en toile prévus à cet usage.  La guivre fit preuve d’une agilité que je ne soupçonnais guère. Elle pouvait sauter haut et courir assez rapidement pour son poids. Mais comme on dit «  qu’est ce qu’ils ne feraient pas pour la bouffe, les animaux ». Je me leva d’un bond une fois le signal donné. La guivre fut atteler pour transporter tout le matériel du couple et celle-ci ne plia pas sous le poids de l’attirail. Pendant le chemin, je leur posais deux trois questions sur eux et sur leur profession. Elle, c’était une archimage, à mi chemin dans sa transformation, elle se promène entre deux statut comme on dit et lui c’était un sorcier d’Aranel, la grande cité. Ils voyageaient beaucoup, ce sont deux vagabonds, à la recherche d’un but, d’une mission. Lorsqu’ils ont eu vent que cette dernière était hais des siens, ils se sont intéresser à son histoire. Ils m’apprirent de par la même que la bibliothèque du palais possède deux trois ouvrages sur sa vie. Cherchant réellement une explication à tout cela, ils vont discuter avec elle de chose et d’autre et verront bien s’ils souhaitent, ou non, nous aider. Je ne pense pas que je serais de la partie d’ailleurs mais qu’importe j’en profiterai pour faire une petite visite au palais. Nous approchons, Fangh étant à ses coté il ne m’ait pas difficile de la localiser. La guivre lâchait ça et là quelques grognements pour nous faire signe de sa fatigue. Il fallait l’alimenter et la réhydrater. Une fois altérer, reposer et nourrit, la guivre reprenait le chemin et nous de même. La vallée était longue à traverser, et c’était l’endroit le moins peupler, c’est pour ainsi dire la campagne d’Eldarya. Nous ne dîmes rien d’autre du reste du chemin et je ne cherchais pas non plus à combler le vide avec mes questions. Heureusement, la côté ou elle se trouvait était la plus proche du palais, elle n’était qu’a deux heures de marche et une demi-heure de vol. Contrairement aux autres qui se trouvaient au minimum à 1 semaine de marche et 3 jours de vol. Nous atteignîmes donc la « falaise » et au plus haut point, je la voyais en compagnie de mon familier et du sien, pensive, scrutant la palette de violet du ciel et les rayons du soleil au travers de cette mer de nuage.  Elle tourna la tête lorsqu’elle nous vit arriver. Je lui adressa un regard coupable, voyant que la visite ne lui plaisait guère. Elle ne se leva pas lorsqu’ils arrivèrent derrière elle. Le vent était tiède et c’était agréable. J’ai toujours aimé cette sensation. Idrial prit la parole.

-          Bonjour, nous sommes venus négocier avec toi.

-          A propos de quoi ? dit-elle sèchement.

Je me sentis mal à l’aise à cette réponse. Je savais bien qu’elle n’était pas du genre à se dévoiler à des inconnus et en particulier à des gens provenant de ces terres. Il y avait toujours un risque après tout, même si elle ne craignait plus grand-chose désormais.

-          Nous souhaiterions nous entretenir afin de discuter de ces rumeurs et de ces bruits courant à ton sujet.  Il nous ait d’ailleurs difficile d’éviter le sujet, tu es l’attraction qui régit toute les discussions.  Il y eut un silence puis elle reprit.

-          Enfin, nous avons donc consultés les archives de la Cirth (Le nom de la bibliothèque) traitant de ton ascension et de ta tombée phénoménale et nous avons pu constater…

-           Comment avez-vous eu ces documents ? les interrompra t’elle.

-          Nous sommes des sorciers de très haut niveau.

Elle se retourna cette fois-ci, comme interpeller qu’elle n’est pas à faire à de simples eldaryen masquer par un tour de passe-passe.

-          D’où venez-vous exactement ?

-          Je pensais que c’était à nous de te poser des questions. Lui répondit  Galdric

-          Je répondrais à vos demandes après avoir éclaircis quelques zones d’ombre, et je jugerai moi-même s’il est bon ou pas de vous faire confiance.

-          Soit, Répondit-il,  nous venons d’Aranel, la cité aux dragons dans le domaine de Nécromancie situé à huit porte de cette cité.

-          Vous étiez de ceux que j’ai laissée entrer cette fameuse nuit n’est ce pas ? elle fit un sourire en coin et les regarda d’un air déterminer.

-          En effet. Après un bref moment d’hésitation, Idrial poursuivit.

-          A notre tour pour les questions ?

-          Un dernier si vous me le permettez.

-          Bien sur.

-          Pourquoi souhaitez-vous m’aider ?

Leurs regards se croisèrent plus intensément, le dorée des prunelles de Prisca avec l’ambre des leurs eurent un effet électrique. Je sentais comme une mystérieuse connivence naitre entre eux. Elle assise, eux debout et pourtant ils ne la prenaient pas de haut, il répondit.

-          Nous souhaitons avant tout connaitre tes desseins et nous verrons s’ils coïncident avec les notre.

-          Très bien mais pas ici. Elle se tourna vers moi à présent.

-          Wili, tu devrais aller faire un tour, ça risque de prendre du temps.

Comme je m’y attendais. Je fis donc signe à Fangh de me rejoindre, tapota amicalement  la tête de la  guivre et m’éclipsa.

-          ¤ Sais tu ce qu’ils préparent ? pensa t’il.

-            J’aimerai bien, en fait je n’en suis pas sûr.

-           Ou allons-nous ?

-           A la Cirth, je veux trouver ces livres.

-           Tu n’as pas entendu ?

-           Quoi ?

-          Ils ont dit être de haut niveau et Prisca avait l’air étonnée de savoir qu’ils se les sont procurés.

-          Oui c’est vrai mais je veux essayer, qu’a ton à perdre ?

-          Du temps, on ferait mieux d’aller essayer de savoir ce que manigancent les Représentants ou en savoir plus sur Eldarya. Tu pourras lui demander tout ce que tu veux en ce qui la concerne, elle te répondra. ¤

Je ne répondis pas, il était évident qu’il avait raison. Nous parcourûmes la vallée en vol et arrivâmes à la cité. Je m’étais posé au devant du palais sur la grande place près d’un arbre gardien.  Je tournais la tête vers la grande porte et vis  la vieille Coroka me faire signe d’un grand sourire.

 

Confession de Prisca Loamsdown :

Je ne pris pas le risque de sortir, je n’étais pas sur de mon pouvoir et je rebroussais donc chemin, le dossier toujours entre les mains. J’eus croisée encore les même scientifiques, toujours collés au mur, me priant de ne rien leur faire. Je ne m’en occupais pas et continuais mon chemin. J’ouvris chaque porte mais chaque fois c’était une cellule de détention. Après avoir ouvert une bonne dizaine de  porte sans grand succès, je suis arrivée dans un genre de vestiaire avec des casiers disposaient en rang. J’en ouvris quelques uns par curiosité. Il y avait des vêtements dans certains et des épées dans d’autres, les plus long. Je me suis regardé dans le miroir à semi en lambeau du fond. Je ne portais quasiment rien d’autre qu’un tas de bandage. Il m’était nécessaire d’avoir quelque chose sur le dos.  J’ai passée du temps avant de trouver quelque chose qui me convienne. Je pris un débardeur bleu trouée au niveau du ventre. Je l’avais donc coupée à ce niveau et dans le dos pour pouvoir le mettre sans que mes ailes ne me gênent. Afin qu’on ne voit pas les cicatrices de mon ventre je garda mes bandages, inutile de se faire remarquer d’avantage. Je me servis des bandages qui avaient servit à entourer ma poitrine pour couvrir les marques noirs sur mes bras, ceux-ci n’étant auparavant pas couvert. Je remarqua que mon cou était également marquer de noir, je me suis dénichée un long ruban de toile blanc que j’avais découpée  pour ne pas qu’il traine puis je me le mis autour du cou. Le reste de toile blanche  me servit pour maintenir un reste de tissus bleu plutôt épais. J’ai fais des nœuds un peu partout et me le suis mis autour des hanches pour voir le résultat.

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Dernière mise à jour de cette page le 01/11/2009

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